Quel a été votre dernier changement de carrière ?
Mon dernier changement de carrière représente un virage stratégique du gouvernement fédéral vers le milieu académique, de recherche et de partenariats en santé.
Après plus de 30 ans en TI au gouvernement du Canada — notamment comme Dirigeante Principale de l’information (DPI-CIO) à Finance Canada — où je dirigeais les opérations GI / TI, pilotais des transformations numériques et en IA à grande échelle, j’ai choisi d’orienter mon expertise vers un rôle à fort impact à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.
Depuis janvier 2026, à titre de stratège principale en relations partenariales – Faculté de médecine, je mets à profit mon expérience exécutive pour aligner les partenariats TI entre la faculté, les hôpitaux et la haute direction, et soutenir les priorités académiques, de recherche et les partenariats stratégiques.
En bref, je suis passée d’un rôle de gouvernance technologique gouvernementale à un rôle d’influence stratégique dans l’écosystème académique et de recherche en santé, avec un accent sur l’innovation, la collaboration et l’excellence.
Qu’est-ce qui a contribué à sa réussite ?
Ce qui a contribué à ma réussite jusqu’à maintenant, c’est surtout l’expérience et les apprentissages accumulés au cours de ma carrière. Ces années m’ont permis de développer une solide compréhension de la gouvernance, du leadership et de la transformation numérique dans des environnements complexes.
Cela dit, je suis encore au début de mon parcours à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa. Je dirais donc que ma contribution actuelle repose davantage sur l’écoute, la collaboration et l’ouverture, notamment en prenant le temps de comprendre les réalités académiques, de recherche et de partenariats, et de bâtir des relations de confiance.
Je dirais aussi que je n’ai jamais hésité à changer de rôle, d’environnement ou à relever de nouveaux défis. C’est cette volonté d’apprendre constamment et de m’adapter qui m’a permis de tirer le meilleur de chaque expérience et de continuer à évoluer professionnellement.
Je me considère toujours en apprentissage, et c’est probablement cette posture d’humilité et de curiosité qui m’aide le plus dans cette nouvelle étape.
Quel a été l’obstacle le plus important à surmonter afin de vous adapter à votre nouveau rôle ?
Le plus grand obstacle à surmonter jusqu’à maintenant a été de me familiariser rapidement avec le milieu académique, de recherche et de partenariats, qui est assez différent de l’environnement gouvernemental que je connaissais depuis de nombreuses années. Comprendre les priorités, les dynamiques internes et les processus propres à la Faculté de médecine, tout en identifiant comment mon expérience pouvait réellement apporter de la valeur, a demandé beaucoup d’écoute et d’adaptation.
Cela m’a aussi amenée à adopter une approche encore plus collaborative, en prenant le temps de bâtir des relations de confiance et de mieux comprendre les besoins des différents acteurs. Même si je ne suis en poste que depuis deux mois, ce défi m’a permis de confirmer l’importance de rester flexible, curieuse et ouverte à l’apprentissage dans tout nouveau contexte professionnel.
Dans le cadre de votre fonction, pour quelles tâches trouvez-vous l'utilisation de l'IA la plus utile ?
Dans le cadre de ma fonction, j’utilise l’IA comme un outil pour appuyer et accélérer mon analyse et ma synthèse d’informations complexes, que ce soit pour examiner des rapports, des documents stratégiques ou des tendances technologiques, tout en continuant à exercer mon jugement et à tirer mes propres conclusions pour la prise de décisions et la planification de partenariats. Elle me permet également de gagner du temps dans la préparation de résumés et des présentations, en m’assurant que les points clés sont couverts, mais toujours sous ma supervision et mon analyse critique.
Par ailleurs, j’explore parfois des outils de création de rapports automatisés, comme ceux récemment offerts dans la suite Microsoft avec Copilot. Cela souligne l’importance de vérifier la fiabilité et la pertinence des sources de données, afin que les résultats générés par l’IA viennent compléter et enrichir mon propre travail analytique, plutôt que de le remplacer.
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui envisage de changer de poste ?
Je dirais que le conseil le plus important est d’oser rester curieux et ouvert à l’apprentissage. Changer de poste, surtout dans un environnement différent, demande de la flexibilité et une volonté de comprendre de nouvelles dynamiques, cultures et façons de travailler.
Il est aussi essentiel de mettre à profit ses expériences passées, tout en restant conscient que chaque rôle est unique et nécessite une approche adaptée. Prendre le temps de bâtir des relations de confiance et d’écouter activement les collègues et partenaires facilite grandement l’adaptation.
Enfin, je recommanderais de ne pas hésiter à relever de nouveaux défis, même si cela peut sembler intimidant au départ. Chaque changement est une occasion de grandir, d’élargir ses compétences et d’avoir un impact plus large — et c’est souvent en sortant de sa zone de confort que l’on apprend le plus.
De quelle manière les collègues peuvent-ils aider une personne à effectuer une transition vers ses nouvelles responsabilités ?
Les collègues peuvent grandement faciliter une transition vers de nouvelles responsabilités en offrant écoute, soutien et partage d’expérience. Ils peuvent aider en expliquant les pratiques et dynamiques propres à l’organisation, en partageant des conseils sur les priorités et en donnant un retour constructif sur les premières initiatives.
Je pense aussi qu’un accompagnement collaboratif et bienveillant — que ce soit par des échanges informels, des discussions stratégiques ou des conseils pratiques — permet de mieux comprendre le contexte et d’accélérer l’intégration dans son nouveau rôle, tout en renforçant la confiance et la collaboration.
Si vous étiez une barre de chocolat, laquelle seriez-vous ?
Honnêtement, je ne peux pas choisir… je les aime toutes !
Quel ingrédient ne doit jamais se trouver sur une pizza ?
Ketchup ! Jamais ! La sauce à pizza de ma mère est sacrée, pas question de la ruiner !
Quels trois articles apporteriez-vous si vous étiez envoyé sur une île déserte ?
Du chocolat, pour survivre avec un peu de douceur. De la pizza, parce qu’on ne plaisante pas avec la nourriture essentielle. Une bonne bière, pour accompagner le tout et garder le moral !