Étudiantes et étudiants en génie civil sur un chantier à la Barbade.
Le projet de fin d’études d’un groupe d’étudiantes et étudiants de quatrième année en génie civil à l’Université d’Ottawa s’est imposé comme l’étape la plus marquante de leur parcours : une expérience de terrain en ingénierie côtière, menée dans les Caraïbes en collaboration avec une entreprise locale.

Le projet de fin d’études d’un groupe étudiant de quatrième année en génie civil a pris vie hors de la salle de cours pour se concrétiser dans les Caraïbes.

Sous la direction du professeur Ioan Nistor, la cohorte s’est rendue à la Barbade, où elle a vécu une expérience immersive sur le terrain. Le séjour a offert aux membres du groupe une rare occasion d’aborder directement des défis réels liés aux infrastructures côtières, rapprochant la théorie et la pratique de manière particulièrement enrichissante.

Comprendre les défis associés aux systèmes côtiers

Dans le cadre du cours intitulé Projet de conception en génie civil (CVG 4907), l’équipe a travaillé au réaménagement d’une jetée à Needham’s Point, dans la ville barbadienne de Bridgetown, où l’on observe une intense activité côtière et des besoins importants en infrastructures.

Il s’agissait notamment de concevoir une jetée sur pieux ainsi qu’un brise-lame au large. Il fallait porter une attention particulière aux conditions environnementales, à la performance structurelle et à la facilité de construction. 

Pendant leur séjour, les étudiantes et étudiants ont réalisé des inspections sur le terrain, recueilli des données et analysé les conditions existantes pour orienter leur projet. « C’était vraiment intéressant de voir les infrastructures côtières sur le terrain, raconte Tyler McIsaac, l’un des membres du groupe. L’observation directe de ces structures m’a donné une bien meilleure perspective que si je m’en étais tenu à la théorie. »

Ces activités pratiques ont aidé les membres de l’équipe à mieux comprendre les complexités des systèmes côtiers et les défis associés au développement d’infrastructures dans des environnements marins dynamiques.

Une occasion d’apprentissage expérientiel à la Barbade

« C’est précisément le genre d’expérience immersive et pratique qui définit aujourd’hui une formation de haute qualité en génie, affirme le professeur Mamadou Fall, directeur du Département de génie civil de l’Université d’Ottawa. Notre objectif est de préparer les étudiantes et étudiants à comprendre des systèmes complexes, et à interagir avec eux dans des contextes réels où convergent incertitude, environnement et innovation. »

Pendant leur séjour, les personnes participantes ont réalisé toute une série d’activités techniques, notamment des évaluations de site, des prises de mesure et des observations par drone. Elles ont aussi visité de multiples projets d’ingénierie côtière menés sur l’île, ce qui leur a permis de mieux comprendre les approches de conception et les pratiques de construction propres aux environnements tropicaux.

Ces étudiantes et étudiants en fin de parcours ont ainsi eu la chance de mettre en pratique tous les apprentissages effectués jusque-là dans le cadre de leur formation en génie civil. Pendant quelques jours, le groupe a été plongé dans l’univers de l’ingénierie côtière et a dû répondre aux défis environnementaux à mesure qu’ils se présentaient.

L’expérience leur a permis d’améliorer leurs compétences techniques et de mieux mesurer le rôle crucial du génie civil dans la résilience côtière et la conception d’infrastructures durables.

Collaborer avec des partenaires locaux

Un aspect phare de l’expérience a été la collaboration avec Baird & Associates, l’une des sociétés d’ingénierie côtière les plus réputées au monde. Les étudiantes et étudiants ont pu visiter les bureaux de la firme à la Barbade, discuter avec des spécialistes de l’ingénierie, poser des questions et tirer des leçons de projets terminés et en cours.

Cet échange direct avec des gens du milieu leur a permis d’acquérir une connaissance inestimable de la pratique du génie civil et de renforcer les liens entre la formation universitaire et les applications sur le terrain. 

Une expérience transformatrice

Les occasions d’apprentissage expérientiel comme celle-là sont à la fois rares et puissantes. En travaillant dans un contexte international sur un projet concret, les étudiantes et étudiants ont non seulement perfectionné leurs compétences techniques, mais aussi développé des aptitudes essentielles comme le travail d’équipe, la résolution de problèmes et la capacité d’adaptation.

Des élèves portant des gilets de sécurité à la Barbade.
Le professeur Ioan Nistor et un groupe étudiant en génie civil.

« Le séjour à la Barbade a été l’une des expériences les plus marquantes de mes études de premier cycle, affirme l’étudiante Malak Zertoubi. Je crois vraiment que mes pairs en génie méritent d’avoir au moins une occasion comme celle-là pendant leur parcours. Ça n’a pas de prix de pouvoir faire des liens directs entre la théorie et ses applications concrètes. »

Le professeur Mamadou Fall est du même avis. « Ça montre l’importance que notre Département accorde à la réussite étudiante, à l’innovation et à l’apprentissage expérientiel », soutient-il.

De tels projets témoignent en effet de la volonté du corps professoral du Département de génie civil de faire évoluer les approches pédagogiques et de favoriser une participation étudiante active.

Dessiner l’avenir de la formation en génie civil

Le projet a été entièrement financé par les fonds de recherche du professeur Nistor, ce qui témoigne d’une volonté ferme d’offrir une expérience éducative dépassant les cadres traditionnels.

« Ce qui rend cette initiative particulièrement remarquable, c’est le dévouement dont fait preuve le corps professoral pour créer des occasions intéressantes pour les étudiantes et étudiants », affirme le professeur Fall.

En intégrant au programme de fin d’études en conception un stage de terrain à l’international, un partenariat avec l’industrie et la résolution de problèmes concrets, la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa assoit sa réputation de chef de file de la formation en génie.

« On adapte en continu nos programmes pour refléter les réalités de la pratique moderne du génie, explique le professeur Fall. Des expériences comme celle-là enrichissent l’apprentissage, certes, mais elles permettent aussi de former des leaders capables de relever des défis complexes en matière d’infrastructures, tant à l’échelle locale que mondiale. »