Cérémonie d'installation de Marie-Eve Sylvestre

Le 1er décembre 2025, l’Université d’Ottawa célébrait un moment marquant de son histoire avec la cérémonie d’installation de Marie-Eve Sylvestre à titre de rectrice et vice-chancelière.

Marie-Eve Sylvestre

Bâtir des communautés et relever des défis mondiaux

Cet évènement marquait officiellement l’entrée en fonction de la nouvelle rectrice, qui y présentait sa vision et les grandes orientations de son mandat, entourée de membres de la communauté universitaire, de partenaires ainsi que de leaders politiques, économiques et sociaux. 

Discours d’installation

Madame la chancelière Claudette Commanda,
Madame la présidente du Bureau des gouverneurs, Jennifer Adams,
Monsieur le juge en chef du Canada, le très honorable Richard Wagner,
Madame la 27e gouverneure générale du Canada et chancelière émérite, la très honorable Michaëlle Jean,
Leurs excellences, ambassadeurs et hauts commissaires du monde entier,
L’honorable Edith Dumont, lieutenante-gouverneure de l’Ontario,
Honorables juges,
Grand chef Brendan Moore, du Congrès des peuples autochtones,
Son Honneur monsieur Mark Sutcliffe, maire d’Ottawa,
Chers collègues rectrices et recteurs, chanceliers et chancelières émérites,
Membres du Sénat et du Bureau des gouverneurs,
Chèr-es collègues, vice-recteurs, doyens, professeurs et membres du personnel administratif,
Chers étudiants et étudiantes, diplômés et diplômées et leaders communautaires

Kwey, bonjour, good afternoon!

C’est un immense honneur de célébrer avec vous mon installation à titre de 31e personne à devenir recteur et vice-chancelier, ou plutôt rectrice et vice-chancelière, de l’Université d’Ottawa! Quelle formidable époque pour exercer la fonction de rectrice!  

L’étole est absolument magnifique, mais j’y reviendrai.

Je voudrais d’abord remercier nos leaders, Mme la chancelière Commanda et Mme Jennifer Adams, présidente du Bureau des gouverneurs, pour leur exemplarité, ainsi que M. le juge en chef Wagner, la lieutenante-gouverneure de l’Ontario, le premier ministre Ford, le ministre Quinn, le maire Sutcliffe, M. le professeur Montpetit, de même que nos leaders étudiants, pour les mots généreux et inspirants qu’ils ont eus à mon égard et à celui de l’Université. C’est un privilège d’être aussi bien entourée aujourd’hui.

Marie-Eve Sylvestre portant l'étole
« C’est à travers les yeux de mes parents que j’ai d’abord appris à voir l’Université comme un lieu de savoir, d’échanges et de découvertes, un espace de transformation et de mobilité sociale. »

Marie-Eve Sylvestre

Je suis particulièrement touchée d’accueillir ces nouvelles fonctions en présence de ma mère, Monique, mon conjoint Joao, nos filles Emilia et Anaïs, mes frères Mathieu et Olivier, et mon beau-frère Gabriel qui incarnent, chacun à leur façon, le courage et la persévérance.  

J’ai une pensée pour mon père Jean-Guy qui nous a quittés plus tôt cette année. Né d’un père ancien frère devenu commis-postier et d’une mère qui a travaillé à l’usine, puis à la maison, mon père a d’abord développé un rapport ambigu avec l’enseignement qui était à l’époque empreint d’une forte tradition religieuse. En 1965, il a abandonné son cours classique et fait du pouce jusqu’à Vancouver. À son retour, il a travaillé comme vendeur de chaussures et plongeur dans un restaurant, avant de reprendre ses études en 1967, l’année de la création des cégeps, séduit par leur promesse de modernité et fortement encouragé par ma mère. 

C’est aussi grâce au soutien financier de ma mère qu’il a complété un bac en lettres françaises, deux maîtrises à temps partiel et un début de scolarité de doctorat. Il a ensuite consacré le reste de sa vie à l’enseignement. Quand j’étais jeune, mon père, qui connaissait deux ou trois choses à la motivation des adolescents, me disait que si je me rendais jusqu’au doctorat, il le finirait avec moi. Ce projet ne s’est pas concrétisé de son côté, mais sa ruse a fonctionné. Il serait sans doute très ému aujourd’hui de me voir devenir rectrice.

