Le projet porte sur la manière dont les étudiantes et étudiants de premier cycle d’une université bilingue utilisent les outils d’intelligence artificielle (IA) générative comme ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot pour réaliser leurs travaux universitaires en langue seconde. À l’Université d’Ottawa, l’enseignement et la prestation des services se déroulent en anglais et en français. C’est un milieu idéal pour les personnes qui souhaitent étudier comment l’IA est utilisée dans des contextes multilingues.
Dans le débat actuel sur l’emploi de l’IA générative en enseignement, on met souvent l’accent sur les risques (recours excessif à l’IA, atteinte à l’intégrité universitaire, etc.). Peu de données empiriques ont été recueillies jusqu’ici sur la manière dont les étudiantes et étudiants emploient couramment les outils en jeu. Notre projet vise à combler cette lacune en examinant de près les pratiques étudiantes et leurs effets sur l’apprentissage des langues.
Nous nous sommes fixé trois grands objectifs :
- Préciser comment les étudiantes et étudiants se servent des outils d’IA générative dans le cadre de tâches en langue seconde (rédaction, révision et lecture);
- Déterminer comment cette utilisation influe sur la qualité des éléments de langage produits, notamment sur le plan du vocabulaire, de la grammaire et de la clarté;
- Cerner les cas d’utilisation efficace ou inefficace de l’IA générative, afin d’améliorer les pratiques pédagogiques en contexte d’enseignement bilingue.
Les résultats alimenteront le débat sur l’emploi de l’IA générative dans l’enseignement supérieur et jetteront des lueurs sur l’enseignement des langues dans les établissements bilingues.