Heureusement, l’équipe de mentorat en rédaction du Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires de l’Université d’Ottawa est là pour vous aider à surmonter la peur de la page blanche, à réduire considérablement le temps que vous passez à rédiger vos travaux et, ultimement, à améliorer vos notes.
Il est maintenant encore plus facile de trouver l’équipe de 12 mentores et mentors en rédaction du Centre, qui est désormais situé au premier étage de la bibliothèque Morisset. Cet emplacement idéal lui procure non seulement une meilleure visibilité, mais favorise aussi les liens avec les spécialistes de l’apprentissage de la Bibliothèque, qui peuvent offrir de précieux conseils dans le cadre d’ateliers sur divers sujets, comme l’utilisation de l’IA.
Les étudiantes et étudiants pourraient être tentés de demander conseil à ChatGPT, à Gemini ou à Microsoft Copilot pour réaliser leurs travaux. Cependant, selon Ghida Fawaz, mentore en rédaction depuis trois ans et étudiante de première année à la maîtrise en médecine cellulaire et moléculaire, le recours à ces outils peut nuire au développement de compétences essentielles en rédaction et en pensée critique.
« L’intelligence artificielle a pour seul objectif de répondre à une requête, tandis qu’une personne qui offre du mentorat reconnaît et défend l’intégrité académique, encourage les étudiants et étudiantes à mettre en valeur leur propre style... »
Ghida Fawaz
— Étudiante de première année à la maîtrise en médecine cellulaire et moléculaire
Une touche personnelle à l’ère de l’IA
« L’intégrité, la créativité et l’originalité rehaussent la qualité de tout texte. Il ne s’agit pas simplement d’un travail à terminer », explique Ghida.
« De plus, comme nous sommes des pairs mentors, nous pouvons comprendre bon nombre des difficultés et des sources de stress que vit la population étudiante, notamment la nécessité de concilier plusieurs engagements, les examens et les commentaires critiques. Alors que l’IA se concentre uniquement sur un texte, nous reconnaissons les besoins de la population étudiante et y répondons. »
Les mentores et mentors adaptent notamment leurs conseils et leur approche au niveau de maîtrise des personnes qui rédigent en anglais ou en français langue seconde. Ils peuvent aussi guider les étudiantes et étudiants de première année qui se sentent dépassés par les nouvelles exigences de la rédaction universitaire.
« Une mentore ou un mentor peut faire un suivi avec vous tout au long du trimestre et vous accompagner dans le processus de rédaction, depuis la recherche d’idées et l’élaboration d’un plan jusqu’à la structuration de votre travail final », souligne Ghida.
Sidy Sow, doctorant en quatrième année à l’École d’études sociologiques et anthropologiques, partage cet avis.
Si bon nombre d’étudiantes et étudiants se tournent vers l’intelligence artificielle pour obtenir des conseils, Sidy affirme que rien ne vaut une interaction humaine.
« L’utilisation passive de l’IA réduit les efforts qu’une personne doit fournir pour progresser, ce qui peut nuire à son apprentissage », indique Sidy, ajoutant que si l’IA est utilisée pour rédiger des travaux, des allégations de fraude scolaire pourraient être formulées.
« Les mentores et mentors comprennent bien le parcours et les difficultés des étudiantes et étudiants et tiennent compte de ces facteurs au moment de formuler leurs commentaires. L’aspect humain du mentorat est essentiel. L’équipe sait s’adapter au sentiment de découragement, de frustration, de démotivation ou de stress que vivent les personnes qui viennent les voir. Ces aspects émotionnels ont une influence directe sur la qualité du travail scolaire et exigent un niveau d’écoute et de compréhension que seules les interactions humaines peuvent offrir. »
« D’après mon expérience, ce sont les habitudes constantes qui permettent vraiment d’améliorer ses compétences en rédaction. »
Sidy Sow
— Doctorant en quatrième année à l’École d’études sociologiques et anthropologiques
Les mentors en rédaction offrent leur soutien pour aider les étudiantes et étudiants à réussir. Si vous faites l’effort, les résultats suivront.
Sidy explique qu’il est devenu mentor en rédaction pour aider les étudiantes et étudiants de premier cycle à développer leurs compétences, mais aussi pour continuer à perfectionner les siennes.
« À mon avis, il n’y a pas de formule magique pour apprendre à mieux écrire. Pour progresser, il faut essentiellement s’exercer régulièrement, avoir de la discipline et organiser rigoureusement son travail. L’écriture n’est pas un talent inné, c’est une habileté qui s’acquiert avec le temps, grâce à la répétition, la réécriture, la réflexion et la persévérance. »
Les meilleurs conseils ?
