Né à Berlin en 1925, Stephen Jarislowsky voit son enfance marquée par les bouleversements de l’Europe du 20e siècle. Après avoir immigré en Amérique du Nord, il entreprend des études en ingénierie avant d’obtenir des diplômes d’études supérieures aux États-Unis. Il sert ensuite dans l’armée américaine, notamment lors d’une affectation au Japon après la guerre, puis s’établit à Montréal au début des années 1950.
Il fonde l’une des sociétés de gestion de placements les plus respectées au Canada et se bâtit une réputation d’intégrité et de rigueur en matière de gouvernance. Esprit brillant, curieux et guidé par de solides principes, il mène une vie riche bien au-delà du monde des affaires. Polyglotte, il parle couramment l’anglais, le français et l’allemand, en plus de posséder une bonne connaissance du japonais. Il nourrit une profonde affection pour sa famille ainsi qu’un intérêt marqué pour la marche, le jardinage, les grands vins, la musique, les arts et la littérature. Il recevra au fil des ans parmi les plus hautes distinctions du pays, dont l’Ordre du Canada, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au monde des affaires, à la philanthropie, à l’éducation et à la vie publique.
Une vision au service d’une société meilleure
Stephen Jarislowsky était convaincu que les universités jouent un rôle essentiel dans l’édification d’un avenir meilleur. À ses yeux, elles étaient des lieux propices à l’excellence et à l’émergence d’idées novatrices. Entre leurs murs, la relève pouvait acquérir les connaissances et le recul nécessaires pour contribuer au progrès de la société.
Cette conviction s’est reflétée dans l’action de la Fondation Jarislowsky, qui a contribué à la création de dizaines de chaires universitaires partout au Canada. La Fondation a également appuyé des organismes œuvrant dans les domaines de l’éducation, de la santé, des arts, de l’environnement et des changements climatiques. Grâce à ces investissements, Stephen Jarislowsky a ouvert de nouvelles perspectives en recherche, en formation et en service à la collectivité dont bénéficieront les Canadiennes et les Canadiens des générations durant.
Malgré sa remarquable réussite dans le monde des affaires, c’est du travail de la Fondation qu’il parlait avec le plus de fierté dans les dernières années de sa vie. « Voilà le véritable sens de la vie : aider les autres », disait-il.
Des principes en action
L’attachement profond de Stephen Jarislowsky à l’enseignement supérieur se manifeste à l’Université d’Ottawa par l’entremise de deux chaires dotées. Créée en 2003, la Chaire Jarislowsky en gestion du secteur public favorise la recherche et le dialogue sur la gouvernance et le leadership dans le secteur public. En 2021, la Fondation s’est associée à l’Université pour créer la Chaire Jarislowsky sur l’économie et l’innovation propres, prolongeant ainsi son appui à des travaux de recherche consacrés à certains des défis les plus pressants de notre société.
Ensemble, ces deux chaires perpétuent les grandes convictions de Stephen Jarislowsky : l’importance du leadership éthique, de solides institutions, de politiques publiques pragmatiques et d’un avenir plus durable.
« La conviction profonde qu’avait Stephen Jarislowsky dans le pouvoir de l’éducation, du leadership éthique et de l’entraide contribue aujourd'hui à l'avancement de la recherche universitaire et inspire la population étudiante, le milieu de la recherche, les leaders et les collectivités qui font vivre sa vision. Leurs réalisations témoignent durablement des valeurs qui ont guidé sa vie », a souligné Marie-Eve Sylvestre, rectrice et vice-chancelière de l'Université d'Ottawa.
« La conviction profonde qu’avait Stephen Jarislowsky dans le pouvoir de l’éducation, du leadership éthique et de l’entraide contribue aujourd'hui à l'avancement de la recherche universitaire ... »
Marie-Eve Sylvestre
— Rectrice et vice-chancelière, Université d'Ottawa