Chaque année, les Prix de distinction des diplômés récompensent les anciens diplômés de la Faculté de médecine pour leurs réalisations exceptionnelles dans le domaine de la médecine et leur dévouement à la communauté. Voici les anciens lauréats!

Voir la liste de tous les bénéficiaires de prix de 2009 à 2024 lauréates et lauréats des autres années (PDF, 121 KB).

Bravo aux récipiendaires 2025 des Prix de distinction des diplômés et diplômées!

Le vendredi 3 octobre, la Faculté de médecine a récompensé six diplômées et diplômés exceptionnels pour leurs contributions incroyables à la médecine au Canada et ailleurs dans le monde.


Ces prix, remis lors de la soirée d’accueil des Retrouvailles, célèbrent des chefs de file, des innovatrices et innovateurs, des éducatrices et éducateurs qui ont contribué concrètement à leur domaine.


Les lauréates et lauréats de cette année ont été récompensés dans trois catégories :

  • Prix d’excellence de carrière – remis à des personnes diplômées dont la carrière exceptionnelle a laissé une empreinte durable dans son domaine.
     
  • Prix de leadership exceptionnel – remis à des personnes diplômées ayant fait preuve d’un leadership et d’un dévouement incroyables envers leurs communautés.
     
  • Prix d’excellence de l’étoile montante – remis à de jeunes personnes diplômées qui contribuent à la médecine de façon notable.


Ces gens inspirent la relève en santé et reflètent l’engagement de la Faculté en faveur de l’excellence, de l’innovation et des retombées communautaires.

Poursuivez la lecture pour en savoir plus sur les récipiendaires et leurs réalisations incroyables.

Prix de leadership exceptionnel

Le Prix de leadership exceptionnel est remis à des personnes diplômées qui ont fait preuve d’excellence professionnelle, de leadership et de dévouement envers la collectivité. Le lauréat est un véritable champion dans le domaine de la médecine et brille par son leadership au sein de la collectivité.

Bénéficiaires :

Dr Harold Dion

Dr Harold Dion

Le Dr Dion est un médecin de famille éminent et une sommité reconnue à l’échelle nationale dans les domaines des soins primaires et de la lutte contre les maladies infectieuses. Son engagement indéfectible en faveur des approches centrées sur les patientes et les patients, de la formation médicale et de la sensibilisation aux questions de santé publique fait de lui un modèle de leadership.

Né à Murdochville, au Québec, le Dr Dion a grandi à Elliot Lake, en Ontario. Il a obtenu son doctorat en médecine de l’Université d’Ottawa en 1980, puis sa certification en médecine familiale de l’Université McGill en 1982. Après un début de carrière au sein du groupe médical Kirkland, où il a offert des soins intégrés en médecine d’urgence, en obstétrique, en soins intensifs et en assistance chirurgicale, il a rejoint la clinique médicale Le Rigaud à Montréal, axant sa pratique sur la médecine familiale, les soins gériatriques et la médecine sportive. De 1988 à 2018, il a exercé sa profession à la clinique médicale L’Actuel de Montréal, un centre d’excellence pour le traitement des troubles liés à la toxicomanie, du VIH, de l’hépatite et d’autres infections transmissibles sexuellement, où il a réalisé certaines de ses contributions les plus marquantes.

L’influence du Dr Dion dépasse largement le cadre de la pratique clinique, puisqu’il s’est imposé comme acteur clé dans le développement de la médecine familiale au Canada. Il a siégé aux conseils d’administration et aux comités directeurs du Collège des médecins de famille du Canada ainsi que du Collège québécois des médecins de famille, contribuant activement à l’agrément et à l’orientation des politiques d’agrément, de perfectionnement professionnel et de pratique clinique. Son expertise en agrément et en conseil a permis de rehausser la qualité et l’intégrité de la formation et de la pratique médicale au pays.

Auteur prolifique et éducateur public, le Dr Dion a publié de nombreux ouvrages destinés tant à une communauté professionnelle qu’à un auditoire profane, dont des livres comme La santé au masculin et SOS Docteur. Il a été rédacteur en chef de diverses publications influentes, et plusieurs de ses articles ont paru dans des revues scientifiques à comité de lecture et des publications spécialisées en santé publique. Lors de ses apparitions dans les médias – à la radio, à la télévision ou dans le cadre de conférences publiques –, le Dr Dion a contribué à démystifier des enjeux de santé complexes et à promouvoir le bien-être auprès du grand public.