C’est à travers les yeux de mes parents que j’ai d’abord appris à voir l’Université comme un lieu de savoir, d’échanges et de découvertes, un espace de transformation et de mobilité sociale, un endroit où les rêves se réalisent et où l’avenir des nations se forge. Cet idéal me guide encore aujourd’hui.  

Marie-Eve Sylvestre avec Claudette Commanda
« Je rends également hommage à toutes les femmes qui ont marqué l’histoire de l’Université d’Ottawa et qui, par leurs luttes et leur ténacité, ont frayé la voie qui me permet aujourd’hui d’accéder à cette fonction. »

Marie-Eve Sylvestre

Je souligne aussi la présence de mon prédécesseur Jacques Frémont, dont la vision pluraliste et inclusive nous a permis d’atteindre de nouveaux sommets et de sceller plusieurs partenariats internationaux. Jacques m’a toujours accordé sa confiance, tout comme les recteurs émérites Marcel Hamelin, Gilles Patry et Allan Rock, qui ont contribué à bâtir cette institution extraordinaire que nous célébrons aujourd’hui à travers cette installation.

Je rends également hommage à toutes les femmes qui ont marqué l’histoire de l’Université d’Ottawa et qui, par leurs luttes et leur ténacité, ont frayé la voie qui me permet aujourd’hui d’accéder à cette fonction. Je pense notamment aux Sœurs de la Charité, administratrices de l’Université de 1859 à 1902, à Bernadette Tarte et Rita Roy qui, en 1929, sont devenues les deux premières femmes diplômées de la Faculté des arts, à Margaret Beznack, première femme doyenne et membre du Bureau des gouverneurs, à Pauline Vanier, première chancelière, à Susan Mann, première vice-rectrice de l’Université, et à Claudette Commanda, première chancelière autochtone. C’est avec le cœur rempli d’espoir que je me tiens devant vous, forte des réalisations de celles qui m’ont précédée.

Je tiens à remercier mon équipe de direction exceptionnelle, composée de Jacques, Julie, Julien, Annick et Éric, ainsi que nos onze doyennes et doyens, de même que toutes les personnes qui m’ont soutenue tout au long de ma carrière – dont beaucoup sont présentes aujourd’hui –, sans oublier les remarquables étudiantes et étudiants qui ont ravivé ma passion pour la recherche et l’enseignement. Je vous remercie de tout cœur.

Et finalement, j’aimerais exprimer toute ma reconnaissance au personnel de l’Université qui a travaillé sans relâche pour préparer cette cérémonie et l’ensemble de la semaine d’installation : Pierre et le cabinet de la rectrice, Cassandre et son équipe exceptionnelle, Stéphanie Tenasco et Catherine Légaré, les artistes derrière cette toge, Ricky et toute l’équipe des communications, ainsi que tant d’autres.  

Marie-Eve Sylvestre avec Claudette Commanda
« J’entre en fonction à un moment extraordinaire de l’histoire mondiale et de celle des universités. »

Marie-Eve Sylvestre

J’entre en fonction à un moment extraordinaire de l’histoire mondiale et de celle des universités. Le bouleversement des alliances géopolitiques et la mutation de l’ordre international font peser de nouvelles menaces sur la souveraineté, l’économie et la démocratie canadiennes. La science, la liberté académique et la primauté du droit sont fragilisées. La vérité se dérobe chaque jour davantage, filtrée par des influenceurs et influenceuses peu crédibles. Nous vivons une révolution technologique majeure avec l’essor de l’intelligence artificielle générative. Enfin, le monde fait face à un ensemble de défis sociétaux urgents, comme les guerres, les changements climatiques et les injustices environnementales, auxquels s’ajoutent les crises de santé publique, l’insécurité alimentaire, ainsi que les inégalités et la discrimination croissantes, tant localement qu’à l’échelle mondiale.

