Langue coloniale, langue fragile : le double statut du français sur les territoires autochtones du Québec
Série de conférences de l’École d’études politiques – 2026-2027: 2e conférence
22 oct. 2026 — 12 h à 13 h
Nous vous invitons à découvrir ci-dessous les détails de cet événement, organisé dans le cadre de la série de conférences de l'École d'études politiques.
Détails
Cette conférence se penche sur la place ambivalente du français au Québec, à la fois langue minorisée en Amérique du Nord et langue coloniale sur les territoires autochtones. Elle met en dialogue les études sociolinguistiques sur le fait français et les analyses de la colonialité, généralement traitées séparément. À partir d’un portrait démolinguistique des peuples autochtones sur les territoires du Québec, elle explore l’hypothèse selon laquelle la concurrence entre le français et l’anglais comme langues de colonisation a influencé la vitalité des langues autochtones.
Conférencières invitées
Éléna Choquette est professeure en théorie politique au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais. Ses recherches s'intéressent aux dynamiques de pouvoir dans les sociétés issues de la colonisation, comme le Québec. Son livre récent, Land and the Liberal Project (2026, Prix du Canada de la Fédération des sciences humaines), examine les processus par lesquels l’État canadien s’est approprié des territoires autochtones. Ses travaux ont également été publiés dans Publius, Settler Colonial Studies, le Journal of Political Ideologies et la Revue canadienne de science politique.
Pauline Sarrazin poursuit un doctorat en sciences sociales appliquées à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Sa thèse porte sur les décisions migratoires des femmes. Elle travaille aussi en tant qu’assistante de recherche sur la régionalisation de l’immigration, la francisation des personnes immigrantes et plus largement sur les dynamiques linguistiques au Québec.