Type : Stage postdoctoral ou associé(e) de recherche
Durée : Un an (avec possibilité de renouvellement)
Heures : Temps plein
Date début : Flexible (idéalement, septembre 2026)
Salaire : 60 000-70 000 $ (selon expérience et le poste)
Nombre de postes : 2 à 3 bourses doctorales, stages postdoctoraux ou associé(e) de recherche
Unité : Chaire de recherche de l’Université en technologie et société
Superviseur : Dr Florian Martin-Bariteau
À propos du poste
La Chaire en technologie et société est à la recherche de stagiaires postdoctoraux et/ou d’associé(e)s de recherche enthousiastes afin de mener un programme de recherche innovant axé sur la gouvernance des technologies quantiques et les questions réglementaires et de politiques publiques reliées.
Le développement et le déploiement des technologies quantiques sont appelés à avoir des répercussions significatives sur la société et à remettre en question les cadres actuels en matière de gouvernance et de géopolitique. Si les technologies peuvent sembler neutres et favoriser le respect des droits, l’histoire nous enseigne que toutes les technologies ont des impacts complexes et différenciés sur les droits des individus et des groupes se trouvant dans des situations différentes. Les personnes en position de pouvoir tirent souvent profit de l’innovation, tandis que les minorités de genre, sexuelles, raciales et autres sont confrontées à de nouvelles formes de préjudice rendues possibles par ces nouvelles technologies.
Nous cherchons à développer des modèles de gouvernance et des cadres politiques appropriés afin de permettre à la société de gérer efficacement les impacts transformateurs et les risques potentiels posés par les technologies quantiques, grâce à une recherche transdisciplinaire organisée en trois actions transversales :
- Cadres de gouvernance et de politiques publiques, notamment en matière de vie privée, de contrôle des exportations, de propriété intellectuelle, en considérant les perspectives sociotechniques critiques, ainsi que l’adoption juste et équitable au Canada et dans le reste du monde.
- Évaluations d’impact quantique et lignes directrices pour une R&D responsable afin d’évaluer les effets potentiels pour les droits fondamentaux, notamment les libertés, la vie privée, l’égalité, la diversité et la sécurité, ainsi que pour d’autres enjeux sociétaux essentiels, tels que la sécurité nationale et la croissance économique.
- Dialogues sociotechniques et regards croisés afin de faciliter une compréhension commune et de soutenir le développement d’outils technologiques et de gouvernance garantissant que les technologies quantiques respectent les droits.
Les personnes intéressées sont encouragées à proposer des idées créatives s’inscrivant dans ce programme de recherche, en mettant l’accent sur la manière dont elles contribueront à l’acquisition de nouvelles connaissances dans le domaine de la gouvernance des technologies quantiques (informatique, communication, capteurs et/ou matériaux) et des questions politiques et réglementaires connexes (vie privée, propriété intellectuelle, sécurité nationale et contrôles à l’exportation).
Tout en se concentrant sur les technologies quantiques, les projets explorant la convergence de ces enjeux avec d’autres technologies de pointe et disruptives sont les bienvenus, car des enseignements clés pourraient être tirés d’autres domaines, tels que la chimie des gaz, la science nucléaire ou encore l’intelligence artificielle.
Il est attendu que les travaux débouchent sur une série de productions collaboratives variées, notamment des recommandations de politiques publiques et des propositions de cadres de gouvernance, qui seront diffusées par le biais d’une série de publications, de livres blancs et d’autres activités de mobilisation des connaissances. Un accent particulier sera mis sur la diffusion des résultats de recherche et la valorisation des connaissances, tant au sein qu’en dehors du milieu universitaire, notamment auprès des acteurs des secteurs public et privé.
Selon les cas, la personne retenue sera engagée soit en tant que stagiaire postdoctorale ou en tant qu’associé(e) de recherche à l’Université d’Ottawa, avec tous les privilèges qui y sont associés.
À propos de la Chaire en technologie et société
Figurant parmi les cinq premières universités au Canada pour l’intensité de la recherche, l’Université d’Ottawa est un haut lieu de pouvoir, de leadership et de transformation, en plein cœur de la capitale d’un pays du G7 et dans une ville bilingue à l’intersection de la science, du commerce et des politiques publiques. L’université s’est positionnée comme un chef de file dans la recherche et la formation transdisciplinaires en matière de technologies responsables, au service du Canada et du monde entier notamment grâce à son Centre de recherche en droit, technologie et société, le principal groupe de recherche canadien en droit, éthique et politiques des technologies, et un chef de file mondial dans la promotion de la recherche et des politiques dans un cadre interdisciplinaire.
