Certaines évoquent la culture et l’histoire, tandis que d’autres célèbrent la créativité étudiante ou encore insufflent au lieu une énergie particulière.
Toutes contribuent à forger une identité visuelle forte pour notre campus et à en faire un endroit unique et vivant.
Nous vous proposons ici un guide portant sur quelques nouvelles acquisitions et sur les histoires derrière d’autres œuvres qui ont peut-être toujours piqué votre curiosité (ou qui n’ont peut-être jamais attiré votre attention).
L’exposition étudiante au pavillon Simard
Parmi les nouveautés les plus récentes figure un écran numérique sur lequel sont diffusées des œuvres d’étudiantes et étudiants en arts visuels ayant participé à SimArts 2025. Installé à proximité du pavillon Simard, l’écran fait partie du parcours du Quartier des arts, une initiative qui anime les alentours.
Sur l’écran défilent les peintures primées réalisées par l’étudiante de quatrième année Sarah Kuchciak (Coup de cœur de la rectrice), l’étudiant de quatrième année Winner Tshibangu (Coup de cœur du doyen) et l’étudiante de troisième année Delaney Dye (Choix du jury), ainsi que d’autres œuvres présentées dans le cadre de l’exposition étudiante 2025-2026.
Toutes les œuvres réalisées dans le cadre de SimArts 2025 sont aussi exposées dans le couloir principal du premier étage du pavillon Simard, près du décanat de la Faculté des arts, ainsi que dans le Centre de ressources Julien-Couture au pavillon Hamelin.
La murale du pavillon Simard
L’imposante murale peinte sur la façade sud du pavillon Simard est une composition représentant des visages abstraits regardant à gauche et à droite, une outarde et des paysages naturels. L’œuvre domine Kichi Mìkàns (la Grande Allée) ainsi que le stationnement du 90U.
Commandée par le Service aux immeubles de l’Université d’Ottawa, la fresque a été peinte au pistolet à l’été et à l’automne 2024 par Fathima Mohiuddin, une artiste primée d’origine indienne aussi connue sous le nom de @fatspatrol. La jeune femme, qui a grandi à Dubaï, partage désormais sa vie entre Toronto et Dubaï.
L’art autochtone le long de Kichi Mìkàns
Le long de Kichi Mìkàns, 14 jardinières en béton sont ornées de dessins autochtones colorés.
Imaginés par l’artiste tatoueuse wendate Terry Dactel, les dessins représentent des animaux typiques de la région d’Ottawa accompagnés de plantes ou de symboles connexes. Par exemple, l’aigle – un animal sacré – est associé au tabac qu’on lui offre souvent en remerciement; le cerf, lui, est représenté avec l’if, son arbuste préféré.
Les œuvres s’inscrivent dans le 3e cerceau du Plan d’action autochtone adopté par l’Université, qui vise à rehausser par un apport esthétique la visibilité de la présence autochtone sur le campus.
Le bronze érigé dans la cour de la Faculté des arts
La sculpture Transformation se trouve entre les pavillons Hamelin et Simard, nichée dans l’oasis de verdure de la cour de la Faculté des arts. Ce bronze de cheval, réalisé en 1982 et 1983 par Bruce Garner, a été prêté à l’Université par la Commission de la capitale nationale. Pendant plusieurs décennies, il était entouré d’une banale étendue de gazon. En juillet 2025, toutefois, des membres du corps professoral et du personnel du Département de géographie ont créé tout autour un jardin pollinisateur avec l’aide de membres de leur famille. L’objectif était de rendre hommage à deux estimés collègues, Eric Crighton et Kenza Benali, décédés en 2024.
La mystérieuse sculpture à proximité du 90U
Vous vous êtes toujours posé des questions sur la sculpture installée à proximité du 90U? Rien de plus normal : avec sa forme insolite, presque animale, on peut facilement passer devant sans vraiment savoir ce qu’elle représente.
Pendant les Jeux de la francophonie de 2001, des athlètes ont logé dans le 90U. La sculpture métallique Abaat, créée en 2001 par l’artiste malgache Jery Razafindranaivo, rend hommage à l’ensemble des bénévoles qui ont contribué au bon déroulement des Jeux.
Les Yeux sur le Complexe STEM
Quand vous marchez le long du canal, un regard vous suit depuis la façade du Complexe STEM.
L’œuvre Les Yeux, peinte en 1973 sur l’ancien pavillon MacDonald (1966-2016) par l’artiste et professeur canadien James Boyd, a été réimaginée en 2018 dans le cadre de l’aménagement du nouveau Complexe STEM.
Selon l’orientation du soleil et l’angle depuis lequel on regarde l’œuvre, on peut y voir une composition abstraite ou un regard bien défini. On a alors l’impression que le bâtiment lui-même nous épie.
Elle danse avec la terre, l’eau et le ciel
Dévoilée en 2019, la sculpture Elle danse avec la terre, l’eau et le ciel, de l’artiste mohawk et oneida David General, trône sur la pelouse du pavillon Tabaret. Elle représente une silhouette féminine abstraite enveloppée dans un châle et reflète les liens étroits qui unissent les femmes, la terre, l’eau et le ciel. Elle symbolise aussi la relation entre l’Université d’Ottawa et les peuples Omamìwìnini Anishinàbeg, dont le territoire non cédé abrite aujourd’hui le campus.
