Pour la professeure Vanessa MacDonnell, la réponse se trouve non pas dans les textes de loi, mais dans les normes et les pratiques non écrites qui régissent l’exercice du pouvoir.
Nouvellement titulaire de la Chaire de l’Université en constitutionnalisme démocratique, la professeure MacDonnell se plongera dans les éléments tacites du cadre constitutionnel canadien. Au cours des cinq prochaines années, elle cherchera un moyen de mobiliser ces remparts cachés pour enrayer le déclin de la démocratie.
Ses travaux axés sur les normes constitutionnelles non écrites, le pouvoir exécutif et l’indépendance du système judiciaire jetteront un éclairage sur les dispositifs qui maintiennent l’État constitutionnel en place. Sa recherche apportera également aux groupes en quête d’équité des connaissances essentielles pour protéger leurs droits dans un paysage démocratique en mutation.
La professeure MacDonnell est la personne toute désignée pour mener ces travaux. Cette experte reconnue dans le monde en matière de droit constitutionnel canadien et comparatif explore les rouages des institutions d’État et l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire en conjuguant des approches doctrinale, comparative, théorique et empirique. Elle a publié dans des revues de premier plan et elle bénéficie d’un important financement concurrentiel, dont une subvention internationale de 1,7 million de dollars pour la recherche sur le constitutionnalisme non écrit.
Depuis son arrivée à l’Université d’Ottawa en 2012, la professeure MacDonnell s’est aussi distinguée par son leadership rassembleur. Codirectrice fondatrice du Centre de droit public de l’Université d’Ottawa, elle a participé à l’établissement de l’un des plus importants pôles de recherche en droit public au Canada, haut lieu de collaboration interdisciplinaire et de mentorat pour la nouvelle génération de chercheuses et chercheurs en droit.
Le travail de la professeure MacDonnell est à la fois tourné vers le monde et profondément ancré dans la pratique. Elle a été chercheuse invitée dans des établissements tels que l’Université de Cambridge et celle d’Oxford, et elle contribue régulièrement aux débats publics et politiques en donnant son avis d’experte et par sa recherche publique et sa collaboration avec des organismes du gouvernement et de la société civile.
Sa nomination à cette chaire de recherche de l’Université vient consacrer le caractère exceptionnel de ses réalisations, mais aussi l’urgence et l’importance de sa recherche à un moment crucial pour les démocraties constitutionnelles dans le monde. Les Chaires de recherche de l’Université sont soutenues par le Cabinet de la vice-rectrice à la recherche et à l’innovation afin de reconnaître des réalisations exceptionnelles et continues en recherche et de favoriser une culture d’excellence.
Toutes nos félicitations à la professeure MacDonnell pour cette nomination!