Les pyrocumulonimbus compliquent la lutte contre les incendies
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Les pyrocumulonimbus compliquent la lutte contre les incendies

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Patricia DeRepentigny (français et anglais)

Professeure adjointe, Département de géographie, environnement et géomatique, Faculté des arts

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La professeure DeRepentigny est spécialiste des sciences atmosphériques et océaniques. Ses recherches portent notamment sur les processus climatiques, les aérosols et, plus particulièrement, sur le rôle des aérosols issus de la combustion de la biomasse dans le système climatique.

« On considère souvent les feux comme des sources de chaleur et d’énergie, mais chaque fois qu’un nuage se forme dans l’atmosphère, cela libère également beaucoup d’énergie. Lorsque ces deux systèmes commencent à interagir, cela peut créer une boucle de rétroaction positive dans laquelle l’incendie renforce la tempête et la tempête génère des vents puissants et imprévisibles ainsi que des éclairs qui peuvent rendre l’incendie encore plus violent. Ce type d’interactions destructrices entre incendies et tempêtes fait désormais partie de la nouvelle réalité d’un climat qui se réchauffe, rendant la lutte contre les feux de forêt de plus en plus difficile et dangereuse. »


 

José Morán (français et anglais)

Professeur adjoint, Département de génie mécanique, Faculté de génie

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Le professeur Morán est spécialisé dans les particules issues de la combustion, notamment la suie. Il peut s’exprimer sur les particules générées par la combustion présentes dans les nuages de fumée.

« Parmi toutes les émissions produites par le feu, la suie (particules de taille nanométrique responsables de la lumière jaune des bougies et de celle que l’on voit s’échapper sous forme de fumée lorsqu’on secoue la bougie ou se déposer lorsqu’on y enfonce un couteau) figure parmi les plus importantes, et son influence sur l’atmosphère a été démontrée dans différentes études. Par exemple, elle peut exercer une influence significative sur la formation des nuages, car ces particules agissent comme des noyaux de condensation. C’est ce même phénomène qui explique les traînées de condensation que l’on observe lorsqu’un avion survole le ciel, un phénomène particulièrement problématique à proximité des aéroports. Il n’est donc pas surprenant que les émissions issues de la combustion puissent provoquer des changements brusques dans l’atmosphère et modifier les conditions météorologiques. Cependant, le cas particulier des « nuages de feu » ou pyrocumulonimbus est un phénomène complexe qui peut être déterminé par l’interaction entre les caractéristiques géographiques locales, les conditions météorologiques, les matériaux brûlés (composition, humidité relative), les émissions de particules et de gaz, ainsi que les conditions de combustion. »