La main est un esprit est un cœur
Visible sur la façade sud du Centre universitaire, cette fresque unique représentant des mains superposées joue habilement avec la profondeur. Il suffit de pencher légèrement la tête vers la gauche pour voir apparaître l’image d’un cerveau. L’Université a fait l’acquisition de cette œuvre de Laura Taler intitulée La main est un esprit est un cœur après qu’une étudiante eut suggéré de faire une plus grande place à l’art sur le campus. L’artiste, qui est par ailleurs diplômée de l’Université d’Ottawa (MAV 2011), cherchait à dépeindre les rouages internes du cerveau d’une étudiante ou d’un étudiant de l’Université d’Ottawa.
La murale de la terrasse du pavillon Montpetit
En 2023, le réaménagement de la terrasse du pavillon Montpetit a offert une surface idéale pour accueillir Pond, une murale du talentueux artiste torontois Kellen Hatanaka qui ajoute couleur et effervescence à cet espace extérieur. La terrasse a été revampée à l’occasion de la réfection du toit et de l’aménagement d’un toit vert abritant des espèces appréciées des pollinisateurs.
Fenêtres anticollision
Plus qu’une simple œuvre d’art, la murale ornant la passerelle entre le pavillon Colonel By et l’EITI a été imaginée par Maria Gomez Umaña, une artiste basée à Ottawa, pour réduire le nombre de collisions d’oiseaux. En 2021, en collaboration avec Bird-Safe Campus à l’Université d’Ottawa et le Bureau du développement durable, Vanessa Hum et sept bénévoles ont peint des motifs sur la passerelle du Centre universitaire à l’aide de marqueurs à l’huile. Un an plus tard, encouragée par le succès du projet, Maria Gomez Umaña a réuni un groupe d’étudiantes et étudiants bénévoles pour recouvrir 18 panneaux de verre de motifs lumineux, alliant ainsi l’art à la protection de la faune.
Les murales du même genre que l’on trouve maintenant au pavillon Colonel By, à l’EITI, au Centre universitaire et au Complexe STEM ancrent l’art, la durabilité et la conservation dans des espaces fréquentés au quotidien.
L’art autochtone contemporain dans la rotonde
Quatre œuvres d’art autochtone contemporain ont été installées dans la rotonde du pavillon Tabaret, un espace central situé au cœur du bâtiment administratif de l’Université. Les œuvres, obtenues grâce à une collaboration avec la Banque d’art du Conseil des arts du Canada, ont été réalisées par les artistes Jessica Winters, Dominic Lafontaine, Frank Shebageget et Nadia Myre. Elles invitent le personnel, la population étudiante et les visiteuses et visiteurs à se familiariser avec les histoires et les identités autochtones et à prendre part aux échanges sur la vérité et la réconciliation.
Les arts de la promenade au pavillon Tabaret
Les peintures qui ornent l’aire d’attente d’InfoService au pavillon Tabaret ont été réalisées à l’occasion de l’édition 2012 d’un concours intitulé Les arts de la promenade, dont le thème était « Dance your shoes off! ». Elles témoignent de la créativité d’étudiantes et étudiants qui fréquentaient notre Université il y a plus d’une décennie.
L’œuvre gagnante, réalisée par Zineb Adref et Hawraa Bachir, dépeint une danseuse de ballet urbain avec en toile de fond la silhouette de New York. À proximité, le tableau réalisé par Vincent Kember montre un groupe de danseuses et de danseurs en mouvement, représentés par d’audacieuses touches de couleurs vives. La toile d’Alejandra Velasquez représente sur un fond texturé une ballerine dont les chaussons ont été remplacés par des bottes noires.
Les murales de la francophonie au pavillon Morisset
En 2024, pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, l’Université d’Ottawa a dévoilé deux murales de l’artiste graffeuse franco-ontarienne Mique Michelle à l’intérieur du pavillon Morisset. On peut admirer la première, French Kiss, près du Carrefour du jeu situé au premier étage de la bibliothèque Morisset. La seconde, Faire fleurir la francophonie, se trouve au niveau 0, en face des Archives et collections spéciales et du Centre de recherche sur les francophonies canadiennes.
Créées à la suite de consultations avec des francophones et des francophiles de notre communauté, les deux fresques célèbrent la diversité et l’identité changeante de la francophonie sur le campus.
Les enseignements de l’eau au pavillon Fauteux
Une imposante murale créée par les artistes autochtones Christi Belcourt et Isaac Murdoch, du collectif Onaman, est exposée au troisième étage du pavillon Fauteux, qui abrite la Faculté de droit. Elle représente les enseignements et les principes juridiques du peuple anichinabé se rapportant à nibi (l’eau).
L’œuvre, qui représente deux êtres spirituels veillant sur l’eau, reflète les traditions juridiques autochtones, ancrées dans les relations, les responsabilités et le bien-être collectif. Installée dans l’un des espaces les plus animés du bâtiment, elle invite les étudiantes et étudiants à se familiariser avec la vision autochtone du droit ainsi qu’avec le rôle qu’ils sont eux aussi appelés à jouer dans la protection de l’eau.
Connectivi-T au Carrefour des apprentissages
Avec ses plus de 25 mètres de hauteur, Connectivi-T est l’une des œuvres les plus saisissantes du campus. Créée par l’artiste Hélène Rochette et installée en 2018, elle a été la première œuvre d’art produite sur le campus dans le cadre d’un concours public.
Suspendue au Carrefour des apprentissages, un espace dédié aux échanges et à la découverte, la structure se veut un reflet de ces mêmes valeurs. Pour Hélène Rochette, ce « trait d’union dynamique » symbolise le progrès intellectuel, les rencontres humaines et la mise en commun d’idées.