Mythe 1 : Partir en échange coûte trop cher.
Réalité : Les échanges étudiants coûtent moins cher qu’on le pense. Les bourses, une bonne planification budgétaire, une recherche approfondie et diverses ressources peuvent aider à réduire les coûts.
Pour Kayla Hunkin, étudiante de quatrième année en psychologie, l’obtention d’une prestigieuse bourse Killam offerte par Fulbright Canada pour un échange d’un trimestre à l’Université d’Hawaï à Mānoa a exigé beaucoup d’efforts et d’engagement. Toutefois, cette bourse a grandement facilité son séjour d’échange à Hawaï, une destination magnifique, mais onéreuse.
« Ce soutien financier m’a grandement aidée, notamment en raison du coût élevé de la vie à Hawaï. La bourse m’a permis d’assumer les droits de scolarité et une partie des frais de logement. Surtout, elle m’a procuré une tranquillité d’esprit, me permettant de me concentrer sur mes études et mon expérience là-bas, sans avoir à travailler pendant mon séjour. »
Kayla Hunkin explique avoir présenté sa candidature à cette bourse de 6 000 $ US en raison de son intérêt pour la psychologie et de son désir d’explorer la façon dont l’éducation, l’environnement et la culture façonnent le comportement humain.
Sa sélection s’est accompagnée d’exigences universitaires considérables, même si elle avait l’occasion de découvrir une destination souvent reconnue pour son attrait touristique.
Kayla encourage toute personne souhaitant prendre part à un échange étudiant à se renseigner sur les bourses offertes et à soumettre une candidature, même si elle doute de ses chances de réussite.
« Si vous avez de bonnes raisons de participer, ainsi que la motivation et la détermination nécessaires pour mener le processus à bien, je crois sincèrement que vous devriez présenter une demande de bourse. »
Kayla Hunkin
— Étudiante de quatrième année en psychologie
Même sans bourse, Kayla affirme qu’il existe toujours des solutions de rechange et des moyens de réduire les dépenses.
« Au bout du compte, le coût d’un échange varie considérablement selon le pays d’accueil et la situation de chaque personne, mais je crois qu’une recherche approfondie, une bonne planification budgétaire et le recours aux ressources destinées à la population étudiante peuvent réduire considérablement les dépenses. »
En effet, plusieurs bourses sont offertes pour couvrir une partie des dépenses associées à des études à l’étranger.
Découvrez les bourses du programme d’échange
Mythe 2 : Partir en échange est trop stressant.
Réalité : Vous serez à la hauteur du défi et découvrirez une force intérieure dont vous ne soupçonniez peut-être pas l’existence.
Au départ, Sarah Hooymans, étudiante en philosophie avec une mineure en anglais, affirme que son séjour d’échange à l’Université Maynooth, en Irlande, a été très difficile. Cependant, tous les efforts qu’elle a dû déployer ont fini par porter leurs fruits.
« En bâtissant ma propre vie, complètement seule dans un pays étranger, j’en ai beaucoup appris sur qui je suis et ce dont je suis capable. »
Sarah Hooymans
— Étudiante en philosophie avec une mineure en anglais
Elle reconnaît qu’au début, tous les bouleversements que cette expérience impliquait l’inquiétaient.
« J’avais peur de laisser derrière tout ce que je connaissais et ce que j’aimais pour m’établir dans une ville inconnue dans un pays tout aussi inconnu. Je redoutais de devoir sacrifier des relations personnelles ou renoncer à des pans de ma vie. »
Les premières semaines suivant son arrivée, à la mi-janvier, ont été éprouvantes. Il pleuvait tous les jours. Elle se sentait loin de chez elle, n’avait pas encore noué d’amitiés proches, ne savait pas où faire son épicerie et n’arrivait pas à comprendre le fonctionnement du chauffe-eau et des radiateurs de la maison où elle logeait.
Mais les choses, comme le ciel, se sont rapidement éclaircies.
« J’ai rencontré des personnes extraordinaires, qui m’ont accompagnée lors des bonnes et des mauvaises journées. Nous avons vécu de grands moments ensemble, comme des escapades de fin de semaine à travers l’Europe, mais aussi de petits instants précieux, comme nos séances d’étude à la bibliothèque ou ces périodes difficiles où nous nous consolions mutuellement. »
Mythe 3 : Je ne serai pas capable de gérer un échange par moi-même.
Réalité : Des spécialistes de l’Université d’Ottawa et des établissements d’accueil vous accompagnent tout au long du processus et vous orientent vers les ressources appropriées.
« Grâce aux ressources fournies par l’équipe de la mobilité de l’Université d’Ottawa et par mon université d’accueil, j’ai pu faire une demande de visa d’études, trouver un appartement abordable, m’inscrire à mes cours et m’occuper de tous les autres aspects fondamentaux, explique Bowen Zhang, étudiant en communication. Il m’a fallu quelques semaines pour tout régler, mais c’était bien peu pour faire l’expérience de vivre plusieurs mois dans une ville étrangère. »
Étudiant international originaire de Chine, Bowen affirme qu’il n’aurait jamais imaginé qu’un séjour d’études à l’Université de Mannheim, en Allemagne, ferait partie de son parcours à l’Université d’Ottawa. Il explique qu’au départ, les démarches pour participer à un programme d’échange lui semblaient particulièrement complexes et exigeantes.
« Bien sûr, un échange n’est pas toujours un long fleuve tranquille.
