L’organisation du débat au pavillon des Sciences sociales a témoigné de l’engagement de la Faculté à favoriser des échanges éclairés sur des enjeux sociaux complexes et à créer des occasions de dialogue entre la communauté de recherche, les décisionnaires, les organismes communautaires et les citoyennes et citoyens. Le logement et l’itinérance demeurent parmi les préoccupations les plus urgentes des villes canadiennes, ce qui rend cette discussion particulièrement pertinente à l’approche de l’élection municipale.
Pour la Faculté des sciences sociales, accueillir ce débat allait de soi. L’itinérance est un enjeu humain et sociétal complexe, et les chercheuses et chercheurs de diverses disciplines à la Faculté travaillent à mieux comprendre ses multiples dimensions et contribuent à l’élaboration de solutions concrètes. La présence à la FSS de ces candidats à la mairie venus pour exprimer leurs points de vue sur cet enjeu fondamental et en débattre renforce le rôle de la Faculté comme lieu où la recherche, les politiques publiques et le dialogue communautaire peuvent se rencontrer.
L’événement a également mis en lumière le rôle de premier plan joué par l’Université d’Ottawa dans la recherche sur le logement et l’itinérance grâce aux travaux du CRSEC et à ses collaborations de longue date avec les organismes du milieu.
« Nous sommes fiers du leadership exercé par l’Université d’Ottawa dans la recherche sur le logement et l’itinérance, ainsi que de notre partenariat de longue date avec l’Alliance pour mettre fin à l’itinérance. Au fil des ans, nous avons produit des données probantes et réalisé des évaluations d’interventions qui ont éclairé les débats sur les meilleures façons de mettre fin à l’itinérance, particulièrement chez les personnes ayant vécu une situation d’itinérance chronique. Grâce à ces travaux, nous avons formé de nouvelles générations de chercheuses et chercheurs dont les recherches nous aident à mieux comprendre les causes de ce problème social persistant et les solutions qui pourraient permettre de le résoudre. La tenue de ce débat sur le campus s’ajoute à nos efforts visant à renforcer la ville d’Ottawa et à offrir des expériences d’apprentissage ancrées dans la réalité à notre communauté étudiante », a déclaré John Sylvestre, directeur du CRSEC.
Le débat a mis en relief l’importance de réunir données probantes, expériences vécues et leadership politique pour répondre à des problèmes qui touchent des milliers de résidentes et résidents. En accueillant cette conversation sur le campus, la Faculté a offert aux étudiantes et étudiants, aux chercheuses et chercheurs, ainsi qu’aux membres de la communauté l’occasion de s’engager directement dans les enjeux abordés et d’échanger avec ceux qui aspirent à diriger la ville.
Pour Nathan Young, doyen de la Faculté des sciences sociales, la tenue de cet événement reflète aussi le rôle essentiel que peuvent jouer les universités dans l’enrichissement du débat public.
« L’itinérance nous force à répondre à certaines des questions les plus fondamentales sur le type de société que nous souhaitons bâtir et sur la manière dont nous prenons soin les uns des autres. À la Faculté des sciences sociales, nos chercheuses et chercheurs s’efforcent de comprendre ces réalités complexes et d’identifier des pistes de solutions concrètes. Il est donc particulièrement significatif pour nous d’offrir un espace où les personnes qui aspirent à diriger notre ville peuvent se pencher sérieusement sur cette question et dialoguer avec notre communauté. »
À l’heure où Ottawa continue de faire face à une crise du logement et à une augmentation de l’itinérance, ce débat a montré la valeur d’une conversation publique éclairée par la recherche et l’expérience du terrain. En réunissant les candidats, des spécialistes et des membres de la communauté, la Faculté des sciences sociales a réaffirmé son rôle de catalyseur de dialogue et de partenaire dans la recherche de solutions pour bâtir une ville plus inclusive, solidaire et résiliente.