Une marmotte en train de manger des feuilles dans son habitat naturel.
Miroir, miroir, dis-moi quelle est la plus grosse marmotte! La décision vous appartient durant la toute première semaine de la marmotte grasse! Du 24 au 29 août, le professeur Julien Martin et une équipe de l’UCLA rendent hommage à ces adorables petites bêtes qui font le plein de graisse en vue de leur hibernation.

Le professeur Julien Martin de l’Université d’Ottawa et le professeur Daniel Blumstein de l’UCLA font partie de l’équipe qui a réalisé la deuxième étude sur des mammifères la plus longue du monde. 

Amorcée en 1962 par le professeur Kenneth B. Armitage à l’Université du Kansas, cette étude sur la marmotte à ventre jaune s’est étendue sur plus de soixante ans. Le professeur Blumstein en a pris la direction en 2002, puis le professeur Martin est venu l’épauler en 2013.

« Il y a quelque chose de surréaliste à participer à une étude si longue qu’elle a débuté avant ma naissance », confie le professeur Martin. 

Emily Renkey et Katie Adler, étudiantes de cycles supérieurs à l’UCLA, ont intégré une compétition amicale au projet de recherche sur les marmottes qui dure depuis 64 ans. Comme pour la semaine de l’ours gras du parc national de Katmai, le public pourra voter pour la marmotte la plus dodue. 

Julien Martin
Citation
« Il y a quelque chose de surréaliste à participer à une étude si longue qu’elle a débuté avant ma naissance »

Julien Martin

— Professeur titulaire, Département de biologie

L’objectif

La semaine de l’ours gras (Fat Bear Week) est un concours annuel d’une semaine qui se tient à la fin septembre ou au début octobre, où le public est invité à voter pour l’ours le plus gras du parc national de Katmai – car un ours bien en chair est un ours heureux pendant l’hiver. Le fait de mettre ces ours en vedette sur la Toile incite les gens à soutenir les efforts de conservation. 

Mais les ours ne sont pas les seuls animaux hibernants qui ont besoin de notre soutien. Depuis des années, les professeurs Martin et Blumstein étudient les réactions des marmottes aux changements climatiques. Certaines s’adaptent au moyen de mutations génétiques, mais le taux de mortalité atteint un niveau sans précédent. 

L’équipe de recherche lance donc la semaine de la marmotte grasse dans les médias sociaux afin de sensibiliser le grand public au sort de ces mammifères, dont l’habitat naturel est transformé à cause de l’activité humaine. Ces adorables petites bêtes le méritent bien. 

Les championnes de l’hibernation

Mais pourquoi avoir choisi les marmottes pour ce concours? Les ours ne sont-ils pas les rois de l’hibernation? Détrompez-vous.

Moqueur, le professeur Martin traite les ours de tricheurs dans le monde de l’hibernation. 

« Leur température corporelle baisse à peine de quelques degrés, dit-il. La femelle peut même mettre bas et allaiter ses petits pendant l’hiver. » 

Les marmottes, quant à elles, hibernent réellement. Leur température corporelle chute fortement, presque jusqu’au point de congélation. Elles peuvent même plus que doubler leur volume de graisse corporelle durant l’été. Et comme cette espèce est commune partout en Amérique du Nord, le professeur Martin espère que le grand public s’y attachera facilement.

Et, science à part, il affirme que les marmottes ont l’avantage d’être mignonnes. 

« Sans aucune objectivité, je les trouve plus mignonnes que les ours », plaisante-t-il. 

Exercez votre droit de vote

Quelle marmotte sera sacrée championne des poids lourds cette année? À vous de choisir. 

Vous pouvez voter du 24 au 28 août. La gagnante sera annoncée le 29 août.

Suivez le projet marmottes sur Instagram pour rester au courant et voter.

Pour en savoir plus