Une étudiante au laboratoire .
Dans un contexte où les secteurs de la technologie et du génie évoluent rapidement et constamment, la Faculté de génie entend mieux répondre aux besoins des employeurs.

La Faculté de génie de l’Université d’Ottawa invite les entreprises d’Ottawa, de même que les milieux de l’entrepreneuriat et de l’innovation, à lui faire part de leurs commentaires.

Les technologies émergentes continuent de transformer les milieux de travail avec, en toile de fond, un climat géopolitique changeant. Devant cette réalité, la Faculté resserre ses liens avec l’industrie pour mieux répondre à l’évolution des besoins en main-d’œuvre et déterminer quelles compétences sont les plus recherchées par les employeurs chez les cohortes finissantes.

C’est dans cette optique que la Faculté a récemment lancé un sondage anonyme de deux minutes auprès des employeurs de la région de la capitale nationale. Selon le vice-doyen aux programmes, Andrew Sowinski, les réponses obtenues guideront la modernisation des programmes – un chantier déjà en cours.

« Ces commentaires nous aideront à renforcer les programmes de la Faculté de génie et à faire en sorte que les cohortes diplômées possèdent les connaissances et les compétences recherchées par les employeurs, ajoute le vice-recteur. Nous cherchons à déterminer comment mieux préparer notre population étudiante pour qu’elle possède, à la fin du parcours universitaire, les compétences professionnelles et techniques dont l’industrie a besoin. »

Andrew Sowinski souligne que la Faculté de génie entretient déjà des liens étroits avec le secteur privé et fait constamment évoluer ses programmes en conséquence. Elle souhaite maintenant accélérer leur modernisation en sollicitant directement l’avis d’un vaste éventail d’acteurs du milieu.

Une modernisation continue alimentée par l’industrie

Andrew Sowinski explique qu’au fil des ans, la Faculté a entre autres adopté différentes formules d’enseignement, comme l’apprentissage en ligne et interactif, intégré des outils d’intelligence artificielle générative et ajouté certains sujets, comme l’entrepreneuriat technologique, à ses cours de génie de manière à pouvoir les adapter facilement.

Il souligne toutefois que l’accélération des progrès technologiques rend de plus en plus pressante une modernisation constante dans des domaines comme le génie biomédical, la défense, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle (IA) et la réalité virtuelle (RV).

« Tout évolue à une vitesse folle », reconnaît le vice-recteur, qui précise que le campus de Kanata-Nord est le principal vecteur de collaboration avec l’industrie. C’est aussi là qu’est recueilli l’essentiel des commentaires sur les programmes. Son emplacement stratégique dans le plus grand parc technologique du Canada, après tout, facilite la création de partenariats avec le secteur privé. D’autres collaborations naissent aussi des liens que des membres du corps professoral entretiennent individuellement avec des gens du milieu des affaires.

La Faculté jumèle régulièrement des étudiantes et étudiants avec des partenaires de l’industrie dans le cadre de stages, notamment pour le régime coop. Ces expériences leur permettent d’acquérir des compétences utiles dans l’industrie grâce à l’apprentissage expérientiel et de se préparer à résoudre des problèmes bien concrets. En quatrième année, il leur faut également réaliser un projet de fin d’études approfondi qui consiste à résoudre de véritables problèmes de génie pour des clients, en plus de participer à des activités spéciales comme la Journée du design, qui a lieu deux fois par année.

La Faculté invite aussi régulièrement des figures de l’innovation d’Ottawa à venir donner des conférences en classe pour aider la relève à faire le lien entre la théorie et les réalités du terrain.

Andrew Sowinski estime que cet aspect est particulièrement important pour montrer à la population étudiante que la matière enseignée a des applications bien concrètes. « Un cours n’existe pas en vase clos, explique-t-il. Ça démontre aux étudiantes et étudiants que tout est interrelié. » 

Andrew Sowinski.
« Nous cherchons à déterminer comment mieux préparer notre population étudiante pour qu’elle possède, à la fin du parcours universitaire, les compétences professionnelles et techniques dont l’industrie a besoin.  »

Andrew Sowinski

— Vice-doyen aux programmes

Théorie et besoins de l’industrie : à la recherche de l’équilibre parfait

Andrew Sowinski explique que la Faculté entend multiplier ses liens avec l’industrie pour les rendre « un peu plus systématiques », tout en accordant une plus grande place au développement des compétences professionnelles, en complément du savoir-faire technique.

« Ainsi, la relève sera mieux préparée à entrer sur le marché du travail après les études », ajoute-t-il.

Le sondage de la Faculté auprès de l’industrie s’inscrit justement dans cette démarche. Il invite les gens du milieu à préciser les compétences les plus importantes pour leur organisation – expertise technique, leadership, résolution de problèmes, etc. – et à indiquer comment ils ont collaboré par le passé avec la population étudiante de l’Université.

« Ce sondage est un outil de rétroaction, mais aussi une feuille de route, souligne le vice-recteur. Chaque réponse nous aide à mieux adapter nos programmes pour que les étudiantes et étudiants soient prêts, au terme de leur programme, à prendre les devants dans les industries dont notre avenir dépend. Quand le milieu universitaire et l’industrie avancent ensemble, la relève acquiert les compétences nécessaires non seulement pour suivre le changement, mais aussi pour y contribuer. »

Cet article a été publié en version originale anglaise dans l’Ottawa Business Journal (en anglais seulement).