Graduates
Albertine Diane Simo Souop, Katherine Fouzie et Josée Lebel
À l’aube d’un nouveau chapitre, la Faculté d’éducation célèbre la résilience, la passion et l’engagement de sa communauté diplômée à travers des parcours d’exception qui contribuent à redéfinir l’avenir de l’enseignement et de la recherche.

À chaque étape de leur parcours universitaire, les membres de la population étudiante de la Faculté d’éducation apprennent, innovent et transforment leur milieu. Guidées par une passion profonde et une ambition partagée, ces trajectoires donnent lieu à des expériences uniques qui font la richesse de notre communauté. Pendant que résonnent les célébrations de la collation des grades, la Faculté pose un regard fier sur le parcours de trois futures diplômées : Albertine Diane Simo Souop, Katherine Fouzie et Josée Lebel. Trois visages, trois histoires, mais une même promesse : celle de faire vibrer l’éducation au rythme de l’humain. 

Albertine Diane Simo Souop : la persévérance au service de l’inclusion

Arrivée au Canada après un parcours déjà bien rempli dans son pays d’origine, reprendre des études représentait pour Albertine un nouveau départ majeur, profondément marqué par la réalité de la conciliation travail-famille-études. 

« Mon parcours à la Faculté d’éducation a été marqué par de nombreux défis, mais surtout par une profonde transformation personnelle et professionnelle, confie Albertine. Ce que je retiens le plus de mon expérience, c’est avant tout le développement de ma confiance en moi comme future enseignante en Ontario. Les stages m’ont permis de découvrir différentes réalités scolaires, d’apprendre à travailler avec des élèves aux profils variés et de développer une approche plus inclusive, bienveillante et différenciée. » 

Parallèlement à ses stages et à sa vie de famille, Albertine s’est investie corps et âme dans la vie étudiante en tant que présidente de l’Association des étudiantes et étudiants de la formation à l’enseignement (AEEFE). Sous sa gouvernance, l’association a multiplié les initiatives pour renforcer le sentiment d’appartenance : activités d’accueil, mentorat, conférences d’intégration et valorisation de la communauté. Ce leadership exceptionnel lui a d’ailleurs valu une reconnaissance officielle, la députée Mona Fortier lui ayant décerné le prix Femmes et filles d’influence. 

Au-delà de l’engagement associatif, elle souligne l’environnement humain et l’encadrement offerts par l’administration de la Faculté, la proximité constante du doyen, ainsi que la disponibilité des nombreuses ressources de soutien à la réussite et au bien-être qui lui ont ouvert la voie du succès. 

C’est armée d’un bagage inestimable et d’une vision profondément humaine de son futur métier qu’Albertine tourne la page sur ce chapitre universitaire. 


« Aujourd’hui, je termine ce parcours avec énormément de gratitude et le sentiment d’avoir grandi autant sur le plan personnel que professionnel, conclut-elle. La Faculté d’éducation m’a non seulement préparée à enseigner, mais elle m’a aussi permis de découvrir une version plus forte, engagée, résiliente et confiante de moi-même. » 

Albertine Diane Simo Souop photo portrait
« Ce que je retiens le plus de mon expérience, c’est avant tout le développement de ma confiance en moi comme future enseignante en Ontario. Les stages m’ont permis de découvrir différentes réalités scolaires, d’apprendre à travailler avec des élèves... »

Albertine Diane Simo Souop

— Diplômée de la cohorte en formation à l’enseignement

Katherine Fouzie : l’enseignement des langues comme pont entre les cultures

Pour Katherine Fouzie, le parcours au sein de la Faculté d’éducation a d’abord été une aventure humaine portée par la bienveillance et la collaboration. Dès ses premiers pas, elle s’est sentie « soutenue par un réseau de pairs présents pour partager des idées et s’entraider dans les moments les plus difficiles ». Cet encadrement du corps professoral, du bureau des stages et du personnel enseignant associé a été essentiel à sa croissance et lui a inculqué la confiance nécessaire pour amorcer sa trajectoire d’éducatrice.

C’est sur le terrain, lors de ses stages pratiques, que le déclic s’est véritablement produit. Au contact direct des élèves, Katherine a compris que la portée de sa profession se mesurait d’abord par la force des relations établies : « De simples échanges pendant une leçon, le déclic d’un élève ou un rire partagé ont révélé que l’enseignement se construit par des actes de bienveillance au quotidien. » Initialement inscrite pour enseigner le français langue seconde (FLS), en écho à ses propres expériences positives d’apprentissage, elle est devenue une fervente ambassadrice de la discipline (notamment dans le cadre de l’initiative des Ambassadeurs FLS et de la formation d’examinatrice DELF).

