Cette étude a permis de recueillir l’avis des Canadien.ne.s sur l’ambition climatique, l’accessibilité financière de l’énergie, l’adéquation des politiques climatiques avec leurs opinions, ainsi que sur la capacité des gouvernements à préserver l’accessibilité financière tout en poursuivant leurs objectifs en matière de lutte contre le changement climatique. L'étude a également évalué les points de vue sur la capacité du Canada à offrir un environnement favorable aux investisseurs, à mener à bien les projets énergétiques dans les délais impartis et à faire approuver de nouveaux projets par les pouvoirs publics. Elle visait également à mieux comprendre si les Canadien.ne.s estiment que le gouvernement fédéral est sur la bonne ou la mauvaise voie en matière de construction d'infrastructures énergétiques, de conciliation des préoccupations des différentes parties prenantes et d'élaboration de politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les inquiétudes liées aux prix de l'énergie atteignent un niveau record depuis 2022
Les résultats d'un sondage d'opinion trimestriel réalisé par Énergie positive et Nanos Research révèlent que près de trois Canadien.ne.s sur quatre s'inquiètent des prix de l'énergie, et que leur opinion sur la gestion des projets énergétiques et de la lutte contre le changement climatique par le gouvernement fédéral est plutôt négative.
Le sondage
Résultats clés
- L’inquiétude face aux prix de l’énergie atteint son plus haut niveau depuis le début du suivi : l’inquiétude face aux prix de l’énergie atteint un niveau record depuis le début du suivi en novembre 2022, près de trois Canadien.ness sur quatre (73 %) se disant préoccupés par les prix de l’énergie qu’ils devront payer pour des services tels que le chauffage et les transports au cours des six prochains mois (le précédent record était de 66 % entre 2022 et 2024).
- Les opinions positives concernant l’ambition climatique remontent : après une baisse constante de mai 2023 à mai 2025, les Canadien.ne.s se montrent plus optimistes quant au moment choisi par le Canada pour faire preuve d’ambition dans la lutte contre le changement climatique, même si cela a un coût pour l’économie ; un peu moins d’un sur deux estime désormais que c’est le meilleur moment pour se montrer ambitieux (47 %, contre un creux de 37 % en mai 2025).
- .Les Canadien.ne.s continuent d’attribuer de faibles notes aux gouvernements pour leur capacité à garantir l’accessibilité financière de l’énergie dans le cadre de la réalisation des objectifs climatiques : quatre Canadien.ne.s sur dix (41 %) estiment que les gouvernements canadiens font un travail médiocre ou très médiocre pour garantir l’accessibilité financière de l’énergie alors que le Canada s’efforce d’atteindre ses objectifs climatiques, ce qui représente près de trois fois plus que ceux qui estiment que les gouvernements font un très bon ou bon travail (14 %). Ce résultat est conforme à celui de l’enquête menée en 2025 (40 % d’avis « médiocre » ou « très médiocre »), mais inférieur à celui de l’enquête de 2024 (52 % d’avis « médiocre » ou « très médiocre »).
- Les opinions concernant l'orientation du gouvernement fédéral en matière de réduction des émissions et d'infrastructures énergétiques sont plutôt négatives : Dans l’ensemble, les Canadien.ne.s sont plus enclins à penser que le gouvernement fédéral fait fausse route plutôt que d’être sur la bonne voie en ce qui concerne l’orientation qu’il adopte pour élaborer des politiques visant à réduire les émissions (43 % « fausse route », 26 % « bonne voie »), mettre en place des infrastructures énergétiques afin de diversifier nos exportations (40 % « fausse route », 32 % « bonne voie ») et trouver un équilibre entre les besoins des collectivités et les intérêts généraux (37 % « fausse route », 27 % « bonne voie »). Les avis sont partagés quant à la rapidité de la construction des infrastructures énergétiques pour répondre aux besoins des Canadiens : plus d’un tiers des personnes interrogées estiment respectivement que le gouvernement est sur la mauvaise voie (37 %) ou sur la bonne voie (34 %).
- Un tiers des Canadien.ne.s reste indécis quant à l’orientation du gouvernement fédéral en matière d’infrastructures énergétiques et de réduction des émissions : Environ un Canadien sur trois ne sait pas si le gouvernement fédéral est sur la bonne ou la mauvaise voie en matière d’infrastructures énergétiques (28 % indécis quant à la rapidité de leur construction pour répondre aux besoins des Canadiens ou pour diversifier nos exportations énergétiques, 36 % indécis quant à l’équilibre entre les besoins des collectivités et les intérêts généraux, et 31 % indécis quant à l’élaboration de politiques contribuant à réduire les émissions).
- Les Canadien.ne.s attribuent une mauvaise note au Canada en matière de nouveaux projets énergétiques : ils sont plus de deux fois plus nombreux à estimer que le Canada obtient de mauvais résultats plutôt que de bons dans ce domaine, qu’il s’agisse de mener à bien ces projets dans les délais (11 % « bien » /« très bien », 44 % « mal » / « très mal »), d’offrir un cadre politique et réglementaire clair aux investisseurs (17 % « bien » /« très bien », 37 % « mal » / « très mal ») ou d’obtenir l’approbation de nouveaux projets énergétiques par le gouvernement (17 % « bien » / « très bien », 41 % « médiocre / très médiocre »).