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Karen Eltis (français et anglais)
Professeure titulaire, Faculté de droit - Section de droit civil, et chercheuse au Centre de recherche droit, de technologie et de société.
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La professeure Karen Eltis se spécialise en droit de l’intelligence artificielle et en cyberdroit dans une perspective comparative, incluant l'utilisation et l’impact de ces technologies sur le système judiciaire canadien. Ses recherches portent sur la souveraineté numérique et le déploiement de l’IA dans le système judiciaire.
« Avec l’avènement de la prochaine génération d’appareils connectés et de la maison intelligente, les experts en intelligence artificielle avaient déjà fait part de leurs craintes concernant des attaques catastrophiques contre les infrastructures et avaient exprimé ces préoccupations bien avant ce cyberincident. Ces événements mettent ces enjeux davantage en évidence aux yeux des organismes de réglementation.
« Cela pourrait miner la confiance et alourdir la charge de travail des tribunaux qui, en tant qu’institutions démocratiques, concluent spontanément des partenariats non réglementés avec des multinationales dont la mission est de commercialiser les données, face à un manque de ressources et à une pression croissante pour désengorger les tribunaux. »
David Murakami Wood (français et anglais)
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études critiques de la surveillance et de la sécurité, et professeur titulaire, Département de criminologie, Faculté des sciences sociales.
Le professeur Murakami Wood est chercheur au Centre de recherche en droit, technologie et société, qui se spécialise dans l’étude interdisciplinaire de la surveillance, de la sécurité et de la technologie dans une perspective urbaine globale.
« Ces incidents montrent à quel point nous sommes devenus trop dépendants des objets et des infrastructures connectés. En gros, dès qu’on commence à connecter des choses qui n’ont fondamentalement pas besoin de l’être, ou à le faire d’une manière qui n’est pas nécessaire, la question n’est plus de savoir si ces systèmes vont être piratés, mais quand. Ajoutez à cela l’intelligence artificielle, et la situation empire considérablement. Que nous soyons des gouvernements, des services, des entreprises ou simplement des gens ordinaires, nous devons cesser d’écouter les géants des plateformes et les grandes entreprises d’Internet, et réfléchir de manière plus stratégique à la question de la connexion. »