Professeure titulaire à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé, laquelle est rattachée à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, Tracey O’Sullivan s’intéresse à la résilience collective et aux stratégies de soutien aux populations à haut risque en temps de pandémie et d’autres types de crises, et notamment à la résilience chez les personnes âgées, tout particulièrement chez les victimes d’AVC et l’entourage aidant. Ses recherches mettent ainsi en lumière le rôle pernicieux des discours négatifs dans les médias couvrant les crises (l’âgisme dans la presse) vis-à-vis de l’inclusion active des populations à haut risque dans l’élaboration des politiques sociales.
La professeure O'Sullivan a entre autres pointé – en tant que spécialiste invitée à la réunion de la plateforme de la région Amériques du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) – le rôle d’acteur de changement que peuvent revêtir ces populations dans la réduction des risques lors d’une catastrophe. Corédactrice d’un ouvrage publié en 2021 pour l’Organisation mondiale de la Santé au sujet des méthodes de recherche sur les enjeux de santé en temps de crise, elle est également membre de plusieurs unités de recherche internationales s’intéressant aux répercussions psychosociales de la pandémie, un de ces projets étant spécifiquement tourné vers la résilience chez le sujet âgé. La professeure O’Sullivan compte également de nombreuses publications sur diverses dimensions de cette problématique : le gradient social du risque en temps de pandémie, le soutien psychosocial pour les populations à haut risque, les effets de la pandémie sur le personnel de soins de santé, et la planification d’urgence pour l’entourage aidant. Son article « From SARS To Pandemic Influenza: Framing of High-Risk Populations » (2019) met notamment en lumière la nécessité d’examiner le phénomène de l’âgisme et des autres formes de discours discriminatoires à travers l’analyse des médias et des discours des communications publiques (dont les cadres de planification) en vue de promouvoir un langage plus inclusif au service de la littératie des acteurs sociétaux.