Le Dr Dion s’est également dévoué de façon remarquable dans son rôle de mentor. Depuis 1985, il a encadré des étudiantes et étudiants en médecine, des résidentes et résidents en médecine familiale et des stagiaires en infectiologie, en plus d’avoir animé de nombreux ateliers et donné des conférences sur la santé sexuelle, la médecine sportive et la pratique clinique. Ses contributions au domaine de la formation médicale continuent d’influencer le parcours d’innombrables professionnelles et professionnels de la santé.

Le Dr Dion a reçu plusieurs distinctions honorifiques prestigieuses, notamment le Prix d’excellence du Collège québécois des médecins de famille, le prix Jean-Pierre-Despins, le titre de Fellow du Collège des médecins de famille du Canada et la Médaille du couronnement du roi Charles III. Au fil de sa carrière, il a su incarner les valeurs du service, de l’innovation et du leadership, ce qui fait de lui un lauréat tout désigné du Prix de leadership exceptionnel des diplômés et diplômées.

Dre Jennifer Phillips

Dre Jennifer Phillips

La Dre Phillips est une chercheuse et une directrice scientifique reconnue à l’Institut de recherche en santé mentale de l’Université d’Ottawa au Royal, où elle joue un rôle de premier plan dans la définition de la vision et des priorités stratégiques de l’établissement ainsi que dans l’intégration de la recherche aux soins cliniques. Elle cultive des liens solides entre les milieux universitaires et des soins de santé pour faire avancer la recherche et promouvoir la participation et la collaboration.

Outre son rôle au Royal, la Dre Phillips rayonne également dans la communauté scientifique.
Elle a été la première directrice intérimaire de la recherche au Département de psychiatrie de l’Université d’Ottawa, a coprésidé le comité de la recherche Prévention du suicide d’Ottawa, et codirige actuellement le pôle thématique Santé mentale de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa. Elle siège aussi au comité consultatif scientifique du Collaboratoire en santé mentale de précision pour les enfants et les jeunes (au sein du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario), qui fait la promotion d’une approche de soins individualisés et transformateurs pour les jeunes patientes et patients.

La Dre Phillips est professeure adjointe au Département de psychiatrie et au Département de biochimie, microbiologie et immunologie de l’Université d’Ottawa, et professeure auxiliaire au Département de neurosciences de l’Université Carleton. Titulaire d’un doctorat en neurosciences de l’Université d’Ottawa et d’un baccalauréat ès sciences de l’Université Brock, elle se spécialise dans le domaine des neurosciences cliniques, et plus particulièrement dans la dépression et la prévention du suicide.

Dans le cadre de ses recherches actuelles, la Dre Phillips étudie les fondements biologiques de la dépression à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et de biomarqueurs périphériques. Elle utilise les données des dossiers médicaux électroniques et l’apprentissage automatique pour prédire les comportements suicidaires, et évalue l’efficacité de la kétamine pour traiter la dépression et les idées suicidaires chez les patientes et patients réfractaires aux autres formes de soins. Selon elle, cet axe de recherche « redonne de l’espoir aux personnes chez qui les traitements conventionnels ont échoué. »

En reconnaissance de ses importantes contributions à la recherche en santé mentale, la Dre Phillips a reçu des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada, de la Fondation américaine pour la prévention du suicide, de l’Institut de recherche sur le cerveau et le psychisme de l’Université d’Ottawa ainsi que du Fonds de la recherche médicale de l’Université d’Ottawa.

Prix d’excellence pour l’ensemble des réalisations

Le Prix d’excellence pour l’ensemble des réalisations est remis à des personnes dont le parcours professionnel est jalonné de contributions significatives et de réalisations dans le domaine des soins de santé et de la médecine. Il est attribué à des chefs de file qui ont fait preuve d’excellence professionnelle et de dévouement tout au long de leur carrière dans leur domaine respectif.

Bénéficiaires :

Dre Marie Bernadette Garvey

Dre Marie Bernadette Garvey

La Dre Garvey est professeure émérite en médecine et en pathobiologie et médecine de laboratoire à l’Université de Toronto et à l’hôpital St. Michael’s, où elle a joué un rôle déterminant dans la transformation des pratiques en hématologie clinique et en médecine de laboratoire.

