L’intelligence artificielle générative (IAg), notamment des outils comme ChatGPT, Microsoft Copilot, Google Gemini, etc., transforme aujourd’hui les pratiques d’écriture. De plus en plus d’étudiant·e·s y ont recours pour planifier, structurer ou réviser leurs textes. Mais une question centrale demeure : ces textes portent-ils réellement des traces reconnaissables ?
Ce projet propose d’aborder cette question à travers une enquête linguistique. À partir de textes comparables, produits avec et sans assistance de l’IAg, les étudiant·e·s seront amené·e·s à observer et à analyser les transformations de l’écriture. Ils et elles apprendront à repérer des indices concrets, tels que :
- des formulations générales ou stéréotypées;
- des répétitions lexicales ou syntaxiques;
- des structures particulièrement homogènes;
- un style fluide, mais parfois impersonnel ou marqué par un effacement de la voix auctoriale.
Le projet invite ainsi à analyser les textes de manière rigoureuse, comme de véritables « détectives du langage », afin de mieux comprendre ce que l’IAg modifie – ou ne modifie pas – dans les pratiques rédactionnelles.
Les objectifs sont les suivants :
- comprendre comment l’IAg peut transformer l’écriture;
- apprendre à repérer et décrire des indices linguistiques et discursifs;
- contribuer à l’élaboration d’une grille d’analyse simple;
- s’initier aux principales étapes d’une démarche de recherche en sciences humaines.
Aucune expérience préalable en recherche n’est requise. Le projet repose avant tout sur la curiosité, l’observation et le développement d’un regard critique sur les textes, y compris les leurs. Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche plus large sur les transformations de l’écriture à l’ère de l’IAg et constitue une étape exploratoire visant à tester des outils d’analyse et à dégager des tendances préliminaires.