Un nouveau sondage d'opinion révèle que les Canadien(ne)s souhaitent la diversification du portefeuille des exportations énergétiques

Les résultats d'un sondage d'opinion trimestriel mené par Positive Energy et Nanos Research montrent que les Canadien(ne)s estiment que les gouvernements canadiens ne parviennent pas à créer un environnement favorable aux investissements dans les projets énergétiques.

Nanos Omni Feb 2026
Énergie positive

Le sondage

Cette étude a permis de recueillir l'avis des Canadien(ne)s sur le pétrole et le gaz, et plus particulièrement sur leur importance pour l'économie canadienne actuelle et future, ainsi que sur l'augmentation des exportations de pétrole et de gaz comme moyen de garantir un approvisionnement énergétique mondial plus sûr, et de contribuer à la lutte contre le changement climatique à l'échelle internationale.

Des questions ont également été posées sur la performance du gouvernement, sur la création d'un environnement favorable aux investisseurs qui développent des infrastructures énergétiques, sur les décisions prises en matière d'énergie et de changement climatique, ainsi que sur les régions vers lesquelles le Canada devrait orienter ses exportations énergétiques.

Résultats clés

  1. Le secteur pétrolier et gazier est toujours considéré comme très important pour l'économie actuelle et future du Canada, malgré un léger recul par rapport aux vagues précédentes :
    Quatre Canadien(ne)s sur cinq jugent que le pétrole et le gaz sont importants pour l'économie actuelle du Canada (note de 7 à 10 sur 10) (81 %). De plus, environ trois sur cinq (63 %) considèrent que le pétrole et le gaz sont importants pour l'économie future, soit une baisse de 7 points de pourcentage depuis février 2025, mais ce qui représente tout de même une hausse de 22 points par rapport à l'enquête de référence de 2020.
  2. Les Canadien(ne)s estiment que les exportations de pétrole et de gaz devraient être accrues afin de contribuer à la sécurité et à la fiabilité de l'approvisionnement énergétique mondial : 
    Sept Canadien(ne)s sur dix sont d'accord (41 %) ou plutôt d'accord (29 %) pour dire que le Canada devrait accroître ses exportations de pétrole et de gaz afin de contribuer à la sécurité de l'approvisionnement énergétique mondial (soit une hausse de 8 points de pourcentage par rapport à février 2025 – 36 % d'accord ; 26 % plutôt d'accord). Il convient de noter que les Canadien(ne)s de droite (69 % sont d'accord ; 22 % sont plutôt d'accord) sont deux fois plus susceptibles de se dire d'accord ou plutôt d'accord que les Canadien(ne)s de gauche (14 % sont d'accord ; 26 % sont plutôt d'accord).
  3. Les Canadien(ne)s s’accordent à dire que les exportations de pétrole et de gaz peuvent contribuer à lutter contre les changements climatiques si elles remplacent des sources d’énergie plus nocives :
    Les Canadien(ne)s sont deux fois plus nombreux à être d’accord ou plutôt d’accord (69 %) avec l’idée que les exportations canadiennes de pétrole et de gaz peuvent contribuer à lutter contre les changements climatiques mondiaux si elles remplacent d’autres sources d’énergie plus nocives pour le climat qu’à être en désaccord ou plutôt en désaccord (25 %). Les résident(e)s des Prairies sont plus nombreux à être d’accord ou plutôt d’accord (79 %) que les résident(e)s du Québec (52 %).
  4. Les Canadien(ne)s sont plus enclins à estimer que les gouvernements font un travail médiocre ou moyen pour mettre en place un cadre politique et réglementaire favorable aux investissements énergétiques, plutôt que de considérer qu’ils font du bon travail :
    Les Canadien(ne)s sont plus nombreux à affirmer que les gouvernements font un travail médiocre (20 % « médiocre » ; 17 % « très médiocre ») pour offrir un cadre politique et réglementaire clair, prévisible et compétitif aux investisseurs qui construisent des infrastructures énergétiques afin d’aider le Canada à atteindre ses objectifs en matière de changement climatique. Plus d'un(e) Canadien(ne) sur cinq estime que les gouvernements font un très bon ou un bon travail (5 % très bon ; 17 % bon), ce qui représente une augmentation par rapport aux vagues précédentes. De plus, près d'un tiers des Canadien(ne)s indiquent que les gouvernements font un travail moyen (30 %).
  5. Les Canadien(ne)s sont deux fois plus nombreux à estimer que les gouvernements font un travail médiocre ou très médiocre pour permettre aux entreprises de construire suffisamment rapidement des infrastructures énergétiques afin de diversifier les exportations énergétiques, plutôt que de faire un travail bon ou très bon :
    Les Canadien(ne)s sont deux fois plus susceptibles de juger très médiocre (20 %) ou médiocre (22 %) le travail accompli par les gouvernements pour permettre aux entreprises de construire suffisamment rapidement des infrastructures énergétiques afin de diversifier les exportations énergétiques du Canada, plutôt que très bon (6 %) ou bon (12 %). Trois habitant(e)s des Prairies sur cinq (20 % « médiocre » ; 40 % « très médiocre ») estiment que les gouvernements font un travail médiocre ou très médiocre.
  6. Les Canadien(ne)s jugent médiocre le travail accompli par les gouvernements fédéral et provinciaux dans le cadre de leur collaboration sur les questions énergétiques et climatiques :
    Les Canadien(ne)s sont toujours deux fois plus nombreux à juger médiocre le travail accompli par les gouvernements fédéral et provinciaux dans le cadre de leur collaboration sur les questions énergétiques et climatiques (prise de décision en matière d'énergie : 18 % très médiocre ; 28 % médiocre ; prise de décision en matière de changement climatique : 20 % très médiocre ; 29 % médiocre ; et prise de décision pour la réalisation de projets énergétiques : 19 % très médiocre ; 28 % médiocre). Cependant, le nombre de Canadien(ne)s estimant que les gouvernements fédéral et provinciaux ont fait un bon/très bon travail en matière de collaboration sur les questions énergétiques et climatiques a atteint des sommets lors de cette vague (prise de décision en matière d'énergie : 3 % très bonne ; 16 % bonne ; prise de décision en matière de changement climatique : 2 % très bonne ; 13 % bonne ; et prise de décision pour la mise en œuvre de projets énergétiques : 3 % très bonne ; 15 % bonne).
  7. Les Canadien(ne)s souhaitent un portefeuille diversifié d'exportations énergétiques, l'Europe et les États-Unis figurant parmi leurs deux principales destinations :
    Interrogés sur la répartition des exportations énergétiques du Canada à l’échelle mondiale, les Canadien(ne)s souhaitent un portefeuille diversifié, avec environ un quart des exportations énergétiques destinées à l’Europe (27 %) ou aux États-Unis (24 %), et le reste à l’Asie (20 %), au Mexique (13 %), à l’Amérique centrale et du Sud (10 %) et à l’Afrique (7 %). Les principales raisons invoquées pour ce choix sont la proximité des marchés d'exportation (20 %), suivie de la demande du marché (12 %).