Des drapeaux canadiens accrochés à un immeuble
Tom Carnegie
Le premier ministre Mark Carney a annoncé un investissement de 25 milliards de dollars pour la création du « Fonds pour un Canada fort », le premier fonds souverain au Canada.

Les médias peuvent communiquer directement avec :

Isabelle Salle (français et anglais)

Chaire de recherche du Canada en macroéconomie  et professeure agrégée, Département de science économique, Faculté des sciences sociales.

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« Il est étrange de créer un fonds souverain financé exclusivement par l'argent des contribuables tout en affichant un déficit public dont on ne voit pas la fin. »

Patrick Leblond (français et anglais)

Professeur agrégé, École supérieure d'affaires publiques et internationales, Faculté des sciences sociales.

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Le professeur Leblond est spécialisé dans les questions de gouvernance économique mondiale, d'économie politique internationale, de finance internationale et des relations entre les gouvernements et les entreprises.

« Il s'agit d'une initiative positive qui sera gérée sous la forme d'une société d'État indépendante du gouvernement, même si le montant devra augmenter au fil du temps pour correspondre à l'ampleur des investissements dont le Canada aura besoin au cours des 10 à 20 prochaines années.

Pour soutenir des projets d’envergure, le fonds devra prendre plus de risques que le secteur privé n’est prêt à le faire, afin de mobiliser des fonds privés pour des projets risqués et à long terme ; avec une telle stratégie, il devra modifier ses indicateurs basés sur le marché : c’est-à-dire accepter des rendements inférieurs à ceux du marché (par rapport au risque) et inclure le renforcement de la sécurité économique du Canada parmi ses objectifs. Pour soutenir les projets innovants, le fonds devra disposer d’un large portefeuille de projets/initiatives afin que quelques succès majeurs compensent les nombreuses pertes mineures. » 

Syrine Sassi (français et anglais)

Professeure agrégée en Finance, École de gestion Telfer.

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Les recherches de la professeure Sassi portent sur des questions complexes dans les sphères de la gestion financière et de la gouvernance des entreprises.  Elle peut expliquer ce qu'est un fonds souverain, son fonctionnement et apporter un éclairage sur les principaux défis liés à ces fonds.

« Même si les fonds souverains sont généralement créés dans l'intérêt collectif des citoyens, il existe souvent un décalage entre cet objectif et leur fonctionnement dans la pratique. »

Tyler Chamberlin (anglais seulement)

Professeur agrégé, École de gestion Telfer.

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« Ce qui a été annoncé aujourd’hui comme étant un fonds souverain du Canada n’est pas comparable à l’exemple cité, soit le fonds souverain de la Norvège, ni à d’autres qui n’ont pas été mentionnés, notamment ceux des États du golfe Persique. Ces fonds sont alimentés par les revenus excédentaires des exportations de pétrole et sont investis en grande partie à l’étranger, en particulier dans le cas du fonds norvégien.

Au Canada, l’argent sera emprunté et servira à financer des projets canadiens. On justifie cette approche par le fait que ces investissements seront rentables et que les bénéfices profiteront à tout le monde. Or, la population canadienne bénéficie déjà d’investissements fructueux par l’entremise de l’impôt sur le revenu des sociétés. La pertinence d’ajouter une couche bureaucratique supplémentaire – alors que des mécanismes comme la Banque de l’infrastructure du Canada et le Régime de pensions du Canada existent déjà – n’a pas encore été démontrée et devrait faire l’objet d’une analyse plus poussée. »

Fabio Moneta (anglais seulement)

Professeur agrégé et bourse professorale RBC en finance, École de gestion Telfer.

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Les recherches du professeur Moneta portent sur les investissements, les investisseurs institutionnels, le comportement de négociation, la performance des fonds communs de placement, l'investissement responsable et l'évaluation empirique des actifs.

« C'est une initiative intéressante mais elle soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, particulièrement d'où va venir l'argent et pourquoi ces projets ne sont pas déjà financés par des investisseurs privés. »