Collation des grades 2026 : Mélodie Bellefleur explore le vivant pour mieux comprendre la santé cardiovasculaire

Par Sébastien Chevrier

Conseiller, Communications et marketing, Faculté de médecine

Mélodie Bellefleur lors d'un voyage en Islande
Mélodie Bellefleur lors d'un voyage en Islande
Alors qu’elle termine son baccalauréat en médecine moléculaire et translationnelle en français comme majore de sa promotion, Mélodie Bellefleur se distingue aussi par sa curiosité qui l’a menée du monde animal jusqu’à la recherche en santé cardiovasculaire.
L’envie de comprendre le vivant

« Dès un très jeune âge, j’ai été attirée par le royaume animal et la façon dont les différentes espèces évoluent et interagissent entre elles », raconte Mélodie Bellefleur.

Cette fascination pour la biologie s’est transformée au fil du temps en intérêt concret pour la physiologie humaine.

Un moment charnière survient à l’adolescence, lorsque Mélodie suit des cours de sauvetage.

« Ma curiosité s’est redirigée vers la physiologie humaine et je cherchais maintenant à comprendre le raisonnement derrière les procédures de premiers soins », explique-t-elle.

Originaire de la campagne à l’est d’Ottawa, Mélodie souhaitait également poursuivre ses études universitaires en français.

« Ma mère a étudié à l’Université d’Ottawa en histoire et en enseignement et elle a toujours décrit cette période comme une très belle étape de sa vie », raconte-t-elle.

« J’étais attirée par ce même parcours universitaire et par la possibilité d’étudier en français. »

Cette envie de comprendre le vivant conduit naturellement Mélodie vers les sciences biomédicales à l’Université d’Ottawa.

Rapidement, une expérience académique marque son parcours : « Au début de mon parcours universitaire, j’ai été inspirée par mon professeur d’anatomie et de physiologie, Dr Michel Désilets. Sa passion pour son domaine alimentait la mienne et je ne me suis jamais autant sentie à ma place. »

Mélodie décide alors d’explorer les possibilités offertes par la médecine moléculaire et translationnelle (MMT).

La santé cardiovasculaire au service de la santé des femmes

C’est dans ce contexte qu’elle rejoint le laboratoire de recherche sur le métabolisme des substrats énergétiquesde la Dre Erin Mulvihill à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. Une expérience qu’elle décrit comme déterminante.

« Ce placement m’a permis d’acquérir d’importantes compétences en recherche, de contribuer à la publication d’un papier scientifique et de participer à de nombreux événements de l’Institut de cardiologie ainsi que certaines conférences scientifiques. »

« La réussite en recherche repose en grande partie sur la curiosité intellectuelle et une solide préparation, et Mélodie a démontré ces qualités tout au long de son parcours », souligne la Dre Erin Mulvihill. « Elle a su tirer pleinement parti des occasions offertes par le programme MMT et possède un très fort potentiel pour la suite de sa carrière en recherche. »

Son projet de recherche universitaire s’intéresse à un enjeu précis : l’effet des troubles de sommeil sur la santé cardiovasculaire durant la ménopause. Un sujet qu’elle aborde avec un regard critique sur les limites actuelles de la littérature scientifique.

« Puisque la santé féminine a longtemps été sous-représentée dans les études scientifiques, les lignes directrices médicales concernant la ménopause demeurent limitées », explique-t-elle. « C’est pourquoi ce projet m’a autant motivée. »

Mélodie Bellefleur lors d'une conférence à Saskatoon
« Puisque la santé féminine a longtemps été sous-représentée dans les études scientifiques, les lignes directrices médicales concernant la ménopause demeurent limitées. C’est pourquoi ce projet m’a autant motivée. »

Mélodie Bellefleur

Cette réflexion ne s’arrête pas à son baccalauréat. Mélodie poursuivra ses travaux dès l’automne dans le cadre d’une maîtrise en biochimie : « en espérant que nos découvertes permettront une meilleure compréhension des processus métaboliques qui surviennent durant la ménopause. »

Toujours continuer à explorer

Avec le recul, Mélodie décrit un cheminement exigeant mais profondément formateur : « En somme, je suis fière de mon parcours puisque, malgré les défis, j’ai toujours mis beaucoup de cœur dans mes études. »

Son implication est également reconnue par des distinctions académiques, notamment la Bourse de recherche du premier cycle ainsi que la Bourse d’études supérieures du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, qui lui ont permis de poursuivre son engagement en recherche.

En dehors du laboratoire, Mélodie cultive un rapport au monde qui nourrit aussi sa curiosité scientifique.

« Je suis toujours à la recherche d’occasions de voyager et découvrir le monde avec ma famille et mes amies », confie-t-elle. « J’aime particulièrement faire des randonnées dans différents pays afin d’apprécier les changements de la nature d’un endroit à l’autre. »

Mélodie Bellefleur poursuit son parcours comme elle l’a commencé enfant, avec curiosité : « Je crois qu’il est important de suivre notre curiosité dans nos études et dans nos expériences afin de découvrir ce qui nous passionne et de continuer à évoluer, autant sur le plan intellectuel que personnel. »

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