Pile de conteneurs d'expédition
Anthony Maw (Unsplash)
Les responsables canadiens rencontrent leurs homologues américains dans l'espoir de parvenir à un accord avant l'entrée en vigueur, le 19 août, de droits de douane de 50%.

Vous pouvez communiquer directement avec :

Isabelle Salle (français et anglais)

Titulaire de laChaire de recherche du Canada en macroéconomie et professeure agrégée, Département de  science économique, Faculté des sciences sociales.

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Les recherches de la professeure Salle portent sur les politiques macroéconomiques  afin de comprendre comment les entreprises et les consommateurs y réagissent.

« Nous sommes les seuls responsables de cette situation : le Canada préfère défendre les sociétés provinciales et des réglementations désuètes, et s’aliéner son partenaire commercial le plus essentiel (qui est aussi la plus grande économie du monde, moteur de toute la croissance économique dans la région et au-delà), alors que la situation macroéconomique est déjà désastreuse (et n’a rien à voir avec les droits de douane américains, puisqu’elle les précède de loin). Le Mexique a joué une carte bien plus avisée et nous nous sommes retrouvés mis à l’écart.

Ces droits de douane ne feront que renforcer et accélérer le ralentissement économique que connaît déjà le Canada; même s'ils exercent des pressions inflationnistes sur les consommateurs américains, les répercussions négatives pour les Canadiens risquent d’être bien plus importantes. »

Patrick Leblond (français et anglais)

Professeur agrégé, École supérieure d'affaires publiques et internationales, Faculté des sciences sociales.

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L’expertise du professeur Leblond  porte sur les questions de gouvernance économique mondiale et d'économie politique internationale et comparée, particulièrement celles qui touchent la finance internationale, l'intégration économique internationale et les relations gouvernements-entreprises. 

« Les Canadiens ne devraient pas s’attendre à un accord commercial temporaire avec les États-Unis cette semaine. Seules l’annulation de ces derniers droits de douane et la réduction des droits existants sur l’acier, l’aluminium, les automobiles et les produits forestiers constitueraient des concessions suffisantes pour convaincre les Canadiens qu’ils ont obtenu un bon accord. De nouvelles concessions en matière d’achats de défense et de domination technologique – qui pourraient rendre le Canada plus dépendant des États-Unis – porteraient préjudice au gouvernement de Carney.

Comme il est peu probable que les États-Unis fassent autant de concessions en échange de quelques droits de douane de rétorsion, sur l'alcool et les produits laitiers, la meilleure issue pour Carney et son équipe serait de se retirer des négociations et d’accuser Greer et Trump d’être déraisonnables. Si aucun accord n’est conclu et que les États-Unis mettent en œuvre les droits de douane prévus pour le 19 août, cela ne devrait pas nuire à Carney sur le plan politique. Le pire scénario serait d’accepter un accord comportant des concessions dans le seul but d’éviter ces droits de douane du 19 août, même si l’économie dans son ensemble en tirerait profit à court terme. »

Wolfgang Alschner (français et anglais)

Professeur agrégé, Faculté de droit - Section de common law et École de science informatique et de génie électrique, Faculté de génie et Titulaire de la Chaire Hyman Soloway du droit des affaires et du commerce.

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Les domaines de spécialisation du professeur Alschner comprennent les tarifs de douane et la politique commerciale en général, et l'ACEUM.

Charles-Étienne Beaudry (français et anglais)

Professeur, École d’Études politiques, Faculté des sciences sociales.

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L’expertise du professeur Étienne-Beaudry porte sur la politique américaine et les relations entre les États-Unis et le Canada.

« Montesquieu a écrit un jour que le “commerce pacifique” permettait aux pays et aux peuples de vivre en meilleure harmonie les uns avec les autres. Le Canada doit faire d’une pierre deux coups. Nous devons réussir à éviter ces droits de douane et leurs répercussions sur nos entreprises, tout en renforçant notre économie, notamment en diversifiant nos partenaires commerciaux.

C’est une bonne nouvelle que Mark Carney et Donald Trump se soient entretenus au téléphone hier et que des pourparlers soient en cours aujourd’hui à Washington entre des représentants des deux pays. Cela montre qu’une entente est sur la table. La plupart des provinces ont retiré les alcools américains de leurs rayons, ce qui a nui aux producteurs américains. L’alcool pourrait bien être notre atout majeur; nous devons donc l’utiliser à bon escient. L’objectif final est de renouveler l’ACEUM selon des modalités similaires, car jusqu’à présent, cet accord nous a bien protégés contre les droits de douane imposés par notre voisin du sud. »