Pour elle, la langue émerge comme un pont interculturel unique. En faisant de la place à l’individualité, sa classe se transforme : elle cesse d’être un simple lieu d'apprentissage linguistique pour devenir une communauté inclusive. En s'appuyant sur la recherche, parce que « rester curieuse est un élément vital pour une éducatrice », Katherine s'apprête à franchir les portes de sa propre salle de classe avec le cœur et la rigueur que la Faculté lui a transmis. 

Photo de portrait Katherine Fouzie
« L’enseignement des langues excelle lorsqu’il regarde au-delà des manuels pour s’intéresser aux personnes présentes dans la pièce. Chaque élève, chaque famille arrive avec sa propre histoire. »

Katherine Fouzie

— Diplômée de la cohorte de Teacher Education FSL

Josée Lebel : repenser l’enseignement des sciences en milieu minoritaire

Pour Josée Lebel, tout a commencé à l’âge de dix ans à Sudbury, lors de l’ouverture de Science Nord. C’est là que cette Franco-Ontarienne découvre une approche de la science profondément humaine et interactive, une forme de pédagogie socioconstructiviste qui allait sceller son destin. Après avoir travaillé dans plusieurs centres de sciences au Canada et s’être épanouie dans les salles de classe grâce à une formation à l’Université de la Colombie-Britannique, Josée a choisi l’Université d’Ottawa pour entreprendre des études doctorales.

Ce retour dans l’Est ontarien après vingt ans d’absence ne s’est pas fait sans défis. Josée confie avoir traversé une période d’insécurité linguistique, doutant de sa légitimité face à des pairs du Québec et de l’Europe francophone. Paradoxalement, c’est au cœur même de l’Université d’Ottawa qu’elle a trouvé ses réponses, en réalisant que les réalités franco-ontariennes constituent en elles-mêmes un objet d'étude précieux. En questionnant la hiérarchisation des langues, elle a non seulement dissipé ses propres doutes, elle a aussi développé une approche dialogique de l’enseignement des sciences, désormais perçues non plus comme neutres et objectives, mais comme profondément influencées par les contextes sociaux et culturels.

« Ce que je retiens surtout de mon expérience à la Faculté d’éducation, c’est l’espace qui m’a été offert pour passer d’une praticienne réflexive, préoccupée avant tout par l’amélioration de mes propres pratiques enseignantes, à une praticienne chercheuse capable de contribuer à une réflexion plus large sur l’éducation », observe-t-elle.  

Entre la publication d’articles, l’organisation de colloques et l’obtention de financements, Josée a appris à embrasser le doute et la critique constructive comme des moteurs d’apprentissage, prête à enrichir durablement la réflexion collective sur l’éducation en milieu minoritaire.

« Même lorsque nous cherchons à produire un travail rigoureux, aucune étude ne peut prétendre apporter une réponse définitive. Chaque recherche contribue plutôt à enrichir, nuancer, confirmer ou remettre en question les connaissances existantes. Avec le temps, j’ai appris à accueillir la critique comme une occasion de réflexion et d’apprentissage. Cette ouverture aux idées des autres a profondément transformé ma manière de concevoir autant la recherche que l’enseignement », précise Josée. 

Portrait photo of Josée Lebel
« Même lorsque nous cherchons à produire un travail rigoureux, aucune étude ne peut prétendre apporter une réponse définitive. Chaque recherche contribue plutôt à enrichir, nuancer, confirmer ou remettre en question les connaissances existantes. »

Josée Lebel

— Diplômée au doctorat en éducation

Un effet durable sur la communauté

Les parcours de Josée, Katherine et Albertine démontrent avec force que la Faculté d’éducation est bien plus qu’un lieu de transmission de savoirs : c’est un incubateur de changement social. Qu’il s'agisse de déconstruire les insécurités linguistiques, de faire de la science un espace de dialogue ou d'utiliser la langue seconde comme un vecteur d'inclusion culturelle, nos diplômées sont prêtes à transformer le monde.

À toutes les diplômées et à tous les diplômés qui s'apprêtent à célébrer leur collation des grades, la Faculté d’éducation vous félicite. Vous êtes la preuve que la passion et l’ambition, lorsqu'elles sont portées par des valeurs humaines, peuvent façonner un avenir plus juste et lumineux. Bonne route!