Plage au Bénin
Ce stage de trois mois au Bénin précédé de six mois de préparation m'a permis de grandir tant sur le plan personnel que professionnel...

Micael Sagesse Joseph, Baccalauréat en administration publique, 3ème année
Pays de stage : Bénin
ONG canadienne : CECI
ONG locale : WiLDAF (Women in Law and Development in Africa)

Le Bénin : trois mois de stage, six mois de préparation

Tout comme moi, nombreux sont ceux et celles qui rêvent de partir à l'aventure, ou qui cherchent la formule parfaite pour sortir de l'ordinaire tout en poursuivant leurs études universitaires. Après un peu plus de six mois de préparation, et un stage de trois mois au Bénin, je me sens enfin prêt à partager un peu de cette aventure et à faire le bilan de ce beau parcours, dans l'espoir d'encourager celles et ceux qui hésitent encore à se lancer.

Certains d'entre vous seront peut-être surpris d'apprendre qu'il m'a fallu plus de six mois de préparation pour un stage qui, sur le terrain, n'a duré que trois mois. Laissez-moi vous arrêter tout de suite : après avoir vécu cette expérience, je suis bien placé pour vous dire que chaque parcours est différent de l'autre, et que le temps de préparation ne reflète en rien la durée ni l'intensité du stage lui-même. Je peux résumer mon parcours en trois grandes étapes avant, pendant et après et chacune d'elles est aussi importante que les autres.

Avant le départ : six mois de préparation qui forgent l'autonomie

La période de préparation est excitante. Elle est faite d'attentes qui attendent patiemment de se réaliser, mais aussi, parfois, de biais et c'est précisément là que l'apprentissage devient intéressant. Les préparatifs, qu'ils soient académiques, médicaux ou administratifs (documents de voyage, assurances, etc.), forgent la capacité d'autonomie et le sens des responsabilités bien avant même de mettre les pieds sur le terrain. Ces six mois, bien qu'ils précèdent le stage à proprement parler, font partie intégrante de l'expérience globale.

Sur le terrain : trois mois, entre hauts et bas

Une fois sur place, tout devient concret, et cette étape de trois mois est tout aussi stimulante que celle de la préparation. Pour ma part, cette période s'est elle-même divisée en trois temps : le début, le milieu et la fin. Elle a été faite de hauts et de bas, mais s'il y a une chose que je retiens par-dessus tout, c'est que cette expérience valait largement le coup.

À Cotonou, j'ai eu le privilège de découvrir une culture extraordinaire ainsi que des personnes tout aussi remarquables. Moi qui suis de nature plutôt introverti, j'ai trouvé la force de sortir de ma zone de confort pour me connecter à cette nouvelle culture, rencontrer de nouvelles personnes, et prendre plaisir à le faire.

Un partenariat riche en apprentissages

J'ai eu la chance de collaborer avec mon organisme d'accueil, WiLDAF-Bénin (Women in Law and Development in Africa), une ONG membre d'un réseau panafricain qui œuvre dans le domaine des droits des femmes et des jeunes filles, ainsi que dans leur

développement. Cette collaboration a été rendue possible grâce au partenariat de WiLDAF-Bénin avec l'ONG canadienne CECI (Centre d'étude et de coopération internationale).

Sur le terrain, j'ai pu approfondir mes connaissances en administration et en gestion des ressources humaines, tout en mettant en pratique certaines compétences acquises sur les bancs de l'université. Ce stage m'a permis de développer mon sens de l'autonomie, ma capacité d'adaptation, mon sens des responsabilités, ainsi qu'une connaissance concrète du terrain dans le domaine du développement international.

C'est grâce à ce déploiment sur le terrain que j'ai réalisé à quel point il est enrichissant et passionnant d'apprendre par soi-même, et à quel point il est gratifiant de s'ouvrir à une culture qui n'est pas nécessairement la sienne. Cette expérience m'a aussi donné l'occasion de me projeter vers l'avenir et de réfléchir à la question suivante : est-ce que je souhaite poursuivre dans ce domaine, ou explorer d'autres avenues ?

Un tremplin professionnel grâce à l'Université d'Ottawa

Un aspect que j'ai particulièrement apprécié dans ce parcours, c'est le partenariat entre l'Université d'Ottawa et des ONG canadiennes et internationales. Grâce à lui, j'ai eu l'occasion de mettre un pied dans le monde professionnel et plus particulièrement dans celui du développement international bien avant la fin de mes études.

Ce stage m'a permis de rencontrer des professionnels de tous horizons, d'élargir considérablement mon réseau de contacts, et de me sensibiliser à des réalités que je n'avais pas eu la chance de connaître auparavant. Aujourd'hui, je suis en mesure, à mon tour, de sensibiliser d'autres personnes à l'importance de vivre une expérience de volontariat international.
 

Jamais seul dans l'aventure

Tout au long de cette expérience, je n'ai jamais été seul. J'étais non seulement en lien avec d'autres étudiantes et étudiants vivant des expériences similaires dans d'autres pays, mais aussi encadré par les responsables de stage de l'Université. À notre retour, nous avons eu l'occasion de nous réunir en petits groupes avec notre professeur et les autres stagiaires afin de faire le bilan collectif de nos parcours respectifs.

Ce stage de trois mois au Bénin précédé de six mois de préparation m'a permis de grandir tant sur le plan personnel que professionnel. Il m'a appris que l'inconfort initial d'un tel projet la longue préparation, l'incertitude du terrain, les défis d'adaptation n'est rien comparé à la richesse de ce qu'on en retire. Si vous hésitez encore à vous lancer dans une expérience de stage international, j'espère que ce témoignage saura vous donner ce petit coup de pouce qu'il vous fallait.