Le mois dernier, les personnes qui assistaient à la présentation des stages de la MSP ont écouté avec intérêt les étudiantes et étudiants raconter leurs expériences sur le terrain et évoquer les retombées de leur travail.
Organisé le 21 septembre par l’École d’épidémiologie et de santé publique (EESP) de la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, cet événement annuel a réuni des membres de la communauté facultaire et des spécialistes de la santé publique venus découvrir et célébrer le travail accompli par la population étudiante pendant l’été au profit de communautés d’Ottawa et d’ailleurs.
L’activité vise à mettre en valeur le stage, soit le volet d’apprentissage expérientiel du programme de MSP, en donnant aux étudiantes et étudiants l’occasion de présenter leurs projets portant sur un large éventail d’enjeux pressants de santé publique.
Une formule gagnante pour tout le monde
Le programme de MSP propose trois concentrations et prépare les diplômées et diplômés à faire carrière dans le domaine de la santé publique aux échelons municipal, provincial et fédéral, ainsi qu’au sein d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, au Canada et à l’étranger.
Les stages du programme permettent à la population étudiante de travailler auprès d’organisations d’Ottawa, de l’Ontario, d’ailleurs au Canada et même d’autres pays. Les étudiantes et étudiants acquièrent une expérience pratique, les organisations profitent de nouvelles perspectives et de l’expertise universitaire, et les communautés récoltent les fruits de leurs efforts collectifs. Bref, tout le monde y gagne.
Plus de partenaires = plus de retombées
La réussite du programme repose sur la volonté des employeurs d’offrir des possibilités de stage enrichissantes. Chaque année, des organisations collaborent avec des stagiaires à des projets répondant à des enjeux concrets, tout en leur permettant d’acquérir une précieuse expérience professionnelle. L’EESP sollicite généralement les employeurs de septembre à décembre afin d’explorer avec eux les possibilités de stage.
La Dre Tara Elton-Marshall, directrice du programme de MSP, se réjouit du soutien considérable que les partenaires communautaires apportent au programme depuis 2020. Chaque stage offre une expérience d’apprentissage enrichissante, tout en faisant progresser des travaux importants à l’échelle locale, provinciale, nationale ou internationale.
« Les stages sont une pierre angulaire de la formation en santé publique, car ils font le pont entre les apprentissages en classe et la pratique sur le terrain. Ils offrent aux étudiantes et étudiants de précieuses occasions de mettre leurs connaissances en application, d’acquérir des compétences pratiques et de collaborer avec des spécialistes de la santé publique pour relever des défis complexes liés à la santé des populations, explique-t-elle. Les organisations peuvent ainsi mener à bien leur important travail, tout en préparant la relève en santé publique. »
Les projets de l’été 2026 reflètent une grande diversité de priorités gouvernementales, communautaires et de recherche, dont l’immunisation, la santé intergénérationnelle et la mesure des conséquences économiques de l’usage de substances au Canada.
Soutenir les lignes directrices nationales
Claire Wilson, étudiante à la MSP sous la supervision de la Dre Joseline Zafack et de l’épidémiologiste Pamela Doyon-Plourde, a effectué son stage auprès du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). En contribuant à des examens de données probantes, elle a participé à constituer une solide base de données qui éclairera les recommandations du CCNI concernant les politiques et les programmes de vaccination au Canada.
« Travailler aux côtés de brillantes et brillants spécialistes de plusieurs disciplines a été vraiment inspirant et m’a permis de voir de près comment des données scientifiques complexes sont synthétisées, évaluées de façon critique, puis traduites en recommandations et en politiques vaccinales visant à protéger la santé de la population, explique Claire.
« Cette expérience m’a permis de renforcer ma capacité d’évaluation critique des données probantes et de mieux comprendre l’éventail de facteurs, comme le fardeau de la maladie, l’équité, la faisabilité et l’innocuité, que les spécialistes évaluent rigoureusement et prennent en compte dans l’élaboration des politiques de santé. »
« Cette expérience m’a permis de […] mieux comprendre l’éventail de facteurs […] que les spécialistes évaluent rigoureusement et prennent en compte dans l’élaboration des politiques de santé. »
Claire Wilson
— Étudiante à la MSP, à propos de son stage
Favoriser des programmes porteurs
Maeve Kinsman, étudiante à la MSP, a travaillé aux Services à l’enfance Andrew Fleck et à Perley Health, sous la supervision de Kim Hiscott et de la Dre Maeghan James. Les deux organisations ont collaboré à la création d’un centre d’apprentissage et de service de garde de jeunes enfants au sein de Perley Health, où se dérouleront des activités intergénérationnelles. Le programme vise à améliorer le bien-être des enfants et des personnes âgées, et à procurer des avantages concrets à toutes les personnes concernées, notamment le personnel, les parents et les proches aidants.
« En contribuant à ce projet, je peux favoriser de futures initiatives intergénérationnelles qui, à long terme, pourront améliorer la santé mentale et physique des enfants et des personnes âgées, et ainsi accroître leur qualité de vie, en plus d’alléger le fardeau du système de santé », affirme Maeve.
