L’Université d’Ottawa et Ni-Co Énergie lancent le programme Kremer pour mieux cibler l’exploration des minéraux critiques

Par Université d'Ottawa

Cabinet de la vice-rectrice à la recherche et à l'innovation, CVRRI

Une personne utilisant un marteau géologue pour examiner une roche.
La collaboration entre Ni-Co Énergie Inc. et l’Université d’Ottawa a reçu le coup d’envoi.

Le programme de deux ans est appuyé par une subvention Alliance du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et combine l’exploration par l’industrie à la recherche universitaire pour résoudre un mystère géologique qui ne date pas d’hier.

Situé dans la région de Lanaudière, au Québec, à environ 90 kilomètres au nord de Montréal, le sous-sol du projet Kremer contient des minéraux sulfurés qui renferment du nickel, du cuivre et du cobalt, présents dans des roches anciennes ayant subi un métamorphisme et une déformation intenses. Les scientifiques tentent toujours de déterminer si cette minéralisation s’est formée à l’origine à partir de magma situé en profondeur et a ensuite été déplacée par des forces géologiques, ou si elle résulte d’un processus entièrement différent. Une meilleure compréhension de la minéralogénèse pourrait aider les géologues à déterminer les cibles les plus prometteuses pour les activités d’exploration.

Le projet est dirigé par le professeur Brian O’Driscoll, titulaire de la Chaire Newmont de géologie économique au Département des sciences de la Terre et de l’environnement de l’Université d’Ottawa. Le professeur O’Driscoll étudie depuis environ 20 ans les gisements minéraux et la minéralisation sulfurée, et a en outre dirigé de nombreux projets menés en collaboration avec des partenaires de l’industrie.

« La minéralisation de Kremer a tous les éléments d’un mystère scientifique fascinant. Les terranes métamorphiques de haut grade n’ont pas, par le passé, fait l’objet de beaucoup d’attention dans le cadre de l’exploration du nickel et du cuivre; pourtant, des découvertes comme celle de Nova-Bollinger, dans la chaîne de Fraser, en Australie, montrent qu’une importante minéralisation sulfurée de nickel et de cuivre peut être préservée dans des roches ayant subi un métamorphisme et une déformation intenses, explique-t-il. Nous intégrons au projet une gamme d’outils géologiques modernes pour mieux comprendre la minéralogénèse et ce qu’elle pourrait nous apprendre pour ainsi choisir les prochaines zones à explorer. »

O'Driscoll et D'Arcy avant une visite en hélicoptère sur le terrain, sur la propriété Kremer.
O'Driscoll et D'Arcy avant une visite en hélicoptère sur la propriété Kremer.

« La minéralisation de Kremer a tous les éléments d’un mystère scientifique fascinant. Les terranes métamorphiques de haut grade n’ont pas, par le passé, fait l’objet de beaucoup d’attention dans le cadre de l’exploration du nickel et du cuivre; pourtant, des découvertes comme celle de Nova-Bollinger, dans la chaîne de Fraser, en Australie, montrent qu’une importante minéralisation sulfurée de nickel et de cuivre peut être préservée dans des roches ayant subi un métamorphisme et une déformation intenses, explique-t-il. Nous intégrons au projet une gamme d’outils géologiques modernes pour mieux comprendre la minéralogénèse et ce qu’elle pourrait nous apprendre pour ainsi choisir les prochaines zones à explorer. »

Le programme de recherche sera principalement mené par la Dre Fiona D’Arcy, chercheuse de niveau postdoctoral dont le parcours universitaire compte déjà une décennie de recherche en géologie et en géochimie, notamment dans le domaine des isotopes du soufre. À l’aide de techniques de pointe, tant en laboratoire que sur le terrain, l’équipe de recherche étudiera l’origine du soufre présent dans la minéralisation, examinera comment les minéraux sulfurés se sont cristallisés et évaluera dans quelle mesure la chaleur, la pression et la déformation ont influencé leur répartition actuelle.

« Je connais bien les systèmes magmatiques, alors ce travail, qui met à profit la géochimie et les isotopes pour préciser le modèle géologique de Kremer, est parfait pour moi, et c’est aussi un problème fascinant, explique Fiona D’Arcy. Les observations sur le terrain et les échantillons recueillis constituent un excellent point de départ pour vérifier les différentes hypothèses concernant la minéralogénèse. »

Les résultats de recherche serviront à élaborer un modèle géologique plus complet de la minéralisation de Kremer et à appuyer les travaux d’exploration en cours menés par Ni-Co Énergie, une société d’exploration junior qui se consacre à l’identification et au développement de propriétés minières au Québec.

« Comprendre pourquoi les sulfures de Kremer se trouvent là où ils se trouvent et comment ils se sont formés nous donne un outil de ciblage des forages plus précis et plus économique, notamment à Kremer-2, déclare Alain Tremblay, président et directeur général de Ni-Co Énergie Inc. Ce programme ne remplace pas nos travaux d’exploration, il les complète, et chaque nouvelle connaissance acquise par l’équipe de l’Université d’Ottawa est directement intégrée à la planification de nos prochains forages. »

Les travaux se dérouleront principalement au laboratoire de pétrologie des dépôts minéraux de l’Université d’Ottawa, récemment mis sur pied, au Laboratoire d’isotopes stables Ján Veizer et à l’installation de diffraction d’électrons rétrodiffusés de la Commission géologique du Canada, à Ottawa. 

À propos de Ni-Co Énergie Inc.

Ni-Co Énergie Inc. est une société d’exploration minière axée sur le Québec qui fait progresser le projet Kremer de nickel-cuivre-cobalt, détenu à 100 % et situé dans la ZEC Lavigne, à environ 90 km au nord du centre-ville de Montréal. La Société a pour objectif d’explorer des minéralisations de nickel, de cuivre et de cobalt au Québec, en mettant l’accent sur les minéraux critiques nécessaires à l’électrification, aux technologies de transition énergétique et aux chaînes d’approvisionnement industrielles.

Pour un complément d’information, veuillez communiquer avec :

Nicolas Tremblay
Vice-président, Relations avec les investisseurs et développement de l’entreprise
Ni-Co Énergie Inc.
819-485-1602
[email protected]
www.nicoenergy.ca

Lisez le communiqué de presse dans son intégralité ici.