La personne titulaire de la chaire effectuera des travaux expérimentaux en biophysique quantitative au niveau des cellules ou des systèmes, dans le but d’approfondir les mécanismes physiques qui sous-tendent la nature complexe du fonctionnement biologique. Dans l’idéal, cette personne fait déjà partie d’un programme de recherche de calibre international portant sur les cellules du cerveau et du cœur et leurs interactions, ainsi que sur les liens possibles avec d’autres types de cellules et le connectome cellulaire. On examinera aussi les candidatures dont le programme se concentre sur un seul domaine, surtout si la personne prévoit d’explorer les interactions cœur-cerveau sous un angle biophysique. Le champ de recherche est vaste, allant de la mécanique cellulaire et de la dynamique moléculaire à l’excitabilité et à la transduction d’énergie dans les cellules isolées, en passant par les circuits et les tissus, les interactions biophysiques entre les organoïdes et les mécanismes de régulation associés. La Chaire ouvrira de nouvelles voies de recherche in vitro ou in vivo et, par le fait même, des possibilités de découvertes révolutionnaires, en plus d’agir comme point de convergence pour de nouveaux liens de collaboration de recherche sur l’axe cœur-cerveau. Les connaissances sur les mécanismes intercellulaires (cerveau-cœur, cerveau-microbiome intestinal, système immunitaire, etc.) présentent un potentiel immense pour des avancées dans le diagnostic des maladies, la thérapeutique et la santé mentale, tous des domaines stratégiques clés à l’Université d’Ottawa.
La personne retenue se joindra au Département de physique de la Faculté des sciences qui possède une masse critique de chercheuses et chercheurs en biophysique dans des domaines allant de la nanofluidique à la matière molle, en passant par la biophysique moléculaire, la biophotonique et la microscopie non linéaire. On y trouve aussi une solide équipe de spécialistes en biophysique théorique du cerveau et du cœur. La personne retenue fera partie du riche écosystème regroupant l’Institut de recherche sur le cerveau, l’Institut de cardiologie, le Centre de neurodynamique et d’IA, et l’Institut Nexus de technologies quantiques (recherche en photonique), qui sont associés aux facultés des sciences, de génie, de médecine et des sciences de la santé.
La personne retenue sera aussi membre de l’Interconnectome cœur-cerveau (ICC), dont le programme de recherche interdisciplinaire et révolutionnaire vise à accélérer le développement d’outils de prévention, de dépistage, de traitement et de prise en charge des problèmes de santé liés au cœur et au cerveau grâce à des recherches réalisées en collaboration avec les utilisatrices et utilisateurs des connaissances, notamment les patientes et patients.
Elle aura accès à des installations sur place pour la culture de cellules, la microscopie confocale, la microscopie à force atomique et électronique ainsi que la microfabrication. L’Université se situe près des laboratoires du Conseil national de recherches du Canada et d’autres laboratoires gouvernementaux; elle entretient aussi des liens avec le parc de haute technologie de Kanata-Nord.