Puisque Reakash Walters a déjà enseigné à la Section de common law, bon nombre d’étudiantes et d’étudiants la connaissent déjà. Elle rejoint aujourd’hui la Faculté à titre de professeure adjointe.
Après avoir décroché son diplôme de droit (J.D.) en 2020 à l’Université d’Ottawa, la professeure Walters a travaillé comme avocate criminaliste et poursuivi des études supérieures à la Berkeley School of Law et à la Columbia Law School. Elle est actuellement chercheuse associée à l’Institute to End Mass Incarceration de la Harvard Law School. Elle revient maintenant à son alma mater avec des travaux de recherche portant sur le droit pénal, la preuve et la façon dont les systèmes juridiques influencent les vies des communautés marginalisées.
La professeure Walters décrit son retour à la Faculté comme étant à la fois familier et nouveau, et elle remercie ses collègues pour leur accueil chaleureux. Ses liens avec la Section de common law remontent à ses années d’étudiante. À l’époque, elle avait bénéficié des conseils de plusieurs mentors et mentores, dont la professeure Constance Backhouse, qui, par ses encouragements, aurait selon elle grandement influencé son parcours universitaire
Recherche
Les travaux de recherche de la professeure Walters reposent sur la conviction simple selon laquelle il faut toujours chercher à combler sa curiosité.
Avant ses études de droit, Reakash Walters était impliquée dans l’organisation communautaire et la promotion de la justice sociale. Elle a notamment participé à l’élaboration d’un projet de recherche pour la Commission canadienne des droits de la personne et mené des recherches sur l’élaboration de politiques sur des questions touchant les groupes en quête d’équité au sein du Syndicat canadien de la fonction publique.
Pendant ses études en droit, Reakash Walters a fait un stage auprès de la sénatrice Kim Pate. Cela lui a permis de mieux comprendre les liens qui existent entre la marginalisation, la criminalisation et les réalités des personnes incarcérées.
Les expériences qu’elle a acquises en matière de défense des droits, d’élaboration de politiques et d’implication communautaire ont nourri les questions auxquelles elle a voulu répondre pendant sa formation et qui continuent d’orienter ses travaux.
« Mes questions de recherche s’inspirent des relations que j’entretiens, du vécu des personnes de mon entourage et de mes propres expériences pratiques », explique-t-elle.
Cette perspective continue de guider ses travaux sur le fonctionnement concret des institutions juridiques et les moyens par lesquels le droit peut mieux répondre aux réalités des communautés marginalisées.
Dans une récente publication intitulée « The Criminalization of Black Friendship, Kinship and Belonging », la professeure Walters s’intéresse à la façon dont l’amitié, les liens familiaux et l’appartenance communautaire des personnes noires sont souvent interprétés à travers le prisme de la criminalisation, ce qui contribue aux inégalités raciales systémiques.
Apprendre auprès de figures éminentes du droit critique
Le parcours universitaire de la professeure Walters l’a amenée hors du Canada, où elle a fréquenté certains des établissements les plus réputés au monde. Pendant ses études supérieures à Berkeley et à Columbia, elle a eu l’occasion de travailler aux côtés de figures importantes de l’étude critique du droit dont les idées continuent d’influencer son approche.
« L’indépendance intellectuelle va de pair avec la responsabilité de faire preuve de bravoure, de sens critique et de curiosité, dit-elle. Les résultats de recherche qui sont partagés à l’extérieur du milieu universitaire contribuent à orienter les politiques, les lois et les décisions qui définissent nos communautés et notre société. »
Rapprocher la théorie, la doctrine et la pratique
Les années passées à exercer comme avocate criminaliste continuent d’influencer son approche de l’enseignement.
Si la professeure Walters croit qu’il est essentiel que les étudiantes et étudiants abordent un vaste éventail de théories et de concepts juridiques, elle tient tout autant à les aider à comprendre comment ces idées s’appliquent dans la pratique. Son objectif est de « rapprocher la doctrine, la théorie, la pratique et la dimension humaine du droit ».
La professeure Walters enseignera les cours Criminal Law and Procedure et Critical Race Theory ainsi qu’un séminaire avancé intitulé Studies in Public Law: Punishment and the Law. C’est avec un bagage unique composé d’expériences en salle d’audience, de recherches de pointe et d’une philosophie de l’enseignement axée sur les liens entre la doctrine, la théorie et la pratique qu’elle prend ses fonctions à la Faculté. Sa présence vient enrichir l’engagement de la Faculté en faveur d’une formation juridique à la fois rigoureuse et engagée.
Bon retour à la Faculté de droit, professeure Walters! Alors que vous amorcez ce nouveau rôle, nous nous réjouissons à l’idée de continuer de profiter de vos contributions en tant que chercheuse, pédagogue et mentore.