Dans ce contexte de turbulences, une réflexion s’impose sur les moyens mis en œuvre par les universités pour répondre aux enjeux qui touchent les sociétés qu’elles servent. Ici, rien de nouveau. Depuis le Moyen Âge, les universités ont su prospérer malgré les révolutions et les bouleversements majeurs en se réinventant et en continuant de nourrir les rêves individuels et les aspirations nationales. Depuis toujours, nous constituons des espaces cosmopolites d’expérimentation et d’échange. Grâce à la création et à la diffusion du savoir, nous avons contribué au bien-être, à la prospérité et à la justice sociale. Nous avons construit des villes, lancé des carrières, célébré (et dissous) des mariages, fait œuvre pionnière dans les innovations sociales et technologiques et veillé à ce que personne ne soit laissé pour compte. Il nous faut poursuivre dans cette voie.  

Dans cette vaste trame, l’Université d’Ottawa est l’un des acteurs les mieux placés pour orchestrer un véritable changement.

Il s’agit d’un lieu vraiment hors du commun. Nous sommes un établissement d’enseignement unique doté d’une identité distincte et enraciné dans un écosystème exceptionnel.

Marie-Eve Sylvestre remerciant Mark Sutcliffe
« Dans ce contexte de turbulences, une réflexion s’impose sur les moyens mis en œuvre par les universités pour répondre aux enjeux qui touchent les sociétés qu’elles servent. »

Marie-Eve Sylvestre

Nous sommes la seule université bilingue à forte intensité de recherche au Canada, la plus grande université bilingue français-anglais au monde et une institution ouverte aux langues et aux savoirs autochtones et du monde entier. Ces trois piliers, magnifiquement représentés sur ma nouvelle étole, ne sont pas mutuellement exclusifs. Ils nous rendent plus forts et nous permettent d’offrir à nos étudiants et à notre personnel un milieu ouvert et diversifié sur les plans linguistique, culturel et scientifique.

Au cours des 20 dernières années, notre université a connu une croissance extraordinaire. Elle est devenue une grande université de recherche qui rayonne sur la scène internationale et qui aspire à accroître son influence bien au-delà de nos frontières. Nos chercheurs et chercheuses ont généré plus d’un demi-milliard en revenus de recherche en 2025, une hausse de 50 % en 5 ans. Après avoir été parmi les derniers à intégrer le prestigieux groupe U15 des grandes universités de recherche, nous nous sommes hissés au sommet. Nous occupons maintenant la 4e place pour l’intensité de recherche, la 3e place pour les distinctions décernées au corps professoral, la 2e place pour le financement des trois conseils au cours des cinq dernières années et la 1re place pour le financement des infrastructures en biosciences. Nous sommes des sommités mondiales dans les domaines de la photonique quantique, des sciences de la vie, de l’IA, du droit, des affaires publiques et internationales, des langues et des arts de la scène, ainsi que des études environnementales, d’un océan à l’autre et jusqu’à la Lune!  

Surtout, nous bénéficions d’un écosystème extraordinaire pour propulser la recherche et l’innovation, et ouvrir des portes à nos étudiants et étudiantes.

Située au cœur de la capitale d’un pays du G7, l’Université d’Ottawa est un haut lieu du pouvoir, du leadership et de la transformation, à l’intersection de la science, du commerce et des politiques publiques. 

Quelques pas nous séparent de l’hôtel de ville d’Ottawa et des grandes institutions démocratiques du Canada. Nous pouvons compter sur un réseau mondial d’ambassades, d’hôpitaux de renommée internationale et d’agences de recherche nationales, un important corridor artistique et une communauté d’affaires florissante. Notre présence s’étend du centre-ville jusqu’à Kanata-Nord, le plus grand parc technologique du pays, où notre campus continue de se développer.

Marie-Eve Sylvestre
« Dans cette vaste trame, l’Université d’Ottawa est l’un des acteurs les mieux placés pour orchestrer un véritable changement. »

Marie-Eve Sylvestre

Le carrefour entre la science, le commerce et la politique, visible à travers la vitre derrière moi et bien représenté dans la salle, confère sens et direction à notre mission. Telle est la force motrice qui pousse nos quelque 50 000 étudiantes et étudiants et plus de 6 000 professeurs et membres du personnel à viser toujours plus haut afin de stimuler l’innovation et de transformer la société. Il est là, notre superpouvoir!