C’est dans une école à classe unique de Mono Mills, en Ontario, que Marie Bernadette Garvey a commencé son parcours scolaire, avant d’obtenir un baccalauréat ès sciences, puis de décrocher un diplôme en médecine de l’Université d’Ottawa en 1960, où elle figurait parmi les rares femmes inscrites au programme. Elle a effectué son internat et sa résidence en médecine interne à l’Université de Toronto. Après l’obtention de sa certification du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada en 1965, elle s’est spécialisée en hématologie et en coagulation au Tufts New England Medical Centre et au Walter Reed Army Medical Centre, avec le soutien des National Institutes of Health (NIH).

La Dre Garvey a consacré sa carrière à l’étude et au traitement des troubles de coagulation. Elle a occupé les fonctions de directrice du Département de la médecine de laboratoire, de cheffe de la Division d’hématologie et de cheffe adjointe du service de médecine de l’hôpital St. Michael’s, devenant ainsi la première femme à accéder à un poste de cheffe du personnel. Elle a présidé le Comité consultatif ontarien de lutte contre le VIH et le sida, dirigé la mise sur pied de la clinique sur le sida de l’hôpital St. Michael’s et de l’une des premières unités de soins palliatifs de la ville, et fondé le premier centre de soins complets pour adultes hémophiles à Toronto – aujourd’hui le plus grand au Canada. Son rôle dans la mise en œuvre d’un programme de jumelage avec la Jordanie et sa participation à plusieurs conférences au Moyen-Orient lui ont valu une reconnaissance officielle du roi de Jordanie.

La Dre Garvey a profondément marqué la communauté médicale canadienne au fil de sa carrière. En plus d’avoir publié plus de 100 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture, elle a siégé à plus de 70 comités hospitaliers et universitaires, dont le conseil d’administration de la Société canadienne du sang. Son expertise l’a menée à présider de nombreux comités d’examen des NIH et à réaliser plus d’une centaine de visites de sites pour des subventions de recherche d’envergure. Elle est d’ailleurs la première Canadienne à avoir atteint ce niveau de responsabilité au sein de l’agence gouvernementale américaine.

Ses patientes et patients sont sa plus grande source d’inspiration. Elle se souvient d’ailleurs encore d’un jeune garçon atteint de leucémie aiguë qui lui avait demandé de « réparer ses oreilles ». Ce moment marquant survenu au début de sa carrière est resté gravé dans sa mémoire, lui rappelant la confiance aveugle que les patientes et patients accordent à leur médecin.

L’impressionnant parcours professionnel de la Dre Garvey justifie certainement l’honneur que représente un prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations. Véritable pionnière, elle est un modèle féminin inspirant dans le domaine de la médecine. Pendant de nombreuses années, elle a été l’une des seules femmes dans son département. Elle a été non seulement témoin de l’évolution de la place des femmes dans la profession, mais y a aussi contribué activement. Elle a fait office de phare pour éclairer le parcours de celles qui ont choisi la médecine comme vocation et qui aspirent à l’excellence et à la réussite.

Dr Marc Rodger

Dr Marc Rodger

Le Dr Marc Rodger a été nommé directeur du Département de médecine de l’Université McGill, chef du Département de médecine du Centre universitaire de santé McGill et titulaire de la chaire de médecine Harry Webster Thorp en janvier 2020. Il a été reconduit dans ses fonctions le 1er janvier 2025. 

Il a obtenu son doctorat en médecine (avec mention magna cum laude) de l’Université d’Ottawa en 1992, après avoir décroché un B.Sc. en physiologie à l’Université McGill. Il a effectué sa formation médicale postdoctorale à l’Université de la Colombie-Britannique et à l’Université d’Ottawa, se spécialisant en médecine interne, en hématologie et en thrombose. Il a également obtenu une maîtrise en épidémiologie en 2000.

Avant de travailler à l’Université McGill, le Dr Rodger était professeur titulaire au Département de médecine à l’Université d’Ottawa, scientifique principal à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (IRHO) et chef de la Division d’hématologie du Centre des maladies du sang d’Ottawa (OBDC) à l’Hôpital d’Ottawa. De 2007 à 2009, il a été directeur adjoint puis directeur par intérim du Programme d’épidémiologie clinique de l’IRHO.

