U7+ members and participants.
Les membres du comité directeur de l’Alliance U7+, dont la rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa, Marie-Eve Sylvestre, ont été reçus par le président de la République française, Emmanuel Macron, à l'Élysée.
De la recherche fondamentale à ses applications concrètes, les réponses aux grands défis d’aujourd’hui prennent souvent naissance dans les universités.

À Paris, le Sommet présidentiel annuel de l’Alliance U7+, un réseau mondial réunissant des rectrices et recteurs du monde entier, en a offert une illustration concrète. À l’ordre du jour : discussions sur les changements climatiques, l’intelligence artificielle et le double usage de la recherche.  

En amont du Sommet, le comité directeur du U7+, dont fait partie la rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa, Marie-Eve Sylvestre, a été reçu par le président de la République française, Emmanuel Macron. Cette rencontre à l’Élysée a réaffirmé la place essentielle des universités dans les discussions liées aux politiques publiques. Les membres du comité directeur ont d’ailleurs pu y présenter leurs réflexions sur les enjeux technologiques, démocratiques, climatiques et géopolitiques. Ces échanges ont été enrichis par les interventions de Philippe Baptiste et du prix Nobel Jean Tirole, qui ont rappelé le rôle central des universités dans la formation et la stabilité des sociétés.  

En plus de sa participation au Sommet du U7+, la délégation de l’Université d’Ottawa a déployé un programme illustrant concrètement son engagement envers la collaboration internationale : directions du Campus Canada-France, création d’une chaire et d’un observatoire en sécurité de la recherche, rencontre avec la communauté diplômée à Paris et échanges avec l’ambassadrice du Canada en France. 

La délégation poursuivait une priorité claire : contribuer à un meilleur encadrement des collaborations scientifiques.

Patrice Corriveau, vice-provost à l’international, Marie-Eve Sylvestre, rectrice et vice-chancelière de l’Univerité d’Ottawa, France G. Drouin, ambassadrice du Canada en France, et Thierry Weissenburger, délégué commercial de l'Ambassade du Canada en France.
De gauche à droite : Patrice Corriveau, vice-provost à l’international, Marie-Eve Sylvestre, rectrice et vice-chancelière d'uOttawa, France G. Drouin, ambassadrice du Canada en France, et Thierry Weissenburger, délégué commercial de l'Ambassade du Canada.

Au croisement de la science et des politiques publiques, les universités interpellent les leaders mondiaux

Les échanges des leaders du U7+ ont confirmé une réalité : la recherche évolue dans des environnements où les dimensions scientifiques, économiques et politiques sont étroitement liées et dans un contexte de transformations géopolitiques rapides. Cette réalité s’inscrit également dans un cadre canadien marqué par une évolution des priorités de recherche et par des attentes accrues envers les universités en matière de sécurité, de souveraineté et de développement des capacités industrielles.

La rectrice de l’Université d’Ottawa a pris part au panel consacré à la recherche à double usage. Dans des domaines comme l’intelligence artificielle, la biotechnologie et les technologies quantiques – où l’Université d’Ottawa se démarque –, les avancées scientifiques ouvrent des perspectives importantes, tout en soulevant des questions quant à leur utilisation. 

Elle a mis en lumière les tensions inhérentes à la recherche à double usage, entre l’ouverture de la science et les exigences en matière de sécurité, et entre la recherche fondamentale et les visées stratégiques. 

Ses interventions ont ainsi permis d’ancrer la question du double usage de la recherche dans une réalité concrète : l’intégration des considérations de sécurité dans l’ensemble du cycle de vie de la recherche et la nécessité de collaborer avec des partenaires de confiance, selon des principes communs et des pratiques responsables, dont les premiers fondements demeurent la liberté académique, l’intégrité de la recherche et la protection de la science ouverte et de la recherche fondamentale 

Ces échanges trouvent écho dans le communiqué de l’Alliance U7+, qui formule des recommandations à l’intention des pays du G7 et d’autres gouvernements. Invitant les leaders politiques à établir des partenariats avec les universités, ce communiqué identifie trois leviers : le soutien aux missions universitaires dans le respect de la liberté académique, l’organisation de consultations nationales sur les défis liés à l’intelligence artificielle, et le renforcement de la coopération internationale, notamment par l’intégration des universités aux grandes discussions de politiques publiques.

« Face à la réalité du double usage de la recherche, les universités ont la responsabilité de définir des conditions de collaboration claires et d’en assurer l’encadrement », souligne la rectrice de l’Université d’Ottawa, Marie-Eve Sylvestre.

