Laurence Hamel sur une expédition au Yukon.
Laurence Hamel est une diplômée inspirante, qui s’illustre autant en recherche que dans le secteur minier. Après avoir obtenu sa maîtrise en sciences de la Terre à l’Université d’Ottawa, elle a travaillé au Yukon comme géologue de projet auprès de Selkirk Copper Mines, une entreprise considérée comme la première mine au Canada détenue en majorité par des Autochtones.

Laurence Hamel a découvert sa passion pour la géologie, et la valeur d’une recherche rigoureuse, durant son baccalauréat à l’Université d’Ottawa.

À l’été 2021, elle a travaillé comme assistante géologue auprès de Snowline Gold, au Yukon. Au fil des emplois d’été, elle a gravi les échelons, jusqu’à atteindre un poste de géologue prospectrice. C’est cette expérience sur le terrain qui a nourri son projet de thèse de premier cycle, réalisé sous la direction de la professeure Ingrid Kjarsgaard.

L’étudiante a poursuivi sur sa lancée en terminant, en 2025, une maîtrise en sciences de la Terre à l’Université d’Ottawa, dont les travaux ont été salués à l’échelle nationale.

Une recherche de maîtrise primée

Dans le cadre de sa maîtrise, Laurence s’est rendue à Eubée, en Grèce, afin d’étudier la formation des concentrations d’or dans la croûte terrestre. Encadrée par les professeurs David Schneider et Taylor Ducharme, elle consacrait ses journées à cartographier des structures rocheuses et à collecter minutieusement des échantillons.

« C’était comme une grande chasse au trésor sur une île grecque », se souvient-elle.

De retour à l’Université d’Ottawa, Laurence a analysé les échantillons au moyen de techniques de géochimie et de microscopie avancées. Ses résultats remettent en question l’idée largement admise selon laquelle les gîtes aurifères de la région proviendraient de magma en fusion. En effet, tout porte à croire que l’or est associé à un vaste système de failles dans la croûte terrestre et qu’il s’est concentré lorsque la croûte s’est étirée à la suite de la formation des montagnes, au contact des roches environnantes.

En améliorant la compréhension de la formation de l’or dans ce type d’environnement, ses travaux pourraient aider les géologues à prévoir l’emplacement de gîtes aurifères semblables.

« On sait que notre travail compte, mais il est difficile d’en saisir toute la portée », affirme-t-elle.

Les résultats de sa thèse ont été publiés dans l’ouvrage Geochemistry, Geophysics, Geosystems. Elle a également reçu le prestigieux prix Barr-Jamieson-Carr du Canadian Tectonics Group de l’Association géologique du Canada pour la meilleure thèse de maîtrise en 2026.

Laurence Hamel, tout sourire, pose devant des montagnes enneigées.
Citation
« N’hésitez pas à vous aventurer dans des champs de recherche qui vous sont moins familiers. Les débuts seront peut-être exigeants, mais ces connaissances deviendront un précieux atout dans votre parcours professionnel. »

Laurence Hamel

— Diplômée de la maîtrise en sciences de la Terre

Selkirk Copper Mines : une entreprise guidée par des valeurs autochtones

Forte d’une expérience déjà établie dans le secteur minier, la géologue a poursuivi sa carrière au Yukon après sa maîtrise. En mai 2025, Laurence s’est jointe à Selkirk Copper Mines comme géologue de projet, où elle supervise des programmes de forage au diamant et contribue à l’avancement des connaissances scientifiques sur le gîte minéral.

Située sur le territoire de la Première Nation de Selkirk, au Yukon, Selkirk Copper Mines serait la première mine établie au Canada à être exploitée par une entreprise détenue majoritairement par des Autochtones. En raison de sa structure de propriété unique, Selkirk Copper Mines repose sur des principes autochtones fondés sur les liens profonds entre le territoire et les collectivités. L’entreprise vise à établir des partenariats d’affaires favorisant la croissance économique et la création d’emplois, tout en assurant la protection de l’environnement.

« Je suis très fière de faire partie de leur équipe », déclare la géologue.

Transformer les défis en possibilités

Invitée à formuler des conseils aux étudiants et étudiantes à la maîtrise qui veulent travailler dans l’industrie, elle insiste sur l’importance de choisir un sujet de recherche concret, dans des domaines en forte demande, comme la géologie structurale.

Laurence les incite à élargir leurs horizons. « N’hésitez pas à vous aventurer dans des champs de recherche qui vous sont moins familiers. Les débuts seront peut-être exigeants, mais ces connaissances deviendront un précieux atout dans votre parcours professionnel. »

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