L’article examine les défis auxquels fait face le discours contemporain sur le développement, notamment le recul du soutien du public à l’aide internationale dans les pays du Nord global et les critiques croissantes des modèles traditionnels de développement. Alors que certaines personnes considèrent le développement comme une prolongation des structures de pouvoir néocoloniales, d’autres remettent en question la pertinence des grands récits qui ont historiquement façonné le développement international.
Jalil propose le métamodernisme comme cadre pour repenser le développement international, en cherchant à dépasser à la fois l’optimisme et les certitudes associés au modernisme, ainsi que le scepticisme et le cynisme souvent liés au postmodernisme. Plutôt que de renoncer à la recherche du progrès, cette approche encourage une vision plus nuancée du développement, fondée sur l’espoir, la réflexion critique et l’action concrète.
L’article explore la manière dont certains principes clés du métamodernisme — notamment la métaxis, la flexibilité épistémique, le pluriversalisme, l’idéalisme pragmatique et l’oscillation — pourraient contribuer à renouveler la réflexion sur le développement. À travers des thèmes comme le genre, l’évaluation et les changements climatiques, Jalil examine comment ces principes peuvent favoriser des approches qui reconnaissent la diversité des perspectives tout en maintenant un engagement envers la résolution de défis mondiaux complexes.
En encourageant une compréhension plus inclusive et réfléchie du progrès, cette publication contribue aux débats actuels sur la manière dont le développement international peut s’adapter aux réalités contemporaines et favoriser des solutions porteuses de changement.
Les travaux de Jalil témoignent de l’engagement de la Faculté des sciences sociales envers une recherche qui remet en question les idées reçues, s’intéresse aux grands enjeux