Marie-Eve Sylvestre au sommet présidentiel U7+ à Paris.
« Face à la réalité du double usage de la recherche, les universités ont la responsabilité de définir des conditions de collaboration claires et d’en assurer l’encadrement. »

Marie-Eve Sylvestre

— Rectrice et vice-chancelière de l'Université d'Ottawa

L’Université d’Ottawa est naturellement positionnée pour toute réponse à cette invitation, elle qui s’appuie sur un écosystème unique au cœur de la capitale canadienne où se rencontrent recherche, politiques publiques et partenariats internationaux. Cet ancrage lui permet de jouer un rôle de premier plan dans la définition de collaborations internationales responsables et sécuritaires.

De la réflexion à l’action : encadrer la sécurité de la recherche

Ces réflexions se sont rapidement traduites en mesures concrètes.

L’Université d’Ottawa et Université Côte d’Azur ont en effet officialisé la création d’un Observatoire franco-canadien et d’une Chaire conjointe en sécurité de la recherche
La chaire vise à structurer une expertise scientifique sur les enjeux de sécurité de la recherche, notamment par le développement d’outils et l’analyse des conditions d’une coopération internationale durable.

L’observatoire, pour sa part, offre un espace de dialogue et d’analyse visant à rapprocher les approches françaises et canadiennes et à faire émerger des références communes en matière de sécurité de la recherche. 

Ces initiatives s’inscrivent dans une approche d’internationalisation responsable, fondée sur l’ouverture, la confiance et des conditions de collaboration communes clairement définies.

Organiser les collaborations de demain : le Campus Canada-France

La délégation de l’Université d’Ottawa a profité de son passage à Paris pour présenter les résultats d’uneconsultation sur le Campus Canada-France, menée en collaboration avec France Universités, auprès d’universités canadiennes et françaises. Annoncé à l’automne 2025, le Campus Canada-France vise à structurer les collaborations scientifiques entre les deux pays afin d’assurer la continuité et la pérennité des collaborations, de soutenir les échanges interdisciplinaires et de renforcer la Francophonie scientifique dans un contexte international en évolution.

Présentés lors de l’assemblée générale de France Universités, partenaire de l’initiative, les résultats de cette consultation sur les priorités, les besoins et les conditions de mise en œuvre du Campus témoignent d’une forte mobilisation : près de 80 établissements y ont participé en moins de quatre semaines, démontrant un intérêt marqué des deux côtés de l’Atlantique.

Les résultats démontrent que le Campus est attendu non comme un dispositif supplémentaire, mais comme une structure capable de créer une réelle valeur ajoutée, en renforçant ce qui fonctionne déjà, en structurant ce qui demeure fragmenté et en s’appuyant sur des conditions de mise en œuvre clairement identifiées, notamment en matière de financement, de gouvernance et de coordination. L’objectif est clair : non pas multiplier les mécanismes existants, mais mieux les organiser afin d’en accroître la portée.

L’Université d’Ottawa et France Universités poursuivront les travaux au cours des prochains mois afin de préciser les modalités de mise en œuvre du Campus Canada-France.

Marie-Eve Sylvestre prend la parole au sommet présidentiel U7+ à Paris.
La rectrice et vice-chancelière de l'Université d'Ottawa, Marie-Eve Sylvestre, participant au panel sur la recherche à double usage lors du Sommet présidentiel annuel de l’Alliance U7+.

Une communauté engagée, ici et à l’international

En marge des rencontres précédentes, la délégation a également saisi l’occasion pour rencontrer la communauté diplômée à Paris. 

Organisée au « Visionnaire », siège emblématique de L’Oréal, par l’ambassadrice de la communauté diplômée à Paris Josée Touchette (B.Sc.Soc. 1983, LL.L. 1986), la soirée a réuni des diplômées et diplômés autour d’une causerie animée par Nadia Petrolito (LL.L. 1996), directrice juridique, Division Beauté dermatologique de L’Oréal. 

Ces échanges ont permis à une trentaine d’anciennes et d’anciens de rencontrer la rectrice, de discuter des dernières nouvelles de l’Université et de célébrer la portée internationale de son réseau.

Une responsabilité mondiale des universités

Les initiatives présentées au cours de cette semaine dans la Ville lumière ont réaffirmé avec force le rôle de premier plan des universités tout au long du cycle de vie de la recherche – de la découverte à l’application, en passant par l’innovation.  

Dans un contexte marqué par la complexité et l’interdépendance, il est devenu essentiel de s’appuyer sur la capacité des établissements d’enseignement supérieur à relier recherche, politiques publiques et partenariats internationaux dans des conditions à la fois sécuritaires et durables. 

Pour clore cette semaine, la rencontre avec l’ambassadrice du Canada en France, Nathalie G. Drouin, a offert une illustration concrète de cette dynamique, tout en réaffirmant publiquement l’appui de l’équipe de l’ambassade aux efforts de l’Université d’Ottawa et au renforcement des liens entre les communautés de recherche du Canada et de la France.