« Écrivez avec clarté, écrivez sans crainte, avec une thèse, une structure, un objectif et de l'intégrité », conseille Sidy.
De son côté, Vannah Leblanc, étudiante de quatrième année au baccalauréat en psychologie, donne un conseil étonnant : « Amusez-vous! »
« La vie universitaire peut sembler accablante, et il est très facile de se concentrer à l’excès sur les détails et de perdre de vue l’ensemble. Vous avez probablement déjà entendu dire que prendre des pauses aide à préserver sa clarté d’esprit, mais rendre l’apprentissage agréable va bien au-delà de cette pratique. »
« Lorsque l’apprentissage est intéressant, non seulement la charge de travail paraît moins lourde, mais la qualité du travail s’améliore aussi. »
Vannah Leblanc
— Étudiante de quatrième année au baccalauréat en psychologie
Vannah suggère d’essayer d’écrire dans un nouveau café, en écoutant de la musique ou en s’offrant ses collations préférées comme récompense.
« Faites votre remue-méninges avec une voix amusante, dessinez les concepts ou inventez des histoires autour des différents éléments que vous apprenez », conseille-t-elle.
« Ne prenez pas les choses trop au sérieux. Le cerveau retient mieux l’information lorsqu’il peut la manipuler et jouer avec elle. Le processus devient alors plus dynamique et plus personnel. »
Ghida ajoute : « Ce qui m’a aidée à progresser en rédaction, c’est de comprendre qu’il s’agit d’un processus en plusieurs étapes. Ne sous-estimez pas l’utilité d’organiser vos idées dans un plan avant de commencer à rédiger des paragraphes complets. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des personnes compétentes et des ressources pour vous aider. »
Prenez rendez-vous
Même si vous n’avez pas de grandes difficultés scolaires, vous pouvez profiter des conseils de l’équipe de mentorat en rédaction. Ce n’est jamais une mauvaise idée de se débarrasser de ses mauvaises habitudes, de rafraîchir les connaissances acquises au secondaire, d’apprendre de nouvelles méthodes, de gagner du temps et d’améliorer continuellement ses compétences en rédaction.
Vous pouvez prendre un rendez-vous de mentorat en rédaction pour apprendre à :
- Élaborer un sujet posé
- Créer un plan de travail et structurer vos idées
- Structurer les paragraphes
- Citer vos sources dans les règles de l’art
Nos meilleurs conseils rédactionnels
En plus de prendre rendez-vous au Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires, vous pouvez consulter les ressources en ligne pour obtenir des conseils sur le processus de rédaction ou la structure d’un travail. Vous trouverez aussi les réponses aux questions les plus courantes dans la Foire aux questions du CARTU.
Vous pouvez également utiliser cette liste de vérification rapide :
- Avant de commencer à trouver des idées, à faire un plan ou à entamer des recherches, prenez cinq à dix minutes pour bien comprendre le travail demandé.
- N’ayez pas peur de mettre vos idées sur papier. Beaucoup d’étudiantes et étudiants bloquent en essayant de rédiger des phrases parfaites du premier coup. Commencez par faire un remue-méninges sans vous mettre de pression. Ne vous en faites pas si c’est un peu le désordre. Faites des listes à puces, surlignez des mots, créez des cartes conceptuelles ou utilisez des notes autocollantes.
- Élaborez un sujet posé précis, argumentatif et explicatif (c’est-à-dire l’idée principale à prouver) qui sera le fil conducteur de votre travail.
- Rédigez un plan. Affinez votre sujet. L’introduction doit représenter 10 % du travail, le corps du texte, 80 % et la conclusion, 10 %. Organisez vos idées principales et classez-les.
- Ne sous-estimez pas le pouvoir des paragraphes. Voyez-les comme des blocs de construction. Les transitions doivent être fluides, et chaque paragraphe doit être composé d’une idée principale, d’idées secondaires (explications, clarifications, raisonnements) et, s’il y a lieu, de preuves (citations, faits ou exemples). Maîtrisez cette technique et votre texte coulera.
- Apprenez à utiliser les citations et les références. Veillez à citer toutes les idées empruntées. Utilisez le même système tout au long de votre travail. Si vous avez déjà perdu des points parce que votre formatage n’était pas parfait, qu’il manquait des citations ou que vos références étaient incohérentes, vous pouvez faire appel à une mentore ou un mentor qui vous aidera à corriger le tir.