Dirigée par le professeur Florian Martin-Bariteau, la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa en technologie et société y mène un programme de recherche en droit, éthique et politiques des technologies, axé sur la sécurité, la réglementation et la gouvernance des technologies émergentes et de pointe, selon une approche transdisciplinaire, comparative et prospective. Ce programme de recherche s’intéresse aux principaux défis soulevés par les plateformes, l’intelligence artificielle, ainsi que la science et technologies quantiques. S’appuyant sur un réseau mondial d’experts multijuridique et multilingue, le professeur Martin-Bariteau élabore des propositions de politiques publiques fondées sur une recherche rigoureuse et mène des activités de sensibilisation et de rayonnement auprès de l’industrie, des décideurs publics et de la société civile au Canada et dans le monde entier.
Dans le cadre de QUORUM (QUébec Ontario consoRtium on quantUM protocols), une alliance de consortiums quantiques du CRSNG visant à repousser les limites de l’Internet quantique en améliorant ses algorithmes tout en comblant le fossé entre le matériel et les logiciels, le professeur Martin-Bariteau dirige un programme de recherche lié à la gouvernance du quantique qui rassemble des personnes de différentes disciplines afin d’intégrer des mesures de protection des droits de la personne, de l’équité, de la diversité et de l’inclusion dans la conception des nouvelles technologies.
Profil recherché
La personne idéale possède de solides bases en droit ou politiques publiques, manifeste un vif intérêt pour les technologies de pointe et, de préférence, justifie d’une expérience significative dans la rédaction d’articles et de rapports liés aux politiques publiques. Néanmoins, les personnes disposant d’une solide formation scientifique et manifestant un vif intérêt pour les politiques publiques et la gouvernance sont également vivement encouragées à postuler.
Exigences du poste
- Doctorat en droit, en politiques publiques, en sciences quantiques ou dans un domaine connexe. La préférence sera accordée aux personnes ayant obtenu un doctorat au cours des cinq dernières années. Néanmoins, toutes les candidatures seront prises en considération pour les postes d'associée ou associé de recherche.
- Expérience en recherche, de préférence en droit et en politique.
- Maîtrise de l’anglais.
- Excellentes compétences rédactionnelles.
En outre, les compétences suivantes seront considérées comme des atouts :
- Bilinguisme (anglais et français).
- Contributions scientifiques sur des sujets pertinents.
- Expérience en matière de mobilisation des connaissances (traduction et échange).
Comment présenter sa candidature
Les candidatures doivent être envoyées à [email protected]. L’examen des dossiers débutera le 10 août 2026, mais les candidatures seront prises en compte jusqu’à ce qu’une personne soit retenue.
Le dossier de candidature doit comprendre, dans un seul fichier PDF :
- une lettre de motivation,
- un curriculum vitae complet,
- une description de deux pages (maximum) des intérêts de recherche et des projets en rapport avec le poste,
- un exemple d’un travail publié ou non publié où le candidat est l’auteur ou l’autrice unique ou principal.
Pour plus d’informations, veuillez adresser toutes vos questions au professeur Martin-Bariteau à [email protected].
La lettre de motivation doit indiquer une date de prise de fonction proposée. Nous souhaiterons que la personne retenue rejoigne le projet en septembre 2026, sous réserve des procédures universitaires et d’immigration. Toutefois, en fonction des disponibilités, le poste pourrait débuter plus tard dans l’année universitaire.
La lettre de motivation doit confirmer le statut d’immigration de la personne candidate. Si besoin, l’Université d’Ottawa sera en mesure de parrainer une demande de visa.
De plus, si elles le souhaitent, les personnes candidates peuvent s’auto-identifier afin de soutenir notre engagement en faveur de l’équité, de la diversité, de l’inclusion et de la décolonisation. L’Université d’Ottawa est un employeur garantissant l’égalité des chances. Le Centre de recherche en droit, technologie et société et la Chaire en technologie et société s’engagent à favoriser la diversité au sein de notre communauté, notamment car la gouvernance des technologies tire profit d’une diversité de perspectives, de langues et d’expériences vécues. Nous encourageons vivement les candidatures de femmes, de personnes autochtones, de personnes en situation de handicap et de membres des minorités visibles, ainsi que celles de membres des minorités linguistiques et de la communauté LGBTQ2S+.
Conformément à la Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario, l’Université d’Ottawa fournira des adaptations sur demande pendant le processus de recrutement, de sélection et d’évaluation des candidats handicapés.
Nous remercions toutes les personnes candidates de leur intérêt. Bien que nous souhaitions assurer la meilleure expérience possible, seules les personnes envisagées pour le poste seront contactées. Veuillez noter qu’en raison de changements dans notre financement, notre gestion ou nos besoins organisationnels, nous nous réservons le droit de suspendre ou d’arrêter un concours à n’importe quel stade du processus. Les personnes ayant présenté une candidature seront informées en temps opportun.