Les canadien(ne)s sont les plus susceptibles de classer l'énergie comme le secteur ayant le plus grand potentiel d'accroître les exportations vers des destinations autres que les États-Unis;

Souhaitent que le Canada donne la priorité aux exportations d'énergie vers l'Europe et l'Asie.

Les résultats du sondage d'opinion publique trimestriel réalisé par Énergie positive et Nanos Research révèlent les opinions des canadien(ne)s sur les questions énergétiques clés.

PE OMNI Survey - October 2025

Le sondage

L'étude a évalué les opinions des canadien(ne)s sur leurs ambitions climatiques, l’abordabilité de l'énergie et la priorité à accorder à l'environnement ou à l'économie. De plus, cette étude a examiné les opinions sur la confiance et le positionnement international du Canada en matière de réduction des émissions.

Le sondage a également interrogé les canadien(ne)s sur les investissements dans les infrastructures énergétiques, les destinations que le Canada devrait privilégier pour ses exportations d'énergie et leur opinion sur les secteurs de l'économie qui ont le plus grand potentiel de contribuer à l'objectif du pays de doubler ses exportations vers des destinations autres que les États-Unis.

Résultats clés

  1. Les canadien(ne)s sont divisé(e)s sur le moment opportun pour lutter contre les changements climatiques : près de deux canadien(ne)s sur cinq (39 %) estiment que c'est le moment idéal (note de 7 à 10 sur 10) pour que le Canada se montre ambitieux dans sa lutte contre les changements climatiques, même si cela a un coût pour l'économie. Ce résultat est conforme à la dernière vague de sondages réalisée en mai 2025 (37 %). Plus d'un tiers estiment que c'est le pire moment (note de 0 à 3 sur 10) (35 % ; 36 % en mai 2025). Un(e) canadien(ne) sur cinq continue également de considérer que c'est absolument le pire moment pour se montrer ambitieux (note de 0 sur 10) (22 % ; 20 % en mai 2025). Lorsqu'on leur demande la raison de leur opinion, ceux qui pensent que c'est le meilleur moment (note de 7 à 10 sur 10) répondent le plus souvent que nous devons agir maintenant/que les changements climatiques ne peuvent pas attendre (66 % ; 67 % en mai 2025), tandis que ceux qui pensent que c'est le pire moment (note de 0 à 3 sur 10) ont le plus souvent répondu qu'il y a d'autres priorités/qu'il faut se concentrer sur la santé/les besoins fondamentaux (nourriture, chauffage pour l'hiver, etc.) (21 %, contre 18 % en mai 2025).
  2. Le niveau d'inquiétude concernant les prix de l'énergie au cours des six prochains mois augmente : l'inquiétude concernant les prix de l'énergie au cours des six prochains mois (51 % des répondants ont attribué une note de 7 à 10 sur 10) a augmenté depuis la dernière vague en mai 2025 (45 %). Un(e) canadien(ne) sur quatre (24 %) évalue son niveau d'inquiétude à 10 sur 10. Les résidents de la région de l'Atlantique sont plus susceptibles d'être inquiets (moyenne de 7,4 sur 10, contre une moyenne nationale de 6,3) que les résidents du Québec (moyenne de 5,9 sur 10) tout comme ceux qui se considèrent comme étant de droite (moyenne de 7,1 sur 10) par rapport à ceux qui se considèrent comme étant de gauche (moyenne de 5,4 sur 10). Lorsqu'on leur a demandé la raison de leur opinion, ceux qui se disent préoccupés ont le plus souvent cité le coût élevé/la hausse des prix (25 %), tandis que ceux qui se disent non préoccupés ont le plus souvent répondu « je peux me le permettre/ce n'est pas cher/je ne suis pas préoccupé » (58 %).
  3. Les canadien(ne)s sont nettement plus enclins à privilégier la croissance économique plutôt que l'environnement : près de trois canadien(ne)s sur cinq estiment que la croissance et la création d'emplois devraient être la priorité absolue, même si cela nuit dans une certaine mesure à l'environnement. Cela représente une augmentation de plus de dix points de pourcentage depuis la vague précédente (57 %, contre 44 % en novembre 2024). Environ un(e) répondant(e) sur trois estime que la protection de l'environnement devrait être prioritaire, même si cela entraîne un ralentissement de la croissance économique et certaines pertes d'emplois (35 %, contre 46 % en novembre 2024). Ceux qui votent habituellement pour le Parti conservateur du Canada (88 %) sont quatre fois plus susceptibles de donner la priorité à la croissance et à la création d'emplois que ceux qui votent habituellement pour le Nouveau Parti démocratique du Canada (19 %), et ceux qui se penchent vers la gauche sont six fois plus susceptibles de donner la priorité à l'environnement (69 %) que ceux qui se penchent vers la droite (10 %).