Les retombées du travail de la population étudiante se prolongent souvent au-delà de l’été, puisque certaines personnes continuent de travailler à temps partiel pour leur organisme d’accueil jusqu’en décembre. C’est notamment le cas de Maeve, qui poursuivra son projet cet automne. « J’ai hâte de voir comment le projet continuera d’évoluer », dit-elle.
« Je peux favoriser de futures initiatives intergénérationnelles qui […] pourront améliorer la santé mentale et physique des enfants et des personnes âgées. »
Maeve Kinsman
— Étudiante à la MSP, à propos de son stage
Évaluer les besoins en ressources
Mkeila Sowa, étudiante à la MSP, a effectué son stage au Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS), sous la supervision de la Dre Pamela Kent. Elle a contribué au volet sur les pertes de productivité du projet Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada (CEMUSC), qui estime les conséquences économiques de l’usage de substances à l’échelle du pays.
Bien que ces données chiffrées représentent des coûts économiques, elles témoignent, au bout du compte, des répercussions que peut avoir la consommation de substances sur les personnes, les familles, les milieux de travail et les communautés partout au Canada.
« En aidant à rendre ces répercussions visibles et mesurables, notre travail peut aider les responsables des politiques publiques et les entreprises à déterminer où les ressources et les interventions sont nécessaires pour réduire les méfaits et améliorer les résultats en matière de santé, explique Mkeila. En tant qu’étudiante à la MSP, j’ai trouvé particulièrement enrichissant d’appliquer ce que j’avais appris sur les données probantes et les politiques dans le cadre d’un projet national susceptible d’éclairer des décisions concrètes. »
« [Mon] travail peut aider les responsables des politiques publiques et les entreprises à déterminer où les ressources et les interventions sont nécessaires pour […] améliorer les résultats en matière de santé. »
Mkeila Sowa
— Étudiante à la MSP, à propos de son stage
De la salle de classe aux solutions concrètes
Bien que le programme de MSP apporte énormément aux étudiantes et étudiants, il peut aussi représenter un défi financier. Comme il s’agit d’un programme autofinancé, il n’est pas admissible à bon nombre des sources de financement étudiant traditionnelles, et les stages n’offrent pas toujours une rémunération permettant de compenser les frais engagés. Le soutien des donatrices et donateurs permet donc à des personnes talentueuses qui formeront la relève en santé publique de profiter pleinement d’expériences d’apprentissage transformatrices.
Les projets de stage illustrent bien la façon dont les apprentissages réalisés en classe peuvent produire des solutions concrètes à des enjeux complexes de santé publique. Et ce n’est là qu’un exemple des possibilités d’apprentissage expérientiel offertes à la population étudiante.
En fait, l’EESP aide les étudiantes et étudiants à développer leurs compétences professionnelles tout au long du programme en invitant des leaders chevronnés à leur faire profiter de leur expertise. Ce mois-ci, les étudiantes et étudiants de première année de l’EESP ont assisté à une série d’activités sur le leadership mettant en vedette des conférencières et conférenciers de renom, dont la Dre Vera Etches, ancienne médecin-chef en santé publique d’Ottawa et actuelle présidente-directrice générale du CHEO, ainsi que Conrad Sauvé, président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, qui a parlé du leadership en temps de crise. Leur participation témoigne des liens solides qu’entretient l’EESP et de sa capacité à mobiliser des leaders respectés pour enrichir l’apprentissage de la population étudiante.
Les étudiantes et étudiants s’entendent pour dire que les stages leur procurent la confiance nécessaire pour mettre en pratique les compétences acquises à la MSP, et prendre part à des discussions sur des enjeux réels.
Mkeila Sowa résume bien ce sentiment : « Je suis convaincue que mon point de vue peut contribuer à définir les enjeux et à orienter les politiques », affirme-t-elle.
Si vous êtes un employeur et souhaitez accueillir une étudiante ou un étudiant en stage à l’été 2027, veuillez remplir et soumettre le formulaire de demande de stage ou écrire à [email protected] pour obtenir de plus amples renseignements. Les propositions de stage doivent être soumises au plus tard le 9 décembre 2026 (pour être incluses dans la première ronde) ou le 5 février 2027 (pour être incluses dans la deuxième ronde).
Si vous faites partie de la communauté diplômée de l’Université d’Ottawa et êtes en mesure d’offrir un stage à une étudiante ou un étudiant à la MSP, voilà une excellente occasion de redonner à votre alma mater.
Si vous souhaitez soutenir la croissance et la réussite continues du programme de MSP, vos dons au fonds d’initiatives du programme de maîtrise en santé publique sont les bienvenus. Votre générosité favorise l’apprentissage et les possibilités d’apprentissage expérientiel visant à enrichir le programme de MSP pour les cohortes actuelles et futures.
Crédits photo : École d'épidémiologie et de santé publique