En tant que rectrice, je propose une vision d’une université ancrée dans sa ville, engagée auprès de ses communautés et prête à relever les défis sociétaux, une université qui puise sa force dans le talent de ses membres, dans son bilinguisme et dans l’écosystème qui l’entoure pour façonner l’avenir, influencer les politiques publiques, stimuler l’innovation et transformer nos étudiantes et étudiants, nos communautés et le monde.

En fait, ce n’est pas d’hier que l’Université d’Ottawa contribue à l’édification de la ville et de la nation. En 1856, le Collège de Bytown quittait la Basse-Ville pour s’installer dans la Côte-de-Sable, un an avant que la Reine Victoria désigne Ottawa comme capitale. En 1866, un an avant la Confédération, la nouvelle Université d’Ottawa octroyait ses premiers diplômes. Voici donc une université dont la faculté de médecine et des sciences de la santé a vu le jour dans les casernes de l’armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le doyen fondateur de la Faculté de droit, Gérald Fauteux, est devenu juge en chef de la Cour suprême du Canada, et dont l’École de musique a été créée pour soutenir le développement du Centre national des Arts et de l’Orchestre symphonique d’Ottawa dans les années 1960. En 2021, l’Université d’Ottawa était la première institution postsecondaire à s’établir dans le parc technologique de Kanata-Nord et est un membre fondateur du Hub 350.

Marie-Eve Sylvestre recevant l'étole des mains de Jennifer Adams et Claudette Commanda
« Au cours des 20 dernières années, notre université a connu une croissance extraordinaire. Elle est devenue une grande université de recherche qui rayonne sur la scène internationale et qui aspire à accroître son influence. »

Marie-Eve Sylvestre

C’est ainsi qu’au fil du temps, nous avons contribué plus de 8 milliards de dollars à l’économie de la capitale nationale et qu’au cours des 10 dernières années seulement, nous avons appuyé le démarrage de plus de 200 entreprises qui ont commercialisé des découvertes réalisées dans nos facultés. Parmi les réussites, citons Northern Nanopore Instruments, qui promeut le potentiel des nanopores pour l’analyse de l’ADN, EcoSafeSense, qui est derrière la mise en œuvre de la navette autonome de Kanata, ainsi que Yellowbird Diagnostics, qui met au point des colorants utilisés lors des procédures d’imagerie médicale.  

Aujourd’hui, je promets au maire Sutcliffe et aux autres leaders communautaires de la région d’Ottawa-Gatineau, qui nous font l’honneur de leur présence, que l’Université d’Ottawa continuera de jouer son rôle essentiel dans le développement de notre grande région. Je souligne que nous nous pencherons notamment sur les défis qui touchent les populations les plus marginalisées, vivant non loin d’ici, dans la Basse-Ville et le quartier Vanier. En tant que chercheuse, j’ai consacré ma carrière à travailler auprès des personnes en situation d’itinérance et à défendre leurs droits à la dignité et à l’égalité. Comme doyenne, j’ai soutenu la création d’une clinique interdisciplinaire en droit social à Gatineau afin de répondre aux besoins des personnes marginalisées. Comme rectrice, je rêve maintenant de soutenir des carrefours communautaires ici, au cœur de notre centre-ville, où nous pourrons offrir des services de médecine familiale, ainsi que des services sociaux, en collaboration avec nos partenaires.

Le destin de notre Université est aussi intimement lié à celui de la communauté franco-ontarienne. La Loi de l’Université d’Ottawa est le premier texte officiel à faire référence à la culture française en Ontario. À ce jour, le cœur de notre Université bat au rythme des aspirations de l’Ontario français et porte haut et fort ses revendications. Il s’accompagne de la promesse d’être un pilier pour la francophonie en milieu minoritaire en offrant des programmes dans toutes les disciplines, en médecine comme en gestion, en science, en droit et en éducation. L’Université doit aussi être une alliée des organismes de défense des droits des francophones, une responsabilité que nous honorons et célébrons. Aujourd’hui, notre francophonie est plurielle et inclusive. Elle a des racines profondes des deux côtés de la rivière des Outaouais et elle s’étend partout au Québec, au Canada, sur les continents européen et africain et au-delà. Cela nous permet de revendiquer le titre de grande université nationale pour les francophones. Au cours des prochains mois, l’Université d’Ottawa continuera de renforcer son leadership au sein de la francophonie en lançant une grande consultation sur la vie sur notre campus et la promotion de la science en français. 

