La plupart des personnes confrontées à un problème juridique grave au Canada ne se rendent même pas compte, du moins au départ, de ses implications juridiques. Pourquoi? À qui incombe-t-il de transmettre ces compétences? À l’État? À la profession juridique? À des organismes sans but lucratif sous-financés? Aux citoyens eux-mêmes?
Les recherches de Natasha abordent ces questions et cherchent à déterminer si le fait d’acquérir plus tôt dans la vie des connaissances sur le droit et le système juridique peut mieux préparer les gens à reconnaître ces problèmes et à y faire face de manière sécuritaire et accessible. En collaboration avec les professeurs David Wiseman, Amy Salyzyn et Joel Westheimer, sa thèse de doctorat examine comment différentes approches de l’éducation juridique publique façonnent la capacité juridique et la conscience juridique des jeunes. Plus précisément, elle examine ce que les jeunes savent du droit, ce qu’ils souhaitent en savoir, comment ils gèrent les questions juridiques dans leur vie quotidienne, et s’ils estiment que tout cela a de l’importance.
Après avoir exercé le droit au sein du ministère de la Justice du Canada, Natasha a commencé à consacrer davantage de temps à l’engagement communautaire, en collaborant étroitement avec des organismes d’éducation à la justice et de défense des intérêts communautaires partout en Ontario. Elle a reçu la bourse Nicole Bégin-Heick et a été nommée « chercheuse émergente » 2025 par la Commission du droit du Canada. Elle présente ses travaux de recherche lors de congrès universitaires au Canada et à l’étranger, et s’efforce de faire entendre la voix des communautés dans les discussions sur la justice et le droit.