Le Dr Rodger est reconnaissant de son passage à l’OBDC et de l’influence de ses collègues en hématologie. « Je tiens à dédier ce prix à mes collègues du groupe d’hématologues à Ottawa qui m’ont tellement aidé et ont collaboré à bon nombre de mes projets de recherche. » L’OBDC compte plus de 35 hématologues et scientifiques, et un personnel composé d’une centaine de membres. Ses spécialistes enseignent à tous les niveaux de la formation médicale, mènent des recherches de pointe dont le nombre dépasse ceux de presque toutes les autres divisions d’hématologie du globe et fournit des soins de classe mondiale à plus de 30 000 personnes par année.

 L’enseignement, la pratique clinique et les recherches du Dr Rodger sont axés sur la thrombose veineuse. Il a fondé le Programme régional de thrombose du RLISS de Champlain, qui permet aux 1,4 million de personnes de la région de la capitale nationale d’avoir facilement accès à des soins de thrombose de classe mondiale. Le programme de fellowship en médecine de la thrombose d’Ottawa a formé plus de 20 spécialistes, dont plusieurs sont devenus des chefs de file à l’échelle locale, nationale et internationale.

De 2015 à 2020, le Dr Rodger a cofondé et codirigé le Réseau canadien de recherche clinique sur la thromboembolie veineuse (CanVECTOR), un réseau financé par les IRSC qui comprend plus de 145 membres dans plus de 25 sites de recherche au Canada. Il a également fondé le Réseau international des réseaux de recherche clinique sur la thrombose veineuse (INVENT), en plus d’en avoir été le président. INVENT rassemble 11 réseaux de recherche nationaux et plus de 450 chercheuses et chercheurs dans plus de 150 sites de recherche à travers le monde.

Le Dr Rodger a été corédacteur en chef de Thrombosis Research, une revue scientifique de renom dans son domaine de recherche. Il relit en outre des articles destinés à plus d’une vingtaine de revues scientifiques, dont certaines des plus grandes revues médicales. Il a fait partie de comités d’évaluation par les pairs des IRSC et de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada, et est conseiller international du Centre de la thrombose et de l’hémostase du ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche. 

« C’est un immense honneur de recevoir ce prix pour l’ensemble des réalisations de mon alma mater, l’Université d’Ottawa. Mon cœur est ici, car c’est ici que je me suis épanoui comme médecin, comme scientifique et comme leader. »

Prix de l’étoile montante

Le Prix de l’étoile montante reconnaît les diplômés exceptionnels qui ont apporté une contribution importante aux soins de santé et à la médecine. Le prix est attribué à des jeunes diplômés et diplômées qui comptent 10 à 20 années d’expérience dans leur spécialité médicale.

Bénéficiaires :

Dre Tanya Shaw

Dre Tanya Shaw

La Dre Tanya Shaw est professeure et directrice du Département d’anatomie du King’s College de Londres, au Royaume-Uni. Elle se spécialise dans la recherche de pointe sur la réparation des tissus et la cicatrisation, plus précisément sur la différenciation cellulaire et la matrice extracellulaire.

Elle détient un baccalauréat spécialisé en physiologie de l’Université Western Ontario et un doctorat en médecine cellulaire et moléculaire de l’Université d’Ottawa, où elle a mené des recherches sur le cancer des ovaires sous la direction de la professeure Barbara Vanderhyden. Elle s’est ensuite établie au Royaume-Uni, où, en tant que chercheuse boursière de niveau postdoctoral à l’Université de Bristol, elle a commencé à mener des recherches sur la réparation des tissus avec le professeur Paul Martin. De 2009 à 2014, elle a dirigé son propre groupe de recherche indépendant à l’Université de Londres – St. George’s. 

En 2014, la Dre Shaw s’est jointe au King’s College de Londres, où elle est maintenant cheffe d’équipe du Centre sur la biologie inflammatoire et l’immunologie du cancer de l’École d’immunologie et des sciences microbiennes. Elle est également membre du Département d’enseignement de l’anatomie, dont elle a été la directrice de 2021 à 2025, et est, depuis 2024, directrice du Département de biologie inflammatoire. 

