Nations unies
Ce rapport, présenté en juillet 2026 par la Coalition pour la liberté académique dans les Amériques (CLAA), Aula Abierta, le Centre de recherche et d'enseignement sur les droits de la personne de l'Université d'Ottawa et Scholars at Risk, recense les violations de la liberté académique et de l'autonomie universitaire et formule des recommandations à l'intention de l'État vénézuélien dans le cadre du quatrième cycle de l'Examen périodique universel (EPU).

Le rapport fait état d’une série continue d’attaques contre les membres de la communauté universitaire et les établissements d’enseignement supérieur tout au long du cycle d’examen actuel. Parmi les principales préoccupations identifiées figurent les détentions arbitraires, le harcèlement et la persécution des professeurs, des chercheurs et des étudiants; les restrictions à la liberté d’expression et de réunion pacifique; l’érosion de l’autonomie universitaire due à l’ingérence politique et à l’intervention de l’État; ainsi que les graves contraintes budgétaires et de main-d’œuvre affectant le fonctionnement des universités publiques.

Le document souligne que la liberté académique est un droit humain fondamental, indispensable à l’exercice d’autres droits, notamment la liberté d’expression, le droit à l’éducation et le droit de participer au progrès scientifique. Il rappelle également que le Venezuela est partie à plusieurs traités internationaux relatifs aux droits de l’homme qui obligent l’État à protéger la liberté académique et l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur.

Parmi ses principales conclusions, le rapport souligne la détérioration continue des conditions nécessaires à l’exercice de la liberté académique dans le pays. Cette tendance se reflète également dans l’Indice de liberté académique, qui classe actuellement le Venezuela parmi les pays où les restrictions à la liberté académique sont les plus sévères au monde.

À la lumière de ces conclusions, les organisations signataires appellent le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et les États membres de l’ONU à formuler des recommandations spécifiques exhortant l’État vénézuélien à mettre fin à la persécution des membres de la communauté universitaire, à enquêter sur les violations des droits de la personne commises au sein du secteur de l’enseignement supérieur, à garantir l’autonomie institutionnelle des universités conformément aux normes internationales, à entreprendre des réformes visant à protéger la liberté académique, et à assurer des conditions de travail, un financement et des infrastructures adéquats pour permettre aux établissements d’enseignement supérieur de remplir leur mission.

La CLAA réaffirme que la protection de la liberté académique et de l’autonomie universitaire est essentielle pour renforcer la démocratie, promouvoir la production de connaissances indépendantes et garantir la jouissance effective des droits de la personne dans l’ensemble des Amériques.