La Dre Huus s’intéresse à l’influence de l’interaction entre le régime alimentaire et le microbiome intestinal sur le système immunitaire, l’inflammation et la santé du cœur et du cerveau.
Au Canada, les aliments ultratransformés comptent pour la moitié des calories que les gens consomment et sont liés à de nombreuses maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires et la dépression. La Dre Huus étudiera l’effet des interactions entre l’alimentation et le microbiome sur l’inflammation aiguë en réaction aux vaccins ainsi que sur les maladies inflammatoires chroniques.
Elle possède une expertise en ce qui a trait à l’influence des interactions entre l’alimentation et le microbiome sur la santé. Durant la pandémie de COVID-19, elle a dirigé l’étude µHEAT visant à caractériser ces interactions dans les réponses induites par la vaccination. L’étude a révélé que certains microbes intestinaux contribuent à augmenter le risque d’effets indésirables des vaccins comme la fièvre. De plus, elle a constaté qu’un mauvais régime alimentaire, notamment une grande consommation de produits ultratransformés, peut favoriser le développement de ces microbes associés à la fièvre; il faudrait toutefois mener des essais interventionnels sur des sujets humains pour déterminer si le régime a une réelle influence sur la fièvre et les réactions inflammatoires qui y sont liées.
À l’Université d’Ottawa, grâce au soutien du programme de recrutement universitaire de l’Interconnectome cœur-cerveau, la Dre Huus se penche sur les effets des interactions entre l’alimentation et le microbiome intestinal sur l’inflammation aiguë et chronique, et sur le risque de développer une maladie chronique de l’intestin, du cœur et du cerveau. Son laboratoire caractérisera les microbes intestinaux associés à l’inflammation et l’effet des aliments ultratransformés sur ces microbes, pour ensuite déterminer si un régime dénué d’aliments ultratransformés peut réduire l’inflammation aiguë et chronique chez l’humain. Ses travaux jetteront un éclairage sur les effets des régimes à base d’aliments industriels ultratransformés sur la santé et l’inflammation, afin d’orienter les stratégies de prévention et d’intervention pour diminuer les réactions inflammatoires induites par les vaccins et les maladies chroniques.
« Je crois que nous commençons à peine à entrevoir les nombreuses façons dont l’alimentation influence les microbes intestinaux, qui à leur tour influencent nos réponses immunitaires. Il reste tant de choses à découvrir, et je suis très impatiente de commencer le travail avec ma nouvelle équipe », déclare-t-elle.
Grâce aux travaux de la Dre Huus, l’Interconnectome cœur-cerveau et l’Université d’Ottawa feront figure de leaders dans le domaine de la science du microbiome et enrichiront les connaissances sur l’axe alimentation-microbiome-santé humaine. La Dre Huus accepte actuellement les demandes de direction de thèse. Pour en savoir plus sur sa recherche, consultez son profil et son site Web.
L’Interconnectome cœur-cerveau
L’Interconnectome cœur-cerveau (ICC), un programme de recherche interdisciplinaire révolutionnaire subventionné à hauteur de 109 millions de dollars par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada (FERAC), vise à accélérer le développement d’outils de prévention, de dépistage, de traitement et de prise en charge des troubles concomitants du cerveau, du cœur et de l’esprit.