L’équipe des activités intra-muros se soucie de la sécurité et du bien-être des personnes qui participent à ses programmes.
La pratique d’un sport ou d’un loisir comporte un risque de blessure, notamment de commotion cérébrale, qui peut laisser des séquelles si elle n’est pas correctement prise en charge.
Les membres de notre personnel sont formés pour reconnaître les signes et les symptômes d’une commotion cérébrale et intervenir rapidement. Notre personnel n’est pas compétent pour poser un diagnostic, mais recommandera à la personne en cause de consulter un médecin en cas de suspicion de commotion cérébrale.
Bon à savoir
Il y a quatre étapes pour le traitement d’une commotion cérébrale :
- Reconnaissance
- Intervention
- Traitement
- Reprise de l’activité sportive
Reconnaissance
Une commotion cérébrale est causée par un choc à la tête ou à une autre partie du corps qui entraîne un mouvement rapide du cerveau à l’intérieur du crâne.
Les signes et symptômes les plus courants sont les suivants :
- Maux de tête
- Douleur à la nuque
- Étourdissements ou perte d’équilibre
- Nausées ou vomissements
- Vision trouble ou apparition d’« étoiles »
- Sensibilité à la lumière ou au bruit
- Acouphènes
- Confusion ou « brouillard » mental
- Difficultés de concentration ou pertes de mémoire
- Fatigue
- Changements d’humeur, irritabilité, anxiété ou tristesse
- Difficulté à s’endormir ou réveils nocturnes
Signes visibles par des tierces personnes :
- Confusion ou comportements inhabituels
- Changement soudain des habitudes alimentaires, de sommeil ou d’autres habitudes du quotidien
- Perte d’équilibre ou démarche instable
- Fatigue inhabituelle ou apathie
- Changements d’humeur ou de personnalité
Les symptômes peuvent se manifester immédiatement ou apparaître après plusieurs heures ou jours.
Intervention
En cas de possible commotion cérébrale, la personne concernée doit immédiatement cesser l’activité et se faire examiner afin de détecter tout signe d’urgence médicale. Pour ce faire, il faut parfois éloigner la personne du terrain ou du banc.
Si vous observez l’un de ces signaux d’alarme, appelez le service de la protection ou un médecin :
- Mal de tête intense ou qui s’intensifie
- Douleur intense à la nuque
- Vision double
- Faiblesse, engourdissement ou picotements
- Convulsions
- Perte de conscience
- Vomissements répétés
- Confusion, agitation ou endormissement qui s’intensifient
Dans tous les cas, même en l’absence de symptômes alarmants :
- Ne laissez pas la personne seule.
- Restez à l’affût de la moindre aggravation des symptômes.
- Recommandez à la personne de ne pas conduire sa voiture ou prendre son vélo avant d’avoir consulté un médecin.
- Ne donnez jamais de médicament sans avis médical.
Traitement
Une commotion cérébrale peut avoir des séquelles physiques, cognitives et émotionnelles. Pour éviter de déclencher ou d’aggraver les symptômes, la reprise des activités normales doit se faire progressivement. Le rétablissement diffère d’une personne à l’autre.
Pendant les 24 à 48 heures suivant la commotion, il est recommandé de se reposer. La personne peut reprendre des activités légères si elle les tolère, mais doit éviter les activités qui aggravent ses symptômes.
Après 24 à 48 heures, elle peut progressivement reprendre des activités physiques et cognitives légères si elles ne déclenchent pas de symptômes. Si les symptômes s’aggravent, il faut cesser l’activité et réessayer plus tard.
Il peut être nécessaire de limiter les activités suivantes :
- Courir ou faire un exercice physique intense
- Pratiquer un sport de contact
- Soulever des objets lourds ou faire un effort physique exigeant
- Travailler ou étudier en maintenant sa concentration sur une longue durée
- Lire
- Utiliser un ordinateur ou un téléphone, regarder la télévision ou jouer à des jeux vidéo
- Rester dans un environnement bruyant ou agité
Le rétablissement exige une coordination entre les professionnelles et professionnels de la santé, la famille, les proches, les employeurs, le corps enseignant et le personnel de l’université.
Le processus n’est pas toujours linéaire. Si les symptômes réapparaissent ou s’aggravent, il faut diminuer les activités à un niveau supportable et les reprendre ensuite progressivement.
Reprise de l’activité sportive
La personne victime d’une commotion cérébrale doit obtenir un avis médical avant de reprendre toute activité sportive ou physique.
Si les symptômes réapparaissent, elle doit cesser l’activité, revenir à un niveau d’activité qui ne provoque pas de symptômes et consulter un médecin.
Responsabilité personnelle
Il incombe à chacune et chacun de faire des choix éclairés concernant sa santé et sa participation aux activités sportives.
Le personnel des activités intra-muros est formé pour reconnaître les signes et les symptômes d’une commotion cérébrale et offrir des recommandations conformes aux pratiques exemplaires. Notre personnel ne peut poser un diagnostic ni administrer un traitement autre que les premiers soins.
Toute personne chez qui on soupçonne une commotion cérébrale doit consulter un médecin et suivre ses recommandations avant de reprendre une activité physique.