Lopes
Olivia Lopes, major de promotion 2026 de la filière anglophone du programme de médecine, souhaite exercer en milieu rural une médecine familiale axée sur l’empathie, la communication et les soins communautaires.

La vie personnelle et le parcours universitaire d’Olivia Lopes ont été définis jusqu’à présent par deux valeurs importantes : la gratitude et la quête de sens.

Dès l’instant où elle a appris qu’elle avait été admise à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, Olivia a su qu’elle entamait une étape profondément significative de sa vie. Et elle était déterminée à en tirer le maximum.

« J’étais tellement heureuse lorsque j’ai appris la nouvelle de mon admission, se rappelle-t-elle. Et ça s’est avéré révélateur de tout mon parcours universitaire : à de nombreux moments pendant ma formation, j’ai ressenti ce même élan de joie et de reconnaissance en mesurant l’ampleur de la chance qui m’était donnée. 

Lopes RGN
« L’une des raisons pour lesquelles j’aime la médecine familiale en milieu rural, c’est sa diversité et le fait que les médecins de famille y portent plusieurs chapeaux. »

Olivia Lopes

« Mon expérience aura été inoubliable et m’aura permis, en plus d’étudier la médecine, d’avoir des interactions authentiques avec les patientes et patients, et de nouer certaines de mes amitiés les plus enrichissantes. »

Grâce à un dossier universitaire remarquable, elle termine aujourd'hui ses études en tant que major de promotion de la filière anglophone de sa promotion de médecine de 2026.  Elle s’est forgé une excellente réputation auprès de ses pairs, professeures et professeurs, qui la voient comme une leader, une mentore et une médecin de famille dont la pratique sera résolument centrée sur la personne.

Séduite par le côté humain de la médecine

Originaire de Vaughan, quelques kilomètres au nord de Toronto, Olivia Lopes a grandi au sein d’une famille canado-portugaise très soudée. Son père est gestionnaire de projets en construction, sa mère est aide-comptable dans une entreprise spécialisée dans les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation, et son frère aîné est électricien. 

Lors de la collation des grades, elle deviendra la première médecin de sa famille élargie – un parcours en partie inspiré par une épreuve douloureuse.

Avant sa naissance, les parents d’Olivia ont en effet perdu un enfant atteint d’un neuroblastome. Malgré leur chagrin, ils ont souvent parlé avec reconnaissance de l’oncologue qui a soigné leur fils et les a aidés à traverser cette période éprouvante.

« C’était très inspirant de voir que cette personne avait laissé une empreinte aussi profonde et significative dans ma famille, même si mon frère n’a pas survécu, explique-t-elle. L’un des plus beaux côtés de la médecine réside selon moi dans la possibilité d’établir un lien profond avec les patientes, les patients et leurs familles, grâce aux soins proprement dits, mais aussi grâce à la manière de les prodiguer et de communiquer en général. »

S’épanouir grâce à la recherche et à la collaboration

Après ses études secondaires, Olivia a quitté le domicile familial pour aller étudier à l’Université Queen’s, où elle a obtenu un baccalauréat en sciences de la vie, avant d’entreprendre une maîtrise accélérée avec thèse en pathologie et médecine moléculaire. 

Au moment d’entrer à la Faculté de médecine, ses intérêts évoluaient déjà vers la prévention et les soins intégrés.

Olivia Lopes - Matching Ts
« C’est une membre compétente, attentive, investie et fiable de notre équipe de recherche. Elle nous manquera. »

Le Dr Mark Tremblay

Cette évolution l’a amenée à collaborer avec l’équipe du professeur Mark Tremblay dans le cadre d’une initiative internationale sur les bienfaits du jeu actif en plein air. Elle s’est ainsi jointe au groupe de recherche qui travaillait à l’élaboration de L’Énoncé de position sur le jeu actif à l’extérieur 2025[RG1] , ce qui lui a permis de collaborer avec des spécialistes à des revues de littérature sur les comportements liés au mouvement, leurs effets sur la santé et les activités de plein air.