 Le groupe de la Dre Shaw vise par ses recherches à comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine de la cicatrisation. La Dre Shaw est particulièrement inspirée par le fait que la cicatrisation des tissus reproduit en partie le développement embryonnaire. Elle s’estime chanceuse de travailler étroitement avec des spécialistes de la biologie du développement pour élaborer des idées nouvelles. L’équipe s’interroge également sur le rôle des nerfs dans la réussite de la cicatrisation et collabore avec des neuroscientifiques pour étudier les mécanismes responsables des démangeaisons et de la douleur débilitantes associées aux cicatrices pathologiques appelées chéloïdes, dans l’espoir de les traiter. Les travaux de la Dre Shaw portent surtout sur la peau, mais elle s’intéresse également à d’autres pathologies fibrotiques. 

Ses recherches passionnantes et révolutionnaires constituent une source d’espoir pour des personnes atteintes de diverses maladies.  Les découvertes de son équipe sur les chéloïdes et leur lien avec d’autres affections pourraient bien ouvrir la voie à de nouvelles recherches et à des traitements offrant une meilleure qualité à d’innombrables patientes et patients.  Tanya Shaw mérite amplement le prix de l’étoile montante pour ses contributions exceptionnelles visant à améliorer les soins et les résultats en santé.

Dre Saadia Sediqzadah

Dre Saadia Sediqzadah

La Dre Saadia Sediqzadah est psychiatre de renom, clinicienne chercheuse et directrice de la formation médicale continue à l’hôpital St. Michael’s, en plus d’être une fervente défenseure de la santé et du bien-être de la patientèle sous-représentée.

Elle a obtenu son M.D. de l’Université d’Ottawa en 2015 et détient une maîtrise en politiques et gestion de la santé de l’École de santé publique T.H. Chan de Harvard, où elle a reçu une bourse EDI (équité, diversité et inclusion). Pendant sa résidence, elle a reçu le prix pour la justice sociale Zofia Pakula du Département de psychiatrie de l’Université de Toronto.

La Dre Sediqzadah milite ardemment en faveur des personnes réfugiées et d’autres groupes marginalisés. Elle-même fille de réfugiés, elle s’est jointe en 2012 à un mouvement national luttant pour le rétablissement des services de santé pour les personnes réfugiées. En juillet 2019, elle a publié un article sur son expérience en tant que proche aidante pour un membre de sa famille souffrant de schizophrénie dans lequel elle expliquait l’équilibre difficile entre son expérience personnelle et son rôle professionnel. Seule psychiatre d’origine afghane au Canada, elle offre un soutien essentiel à la diaspora afghane de la région du Grand Toronto. Son action militante a suscité un grand intérêt dans les médias nationaux, notamment The Globe and Mail, CBC Radio et le réseau CTV.

Sa pratique clinique se déroule surtout dans un contexte de proximité : elle propose des soins psychiatriques à des patientes et patients en situation d’itinérance, et qui se trouvent dans le réseau de refuges ou dans des logements communautaires à Toronto. Elle est psychiatre en chef du programme Starting Treatment Early in Psychosis Service, qui vient en aide à des personnes de 14 à 35 ans aux prises avec un trouble psychotique. Elle prodigue également des soins psychiatriques dans des centres d’hébergement pour jeunes de Toronto dans le cadre de son travail avec Inner City Health Associates.

Les intérêts cliniques et universitaires de la Dre Sediqzadah portent principalement sur les troubles mentaux graves et persistants chez les populations marginalisées. Ses travaux de recherche sont surtout axés sur la justice sociale et la défense des intérêts. Elle codirige actuellement le programme de cours sur les populations mal desservies et marginalisées pour les résidentes et résidents actuels et futurs du Département de psychiatrie de l’Université de Toronto. Dans le cadre de ses fonctions, elle a notamment mis sur pied des cours inédits portant sur des thèmes comme le racisme dans les soins de santé mentale, les soins aux personnes trans et non binaires et les interventions policières en matière de santé mentale.  L’engagement de la Dre Sediqzadah en faveur de la santé mentale de populations longtemps ignorées illustre son excellence professionnelle et son leadership exceptionnel, des qualités qui font d’elle une étoile montante de la profession médicale.