Publié par Le Passager clandestin, l’ouvrage explore une question audacieuse et stimulante : l’érotisme peut-il devenir une force politique et écologique? À travers une approche interdisciplinaire et critique, Myriam Bahaffou remet en question la réduction du plaisir à un objet de consommation et de conquête pour proposer une vision collective, décoloniale, queer et antispéciste de ce qu’elle nomme « l’éropolitique ».
Mêlant théorie féministe, sociologie, philosophie et critique culturelle, le livre aborde des thèmes tels que le consentement, l’écosexualité, le BDSM, la danse et le jeûne comme pratiques capables de transformer les relations entre les corps, le désir et le pouvoir. Tout au long de l’essai, l’autrice défend des formes de résistance ancrées dans les expériences marginalisées, la libération collective et l’imagination sociale transformatrice.
À la fois rigoureux et accessible, Eropolitique rassemble une diversité de voix — sociologues, philosophes, travailleur·euses du sexe et militant·es — afin de démontrer que la puissance du désir peut devenir un moteur de transformation sociale et politique.
À la Faculté des sciences sociales, nous avons à cœur de faire avancer une recherche innovante et interdisciplinaire qui remet en question les perspectives dominantes et nourrit les grandes conversations de société. Cette nouvelle publication de la professeure Bahaffou reflète pleinement cet engagement à travers son exploration de l’écologie, du féminisme, de la justice sociale et de nouvelles façons d’imaginer l’avenir collectif.