Le professeur Bassem Awad se joint à un effort international pour un accès équitable aux traitements contre le VIH

Par Common Law

Communication, Faculté de droit

Le professeur Bassem Awad (photo en petit format). À l’arrière-plan : un globe de verre, une seringue et deux comprimés jaunes.
L’accès aux innovations médicales qui sauvent des vies dépend de bien plus que des avancées scientifiques.

Les droits de brevet, les cadres réglementaires et les règles encadrant l’innovation collaborative peuvent déterminer si des thérapies prometteuses parviennent réellement aux personnes qui en ont le plus besoin.

Un nouveau projet de recherche international réunit une équipe transdisciplinaire composée de scientifiques et de spécialistes du génie, de l’économie de la santé ainsi que du droit et des politiques publiques pour mettre au point des solutions abordables et accessibles pour le suivi, le traitement et la guérison du VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le professeur Bassem Awad est cochercheur principal du projet, qui bénéficie d’une subvention Transformation du Fonds Nouvelles frontières en recherche (FNFR). Intitulé « IMMUNEQUITY : Transformer l’accès mondial aux immunothérapies grâce à l’innovation biomédicale frugale » (traduction libre), ce projet de 24 millions de dollars sur six ans est dirigé par le professeur Eric Arts, de l’Université Western. L’équipe de recherche comprend également des cochercheuses et cochercheurs ainsi que des collaboratrices et collaborateurs de l’Université de la Colombie-Britannique, de l’Université du Manitoba, de l’Université de Montréal, des facultés de génie et des sciences de la santé de l’Université Western, de l’Ivey Business School, ainsi que des partenaires ougandais du Joint Clinical Research Centre et de l’Université Makerere.

Arrivé à la Section de common law en juillet 2026, le professeur Awad dirigera le volet juridique et stratégique du projet. Ses travaux porteront notamment sur l’élaboration de cadres en matière de propriété intellectuelle, de réglementation et de gouvernance des données favorisant le développement de nouvelles immunothérapies et de technologies visant la guérison du VIH, ainsi qu’un accès équitable à celles-ci. Ses recherches examineront les enjeux juridiques à l’intersection du droit des brevets, de la gouvernance des données, de l’innovation collaborative et de l’accès aux médicaments. Elles permettront de cerner les obstacles qui, au chapitre juridique ou des politiques publiques, nuisent au passage des découvertes scientifiques du laboratoire à la population, tout en proposant des avenues viables sur le plan financier, de la collaboration et de l’accessibilité mondiale.

Le projet IMMUNEQUITY vise à explorer de nouvelles approches pour concevoir et déployer des immunothérapies dans des milieux où les ressources sont limitées. En misant sur l’innovation biomédicale à faible coût, l’équipe cherche à mettre au point des solutions qui élargiront l’accès aux technologies de santé essentielles là où les approches conventionnelles peuvent s’avérer inaccessibles ou difficiles à maintenir.

Accueilli récemment au sein de la communauté de l’Université d’Ottawa, le professeur Awad est directeur de la Clinique Samuelson-Glushko de politique d’Internet et d’intérêt public du Canada (CIPPIC), où il mène des recherches à l’intersection du droit, de la technologie et de l’intérêt public. Il est aussi chercheur au Centre de recherche en droit, technologie et société de l’Université, ce qui lui permet de rapprocher ses travaux de ceux du Centre sur les technologies émergentes, la propriété intellectuelle et les politiques publiques.

Félicitations au professeur Awad et à son équipe pour ce nouveau projet prometteur!

Consultez le communiqué de presse officiel du Secrétariat des programmes interorganismes à l’intention des établissements.