Le professeur Chidi Oguamanam se joint à la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO

Par Common Law

Communication, Faculté de droit

Professor Chidi Oguamanam inset against background of UNESCO building
Le professeur Chidi Oguamanam a été nommé à la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) de l’UNESCO, où il contribuera aux débats internationaux sur les enjeux éthiques soulevés par les avancées scientifiques émergentes et les technologies transformatrices.

Créée en 1998, la COMEST est un organe consultatif et un forum de réflexion indépendant qui réunit des spécialistes de diverses régions et disciplines pour étudier les défis éthiques découlant des progrès de la science et de la technologie, de même que des changements climatiques et des pressions environnementales. Par ses rapports et ses recommandations, la Commission oriente les travaux de l’UNESCO et de ses États membres, ainsi que ceux de la communauté de la recherche, des décisionnaires, de la société civile et d’autres parties prenantes.

Le professeur Oguamanam mettra ainsi au service de la Commission son expertise reconnue à l’échelle internationale en propriété intellectuelle, en savoirs autochtones et en gouvernance mondiale des connaissances. Dans le cadre de ses travaux de recherche, il analyse les liens entre les systèmes de propriété intellectuelle et les savoirs autochtones dans un contexte façonné par la mondialisation, l’évolution technologique et des revendications divergentes en matière de justice et d’inclusion. Il est le fondateur d’ABS Canada, un organisme qui encourage l’utilisation éthique des savoirs autochtones et le partage équitable des avantages qui en découlent, tout en épaulant les communautés autochtones dans la détermination des modalités d’accès, de gouvernance et de commercialisation de leurs connaissances. Titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en bio-innovation durable, en systèmes de savoir autochtone et en gouvernance mondiale du savoir, il est aussi cofondateur et codirecteur du réseau Open African Innovation Research (OpenAIR) ainsi que membre de trois centres d’excellence de l’Université d’Ottawa : le Centre de recherche en droit, technologie et société, le Centre de droit, politique et éthique de la santé et le Centre du droit de l’environnement et de la durabilité mondiale.  

À une époque où les biotechnologies, l’intelligence artificielle, l’innovation fondée sur les données et les pressions environnementales transforment rapidement les façons de créer, de valoriser et de commercialiser les connaissances, les travaux du professeur Oguamanam examinent comment le processus d’innovation peut tenir compte de l’ensemble des parties prenantes à la production des connaissances, tout en progressant sans reproduire les inégalités du passé. Leur objectif consiste à concevoir des modèles d’innovation et de gouvernance des connaissances qui reposent sur les principes de dignité, de réciprocité et d’autodétermination. Le mandat de quatre ans du professeur au sein de la COMEST lui permettra d’apporter cette perspective aux discussions internationales portant sur certains des enjeux éthiques les plus pressants à l’intersection de la science, de la technologie et de la société.

Félicitations au professeur Oguamanam!