« C’était vraiment stimulant de travailler avec des personnes de partout dans le monde », dit-elle. 

Le professeur Tremblay ne tarit pas d’éloges à son endroit. 

« Elle a collaboré avec nous de façon soutenue pendant trois ans et a contribué comme coauteure à quatre articles publiés ainsi qu’à quatre présentations lors de conférences internationales, affirme-t-il. C’est une membre compétente, attentive, investie et fiable de notre équipe de recherche. Elle nous manquera. »


La communauté : source de force et de joie

À l’Université d’Ottawa, Olivia a su mettre à profit son sens du leadership et ses compétences de recherche pour obtenir des résultats scolaires exceptionnels. En troisième année, sa moyenne – la meilleure de sa cohorte – lui a valu la bourse de mérite de la Faculté.

« C’était une année très chargée où j’ai probablement passé beaucoup trop de temps à faire des milliers de cartes-éclairs. J’apportais même mon iPad au gym pour en faire sur le tapis roulant afin de ne pas manquer mes séances d’entraînement! »

Elle souligne toutefois que plusieurs des moments les plus marquants de sa formation se sont déroulés en dehors de la salle de classe.

Lopes party
« Tous ces petits gestes m’ont permis de surmonter les moments plus difficiles durant mes études en médecine. »

Olivia Lopes

« Les relations que j’ai tissées en cours de route figurent parmi les aspects les plus importants pour moi, dans mon parcours en médecine », explique-t-elle. 

Elle attribue une grande partie de sa réussite et de sa résilience aux liens étroits qu’elle a noués avec ses colocataires et collègues de cohorte. Au fil des longues séances d’étude, des examens stressants et des divers jalons franchis, les étudiantes et étudiants se sont construit un solide réseau d’entraide.

Lorsque sa grand-mère est décédée peu avant un examen en première année, ses colocataires l’ont accueillie à son retour avec des fleurs et du chocolat. Une autre année, le groupe a secrètement décoré son espace de travail à la bibliothèque et organisé une fête surprise pour son anniversaire entre deux séances d’étude, même si tout le monde était en intense période de préparation aux examens.

« Tous ces petits gestes m’ont permis de surmonter les moments plus difficiles durant mes études en médecine », dit-elle.

Déterminée à devenir une médecin de famille en milieu rural

Au cours de ses quatre années à l’Université d’Ottawa, Olivia s’est aussi beaucoup investie dans le mentorat, notamment en participant au Programme de mentorat du Koweït, qui soutient les étudiantes et étudiants internationaux de premier cycle souhaitant faire carrière en médecine.

Ses propres mentores ont eu elles aussi une influence déterminante. En première année, elle a effectué un stage en médecine rurale à Merrickville auprès des docteures Kaitlyn Whelan et Penny McGregor – une expérience qui a façonné son parcours professionnel.

« J’ai tellement aimé mon expérience là-bas que j’y suis retournée pour mon stage d’un mois en médecine familiale en troisième année », raconte-t-elle.

Avec le temps, Olivia a réalisé qu’elle n’était pas attirée par une spécialité en particulier, mais bien par l’étendue et la continuité des soins propres à la médecine familiale.

« J’accorde beaucoup de valeur à la dimension humaine de la médecine et aux moments du quotidien où l’on apprend à connaître les gens, à écouter leur histoire et à offrir des conseils adaptés à leur situation », confie-t-elle. 

Ce printemps, Olivia a été jumelée au programme de résidence en médecine de famille rurale de l’Université McMaster. 

Pour la suite, elle souhaite bâtir une pratique collaborative en milieu rural qui intégrerait la santé des adolescentes et adolescents, des interventions mineures, le mentorat, l’enseignement et possiblement une pratique hospitalière ou obstétricale.

« L’une des raisons pour lesquelles j’aime la médecine familiale en milieu rural, c’est sa diversité et le fait que les médecins de famille y portent plusieurs chapeaux », conclut-elle.

Soutenez la Faculté de médecine

Soutenez les futurs médecins et scientifiques en faisant un don au Fonds d'aide aux étudiants de la Faculté de médecine.