Cette distinction souligne l’apport exceptionnel de jeunes leaders qui transforment leur milieu professionnel et leur communauté. Leur succès reflète la force, l’ingéniosité et le sens du service que la Section de common law de la Faculté de droit s’attache à cultiver chez la population étudiante.
Andrée-Anne Martel (LL.B. 2011) défend avec conviction les intérêts de la communauté franco-ontarienne. Sa carrière est guidée par le leadership, le service et la poursuite de la justice sociale. Elle voit cet honneur non comme une réussite individuelle, mais comme l’aboutissement d’un parcours façonné grâce à l’apport de nombreuses personnes et organisations.
« C’est le reflet d’un travail collectif, dit-elle. Je suis celle qui a reçu le prix, mais c’est une reconnaissance qui nous appartient à tous. »
Depuis l’obtention de son diplôme du Programme de common law en français en 2011, elle se consacre à améliorer l’accès aux services en français. Elle a d’abord travaillé à l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO), contribuant à renforcer l’accès à la justice en français. Aujourd’hui, à titre de directrice générale du Centre des services communautaires Vanier, elle veille à offrir un accès à la justice et à des services d’emploi, d’établissement et de soutien aux familles pour les personnes francophones et nouvellement arrivées.
« La cause qui me tient le plus à cœur est sans aucun doute la francophonie, explique-t-elle. J’ai vraiment de la chance de travailler dans un milieu où je peux faire avancer la cause francophone dans de nombreux domaines. »
Son apport à la collectivité dépasse ses fonctions professionnelles. Au fil des ans, elle a siégé à plusieurs conseils d’administration et comités, notamment au conseil d’administration de l’Hôpital Montfort et au Comité consultatif sur les nominations à la magistrature fédérale. Elle siège actuellement au conseil d’administration de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), porte-parole nationale de ces communautés.
Le Programme de common law en français a été déterminant dans son parcours, souligne-t-elle. Il a approfondi sa compréhension des droits linguistiques et lui a permis de tisser des liens avec des organismes francophones, qui ont propulsé sa carrière. Il demeure le fondement de son engagement durable envers les communautés francophones du Canada.
Me Martel attribue une grande part de son intérêt pour la défense des droits à ses années à l’Université d’Ottawa. « Ce sont les meilleures années de ma vie », se souvient-elle. Elle a particulièrement apprécié la rigueur intellectuelle des études en droit, l’occasion d’apprendre auprès d’un corps professoral d’exception ainsi que les amitiés durables nouées avec ses pairs, dont plusieurs lui sont encore très proches aujourd’hui. Pour elle, l’Université d’Ottawa est aussi une affaire de famille : ses parents, sa sœur et son conjoint en sont également diplômés.
Frances Shapiro Munn (J.D. 2011, LL.L. 2012) a fait toute sa carrière juridique chez Nelligan Law et attribue une large part de sa réussite aux personnes qui l’entourent.
Évoquant sa récente distinction au palmarès Forty Under 40, elle confie : « Je me considère très chanceuse d’avoir pu compter sur le mentorat de personnes remarquables et un soutien exceptionnel. Je suis convaincue que je n’aurais pas reçu ce prix sans l’appui formidable que j’ai trouvé chez Nelligan. »
Sa pratique couvre les litiges en matière de préjudice corporel, de droit des assurances, de successions et de responsabilité professionnelle. L’expérience acquise en représentant à la fois des particuliers et des assureurs constitue pour elle un atout précieux dans l’accompagnement de sa clientèle; elle n’hésite pas, par ailleurs, à s’attaquer à des causes complexes et inédites.
Avant de se tourner vers la pratique privée, c’est son intérêt pour les droits de la personne et la défense des personnes réfugiées qui l’a menée vers le droit. Elle a choisi la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa pour sa réputation en matière de droits de la personne et pour son approche globale de la formation juridique. Au début de sa carrière, elle a participé à des initiatives de réinstallation de personnes réfugiées venues de Syrie au Canada, une expérience profondément marquante qui lui rappelle le privilège de pouvoir redonner à la collectivité.
Diplômée de la Faculté, elle maintient des liens étroits avec celle-ci grâce à sa participation au concours de plaidoirie Nelligan de première année. Avec le recul, elle regrette de ne pas y avoir pris part durant ses études, ce qui nourrit aujourd’hui sa volonté d’offrir cette occasion à d’autres. « Tout le monde devrait tenter l’expérience, affirme-t-elle. Le concours de plaidoirie ne ressemble à rien d’autre en première année. Il permet de se familiariser concrètement avec la pratique du litige. »
Ce qu’elle chérit par-dessus tout, c’est la possibilité d’entrer en contact avec des étudiantes et étudiants au début de leur parcours. « C’est extraordinaire de pouvoir échanger avec des personnes en première année et de voir tout l’intérêt et l’enthousiasme qui les animent », dit-elle. Par le mentorat, elle continue d’appuyer la relève juridique en aidant ses pairs et les étudiantes et étudiants à gagner en confiance, à relever de nouveaux défis et à tracer leur propre voie dans le domaine du droit.