Marie-Eve Sylvestre
« Le cœur de notre Université bat au rythme des aspirations de l’Ontario français et […] s’accompagne de la promesse d’être un pilier pour la francophonie en milieu minoritaire en offrant des programmes dans toutes les disciplines. »

Marie-Eve Sylvestre

L’Université d’Ottawa a aussi une responsabilité historique envers les peuples autochtones et en particulier la nation algonquine anishnabe, gardienne traditionnelle du territoire non cédé sur lequel nous nous trouvons. Cette responsabilité ainsi que notre devoir de contribuer au processus de vérité et réconciliation sont tout particulièrement importants compte tenu du rôle qu’ont joué les universités et la science en général dans la colonisation. À l’Université d’Ottawa, nous assumons le poids de notre passé tout en regardant vers l’avenir. En ma qualité de rectrice, je suis résolue à promouvoir et à revitaliser les langues et les savoirs autochtones, à créer des passerelles pour les étudiantes et étudiants, chercheuses et chercheurs autochtones, et à soutenir les programmes qui profitent directement à leurs communautés et, par extension, à tout le pays.  

Comme nous l’avons fait au fil de notre histoire, nous osons porter notre regard au-delà des limites de notre ville, vers l’ensemble du pays et sur le monde entier. Après tout, notre réseau de 300 000 diplômées et diplômés compte des femmes et des hommes qui ont connu de brillantes carrières, dont des sénateurs et des ministres, des procureurs généraux et des juges, des innovatrices et des scientifiques en chef, des chefs de direction et des entrepreneurs de renom, des journalistes primés, des astronautes et même l’animateur de Jeopardy, Alex Trebek.

Nous tirons gloire de compter parmi les nôtres l’ancienne gouverneure générale Jeanne Sauvé, le juge en chef Wagner, l’ancien premier ministre provincial Dalton McGuinty, une légende du football canadien intronisée au Temple de la renommée et ancien champion des Gee-Gees devenu ministre du Sport, Neil Lumsden, la première mairesse noire élue en Ontario, l’actuelle sénatrice Bernadette Clement, le président de l’Université du Québec, Alexandre Cloutier, et d’innombrables autres personnalités influentes.

Marie-Eve Sylvestre
« En tant que rectrice, je propose une vision d’une université ancrée dans sa ville, engagée auprès de ses communautés et prête à relever les défis sociétaux. »

Marie-Eve Sylvestre

C’est avec fierté que nous créons un environnement propice à l’exceptionnel. Le premier ministre Carney se présente tout naturellement sur notre campus pour prononcer un important discours prébudgétaire. Des ambassadrices et des ambassadeurs se réunissent pour discuter de paix et de sécurité avec une délégation de l’ONU. Marc Ruel, chirurgien cardiaque de renom, pratique régulièrement des chirurgies cardiaques peu effractives. Des chefs d’entreprise primés, dont Calin Ravinescu, Norman Hébert et Kathryn Tremblay, conseillent nos facultés. Et Anne L’Huillier, lauréate du prix Nobel en 2023, s’entretient avec notre collègue Paul Corkum, père de la science de l’attoseconde, au Centre Max-Planck-Université d’Ottawa pour la photonique extrême et quantique.  

Jour après jour, nos chercheuses et chercheurs assoient notre position d’université la plus influente du Canada en matière de politiques publiques. Je pense notamment à Mona Nemer, notre ancienne vice-rectrice à la recherche, devenue conseillère scientifique en chef du gouvernement fédéral, et à la chercheuse en résidence, Jackie Dawson, qui tient la barre de notre Pôle de recherche sur l’Arctique. Toutes deux des personnalités éminentes de l’Université d’Ottawa, elles affirment pacifiquement le rôle de la science et de la réconciliation dans la diplomatie et la gouvernance de l’Arctique.  

