Ayant toutes deux terminé leur parcours à la Section ce printemps, Béatrice Dufresne et Rose Présumé ont décroché des stages à la Cour d'appel du Québec en 2027.
Apprenez-en plus sur les accomplissements de trois autres diplômé·es qui poursuivent leurs études à Oxford, à Cambridge et à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) dans le premier texte de notre série sur les parcours de nos anciens et anciennes.
Béatrice Dufresne (LL.L., 2026)
« Dès mon entrée en droit, je savais que je voulais travailler auprès de la magistrature », affirme Béatrice Dufresne. « Du côté du droit qui prend la décision. »
Ce qui la motive avant tout, c’est l’idée d’être témoin de la création du droit et du développement de la jurisprudence.
L’ancienne présidente de l’Association des étudiants en droit civil de l'Université d'Ottawa (AED) complètera l’École du Barreau et la Clinique du Barreau avant de débuter son stage à l’été 2027.
Béatrice Dufresne s’intéresse notamment au droit constitutionnel et au droit administratif. « J’aime l’idée de me pencher sur des questions juridiques qui vont nécessairement avoir un impact sur les particuliers dans le litige, mais aussi dans la société en général », explique-t-elle.
Celle qui a également étudié en sciences de la santé aime aussi le côté « plus mécanique » du droit de la preuve et de la procédure.
Ses années à la Section de droit civil ont été particulièrement formatrices, souligne-t-elle. Elle cite en exemple son implication dans l’AED et dans de nombreux comités, ses deux participations au concours Laskin, et ses mandats de recherche auprès des professeures Jennifer Quaid et Pascale Cornut-St-Pierre. « La Section m’a appris l’importance d’avoir du leadership, de la pensée critique et de l’initiative », estime-t-elle.
Rose Présumé (LL.L, 2024; J.D., 2026)
Rose Présumé se rappelle très bien du moment où elle a reçu l’appel d’un numéro masqué qui confirmait son embauche à la Cour d’appel. « C’était un tourbillon », raconte-t-elle. « J’étais très contente, mais c’était surtout un soulagement, après tout le stress du processus. »
Faire un stage à la magistrature était un objectif de longue date. Elle voulait notamment voir à quoi ressemble « l’autre côté, quand on reçoit les plaidoiries », explique-t-elle.
Sa formation à la Faculté de droit l'a bien préparée pour la Cour d’appel, selon elle. Son travail comme assistante de recherche auprès de la professeure Mariève Lacroix pour la rédaction de RESPO. Un précis a notamment contribué à sa méthodologie de recherche. Sa minutie et son attention au détail ont aussi été affinées dans le cadre de son assistanat à la Revue générale de droit, où elle a été exposée à différents domaines de recherche juridique.
Après la Cour d’appel, Rose Présumé veut devenir auxiliaire juridique à la Cour suprême. « Je cherche les occasions de redéfinir le droit », dit-elle. À plus long terme, c’est la pratique en droit des investissements étrangers qui l’intéresse. Elle a découvert ce domaine en participant au Foreign Direct Investment Moot, un concours de plaidoirie qui l’a menée jusqu’à Berlin.
« Le plus important pour moi, c’est de construire une pratique qui me ressemble », conclut-elle.