« Il y aura des moments où l’on peut se sentir dépassé : quand la langue environnante est incompréhensible, ou quand surviennent des retards et des annulations de transport. »
« À la fin de l’échange, on se sent plus à l’aise dans des situations qui paraissaient autrefois trop lourdes à gérer. »
Bowen Zhang
— Étudiant en communication
Mythe 4 : Un échange ne vaut pas tout le temps et les efforts qu’exigent la demande de participation et l’organisation du séjour.
Réalité : C’est une expérience enrichissante dont vous vous souviendrez toute votre vie.
Au trimestre d’hiver de sa troisième année à l’Université d’Ottawa, Megan Satumba, étudiante de quatrième année en nutrition, a choisi de partir à l’Université du Cap, en Afrique du Sud, même si elle disposait de peu d’information sur la façon dont ce projet pourrait se concrétiser.
« Malgré le stress, je n’aurais pas pu vivre une expérience plus enrichissante, déclare Megan.À l’automne, la logistique de mon voyage était très floue, et il aurait été difficile de prédire s’il allait bien avoir lieu. Néanmoins, au prix de bien des efforts et après de nombreuses communications avec mon université d’accueil, j’ai demandé un visa, alors qu’il restait très peu de temps avant mon vol prévu. Heureusement, tout s’est bien passé et j’ai poussé un soupir de soulagement quand j’ai reçu mon passeport par courrier, où figurait mon visa d’études. »
« Le processus est assez exigeant et éprouvant, mais tout compte fait, c’est à vous de faire en sorte qu’il en vaille la peine. »
Megan Satumba
— Étudiante de quatrième année en nutrition
Mythe 5 : Il n’y a aucun intérêt à partir dans un autre pays uniquement pour étudier.
Réalité : Un échange va bien au-delà du cadre universitaire et ouvre la porte à de nombreuses découvertes.
« Le fait de vivre à l’étranger m’a donné l’occasion de découvrir une nouvelle culture, de rencontrer des gens de partout dans le monde et de sortir de la routine à laquelle j’étais habitué au Canada », explique Reuben D’Souza, étudiant en informatique, qui a étudié à l’Université technologique de Nanyang (NTU), à Singapour.
Initialement, Reuben D’Souza croyait que son échange porterait uniquement sur les études. Aujourd’hui, il affirme qu’il s’agit de l’un des moments marquants de son parcours universitaire.
« J’ai noué des amitiés avec des personnes que je n’aurais jamais rencontrées autrement, et avec qui j’ai gardé le contact. Si vous envisagez de faire un échange, je vous recommande de vous lancer. »
Reuban D’Souza
— Étudiant en informatique
« Ce que j’ai probablement le plus aimé, c’est de vivre à Singapour. J’ai passé une bonne partie de mon temps libre à essayer différents centres de hawkers (des aires de restauration composées de kiosques locaux et indépendants), à explorer les quartiers et à parcourir la ville avec mes camarades. Singapour est aussi un excellent point de départ pour voyager en Asie. Pendant mon trimestre, j’ai visité dix autres pays. »
Mythe 6 : Vous ne pouvez choisir qu’une seule destination.
Réalité : Les échanges doubles vous permettent d’étudier dans deux établissements différents au cours d’une même année.
Pour Emma Champagne, étudiante en sciences de la santé ayant étudié à l’Université de Leyde, aux Pays-Bas, et à l’Université d’Adélaïde, en Australie, la possibilité de découvrir deux pays différents a rendu l’expérience d’échange encore plus enrichissante.
« J’ai choisi de faire un échange double, et ce fut l’une des meilleures décisions que j’ai prises. J’ai pu me plonger dans deux cultures très distinctes, faire l’expérience de modes de vie différents et apprendre à m’adapter à de nouveaux milieux. »
Emma Champagne
— Étudiante en sciences de la santé
« J’ai dû m’adapter à chaque pays, que ce soit aux gens, à la culture, au système d’éducation, aux paysages, au mode de vie ou à la vie quotidienne. C’est toutefois en raison de ces particularités que j’ai vécu une expérience aussi spéciale.
« Aux Pays-Bas, tout va très vite, il y a des gens partout, et même la manière dont on s’habille et on socialise est très différente. »
L’Australie représentait un tout autre univers.
« J’ai été surprise par la capacité des Australiennes et Australiens à concilier le travail, l’école, la vie sociale et les moments passés à profiter de ce que le pays a à offrir. »
Mythe 7 : Partir en échange en solo ne serait pas agréable.
Réalité : Cette expérience vous aidera à bâtir votre caractère.
Jason Yang, étudiant en mathématiques et en économie a étudié à l’Université de Nagoya, au Japon.
Faire de nouvelles rencontres et se lier d’amitié avec des personnes de partout dans le monde figuraient parmi les principaux objectifs de son échange, et l’expérience a été à la hauteur de ses attentes. Cependant, malgré les nombreux liens qu’il a tissés avec des personnes de divers pays, il a découvert le plaisir et la liberté d’explorer différentes régions du Japon en solo.
« J’ai finalement eu l’idée de partir seul. Ce n’était pas facile au début : je devais assumer en entier le coût des chambres d’hôtel et passer des heures dans le train, seul.
« Avec le temps, j’ai toutefois commencé à apprécier l’expérience. Rien ne m’empêchait de changer de plan en cours de route, ce qui me facilitait beaucoup la vie et m’a permis de faire des découvertes imprévues. J’ai également aimé pouvoir aller à mon propre rythme, sans avoir à faire de compromis. »
« Mon conseil aux personnes qui feront un échange : n’attendez pas que les autres se rallient à votre idée. Faites des voyages en solitaire et ouvrez-vous à une nouvelle perspective qui vous accompagnera toute votre vie. »
Jason Yang
— Étudiant en mathématiques et en économie
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