  4. Les canadien(ne)s font davantage confiance aux citoyens et aux gouvernements qu'aux entreprises pour réduire les émissions : plus d'un(e) canadien(ne) sur quatre a une grande confiance (note de 7 à 10 sur 10) dans la capacité des citoyens à changer leur comportement (27 % ; en légère hausse par rapport à 22 % en novembre 2024) et dans celle des gouvernements à élaborer des politiques (26 % ; 24 % en novembre 2024) pour aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, plus de la moitié des répondants ont peu confiance (note de 0 à 3 sur 10) dans la capacité des entreprises à modifier leur comportement pour contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (55 %, en légère hausse par rapport à 50 % en novembre 2024).
  5. Diminution du nombre de canadien(ne)s qui pensent que le Canada devrait viser à devancer les autres grandes économies en matière de réalisation des objectifs climatiques : un peu plus d'un(e) canadien(e) sur trois pense que le Canada devrait viser à devancer les autres grandes économies en matière de réalisation des objectifs climatiques (34 %, contre 42 % en octobre 2023). Près de la moitié des répondants ont déclaré que le Canada devrait viser à se situer à peu près au même niveau que les autres grandes économies en matière de réalisation des objectifs climatiques (49 %, contre 40 % en 2023) et plus d'un sur dix a déclaré qu'il devrait viser à se situer derrière les autres grandes économies dans ce domaine (16 %). Les résidents de la Colombie-Britannique sont plus nombreux à penser que le Canada devrait viser à devancer les autres grandes économies en matière de réalisation des objectifs climatiques (43 %) que les résidents des Prairies (23 %).
  6. La majorité des canadien(ne)s sont d'accord pour que le gouvernement investisse de manière égale dans les infrastructures énergétiques destinées à la consommation au Canada et à l'exportation : lorsqu'on leur demande quelle voie ils préfèrent en matière d'investissements gouvernementaux dans les infrastructures énergétiques, près de trois canadien(ne)s sur cinq répondent qu'il faudrait investir de manière égale dans les infrastructures destinées à la consommation d'énergie au Canada et à l'exportation d'énergie (57 %), tandis que deux sur dix donnent la priorité aux infrastructures destinées à la consommation d'énergie au Canada (21 %) et un sur dix aux infrastructures destinées à l'exportation d'énergie (11 %).
  7. Les canadien(ne)s estiment que le Canada devrait donner la priorité à l'Europe et à l'Asie pour ses exportations d'énergie, suivies des États-Unis : lorsqu'on leur demande quelles destinations le Canada devrait privilégier pour ses exportations d'énergie, un(e) sur trois répond l'Europe (35 %), un(e) sur quatre l'Asie (24 %) et un(e) sur cinq les États-Unis (19 %). Les résidents de la Colombie-Britannique sont deux fois plus nombreux à citer l'Asie (35 %) que les résidents du Québec (15 %), et ceux qui se disent de droite sont cinq fois plus nombreux à citer les États-Unis (38 %) que ceux qui se disent de gauche (7 %).
  8. Un(e) canadien(ne) sur trois estime que l'énergie est le secteur économique qui présente le plus grand potentiel pour doubler les exportations canadiennes vers des destinations autres que les États-Unis : lorsqu'on leur a demandé de classer les secteurs qui ont le plus grand potentiel pour aider à atteindre l'objectif du Canada à doubler les exportations canadiennes vers des destinations autres que les États-Unis au cours de la prochaine décennie, l'énergie est arrivée en première place (37 %), suivie des minéraux et des métaux (25 %) et de l'agriculture et de l'alimentation (19 %). Les personnes de droite étaient plus susceptibles de classer l'énergie en première position (46 %) que celles de gauche (24 %), tout comme les résidents des Prairies (50 %) par rapport aux résidents du Québec (29 %).