Aimée Craft est professeure titulaire à la Section de common law de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Enseignante et chercheuse primée, elle est reconnue internationalement comme une figure de premier plan dans les domaines des droits autochtones, des traités et de l’eau. Elle est titulaire de la Chaire de recherche universitaire Nibi miinawaa aki inaakonigewin : gouvernance autochtone en relation avec la terre et l’eau. Originaire du territoire du Traité no 1 et de la patrie des Métis de la rivière Rouge, au Manitoba, elle est d’ascendance autochtone (anishinaabe-métis) et allochtone.
Depuis 2025, elle préside la Commission manitobaine de l’environnement. Elle a été nommée par l’Association du Barreau autochtone pour siéger au Comité consultatif indépendant sur les nominations à la Cour suprême du Canada en 2026. Elle a également été directrice de la recherche à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et première directrice de la recherche au Centre national pour la vérité et la réconciliation. Elle a exercé au Public Interest Law Centre pendant plus de dix ans et, en 2016, elle a été reconnue comme l’une des 25 avocates les plus influentes au Canada. En 2021, elle a reçu le prestigieux Prix du président de l’Association du Barreau canadien, puis a été nommée à l’Ordre de l’Ontario en 2022. En 2024, elle a reçu la Médaille du couronnement du roi Charles III.
La professeure Craft a reçu de nombreux prix pour ses travaux de recherche et de mobilisation des connaissances. Elle dirige plusieurs projets majeurs sur la décolonisation de l’eau, collabore avec de nombreuses nations et communautés autochtones sur les relations et responsabilités envers nibi (l’eau), et privilégie des recherches interdisciplinaires menées par des Autochtones, notamment par les arts visuels et le cinéma. Elle joue également un rôle actif dans des collaborations internationales portant sur la mémoire transformative en contexte colonial et sur la revitalisation des pratiques autochtones de naissance comme expressions de souveraineté territoriale.
Son livre primé Breathing Life into the Stone Fort Treaty porte sur la compréhension et l’interprétation des traités selon une perspective juridique anishinaabe (inaakonigewin). Son livre pour enfants, Treaty Words, acclamé par la critique, explique la philosophie et les relations issues des traités.
Elle a présidé la Section du droit autochtone de l’Association du Barreau canadien, a été présidente du Manitoba Arts Council, et siège actuellement au Speaker’s Bureau de la Treaty Relations Commission of Manitoba ainsi qu’à la Day Scholars Revitalization Society.