Grâce à l’excellence de nos chercheurs et chercheuses en sciences sociales, nous organisons des séminaires réunissant des experts universitaires, gouvernementaux, industriels et communautaires. Ils débattent des enjeux sociojuridiques de l’intelligence artificielle, de l’habitabilité des villes à l’ère de l’Anthropocène, de la santé des populations noires, de la modernisation de la Loi sur la concurrence et de la Stratégie canadienne sur les minéraux critiques.

Pas étonnant donc que la France ait décidé d’ouvrir une antenne du Centre national de recherche scientifique et qu’elle ait créé un campus franco-canadien à l’Université d’Ottawa pour multiplier ses partenariats avec le Canada. D’autres partenaires internationaux choisissent aussi notre université comme porte d’entrée en Amérique du Nord et dans le monde.

Marie-Eve Sylvestre avec Timothy Chooi
« Située au cœur de la capitale d’un pays du G7, l’Université d’Ottawa est un haut lieu du pouvoir, du leadership et de la transformation, à l’intersection de la science, du commerce et des politiques publiques. »

Marie-Eve Sylvestre

Dans les années à venir, animés par notre volonté de bâtir des communautés saines, prospères et justes, nous comptons intensifier la recherche et revitaliser nos programmes universitaires afin de répondre à l’évolution des besoins d’une nouvelle génération désireuse de tracer son propre avenir et de changer le monde.

Nous réalisons actuellement le plus important investissement de notre histoire pour construire le Centre de recherche médicale de pointe, qui ouvrira ses portes l’an prochain, à proximité de la Faculté de médecine et des principaux hôpitaux. Nous pourrons ainsi accélérer le passage de la science moléculaire aux technologies qui sauvent des vies, renforcer la capacité de biofabrication du Canada, améliorer les soins de santé et faire émerger de nouvelles entreprises qui convertiront les thérapies en croissance économique.  

Il y a maintenant vingt ans, sans savoir exactement ce que l’avenir me réservait, j’ai fait mon entrée comme professeure à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Aujourd’hui, deux décennies plus tard, je me retrouve ici comme rectrice, dans cette même salle où nos étudiants célèbrent chaque année leur collation des grades. Comme eux ce jour-là, je ressens une immense fierté et une confiance profonde en l’avenir.

Marie-Eve Sylvestre
« Ensemble, nous avons transformé cette université en l’une des institutions les plus inclusives, influentes et respectées au Canada. »

Marie-Eve Sylvestre

Quand je regarde tout le chemin que nous avons parcouru ensemble, je suis tellement impressionnée par notre capacité à voir grand, à nous dépasser et à changer les choses. Ensemble, nous avons transformé cette université en l’une des institutions les plus inclusives, influentes et respectées au Canada.

Grâce à ce statut, à notre caractère bilingue et à notre emplacement stratégique, nous attirons des étudiantes et des étudiants et des chercheurs et chercheuses de plus de 170 pays. Nous sommes devenus un véritable carrefour d’innovation, de créativité et d’entrepreneuriat.

C’est précisément là que réside notre force distinctive quand il s’agit de réfléchir à la réponse des universités aux défis majeurs de notre époque. Notre position privilégiée confère à notre communauté le pouvoir de forger la société. Et nous continuerons de mobiliser cette force et ces talents pour mettre au jour les solutions dont le monde a besoin.

Je vous invite aujourd’hui à être du voyage. Ensemble, nous pouvons accélérer les découvertes, cultiver le talent et susciter des changements durables. Votre soutien, exprimé sous forme d’idées, de partenariats ou de dons, nous aidera à passer de l’ambition à l’action. Joignez-vous à nous pour dessiner l’avenir de notre ville, du Canada et du monde. L’aventure ne fait que commencer.

Mikwetc, merci, thank you.

Marie-Eve Sylvestre
« Je vous invite aujourd’hui à être du voyage. Ensemble, nous pouvons accélérer les découvertes, cultiver le talent et susciter des changements durables. »

Marie-Eve Sylvestre

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