Cette distinction vient souligner l’excellence des travaux de recherche interdisciplinaires qu’elle mène auprès des communautés franco-ontariennes et des approches novatrices qu’elle met de l’avant pour bien outiller les enseignantes et enseignants de demain.
Titulaire de la Chaire de recherche sur l’épanouissement numérique des communautés franco-ontariennes, la professeure Cotnam-Kappel est à la tête de plusieurs collaborations de recherche en Ontario et à l’extérieur de la province également.
L’un de ses plus récents projets vise à renouveler la formation des personnes inscrites au programme de formation à l’enseignement offert en français à la Faculté.
La première phase – intitulée « Former autrement : innover en formation enseignante à l’ère du numérique en contexte francophone minoritaire » – s’est déroulée en 2025, dans un contexte marqué par une pénurie de personnel enseignant, un manque de ressources pédagogiques en français, la prédominance de l’anglais et une population étudiante en formation à l’enseignement composée en grande partie de personnes venant d’arriver au Canada.
Megan Cotnam-Kappel s’est entourée de candidates et candidats à la profession étudiant à l’Université d’Ottawa ainsi que d’enseignantes et enseignants de conseils scolaires de langue française de l’Ontario pour cocréer de nouvelles ressources pédagogiques. La relève a ainsi appris à concevoir des ressources ancrées dans la réalité linguistique et la culture des communautés où elle enseignera plutôt qu’à utiliser du matériel générique ou à adapter des ressources conçues pour les milieux anglophones.
L’expérience, qui a aussi permis aux candidates et candidats de mieux comprendre les besoins des communautés franco-ontariennes de la région, a produit des résultats qui ont servi à étayer une demande de subvention visant à poursuivre le projet et à en accroître les retombées.
Promouvoir l’équité numérique
« La professeure Megan Cotnam-Kappel travaille à mieux comprendre et à mettre en lumière les inégalités numériques et linguistiques qui touchent les communautés francophones en contexte minoritaire. Son enseignement transforme durablement la formation à l’enseignement, affirme Francis Bangou », doyen de la Faculté d’éducation.
« Fière Franco-Ontarienne, elle place la voix et le vécu des jeunes et du personnel enseignant au cœur de ses recherches. »
« Ce prix vient mettre en valeur des travaux qui ont toujours été profondément collaboratifs. Je l’accepte avec une immense gratitude. »
Professeure Megan Cotnam-Kappel, Ph.D.
— Chaire de recherche sur l’épanouissement numérique des communautés franco-ontariennes
Renforcer la collaboration avec les communautés
La professeure Cotnam-Kappel veut jeter des ponts entre la recherche universitaire et le quotidien des enseignantes et enseignants, et des élèves en contexte linguistique minoritaire :
« Les meilleures idées émergent quand les universités, les écoles et les communautés apprennent, réfléchissent et innovent ensemble.
« Dans mes cours, les étudiantes et étudiants travaillent aux côtés de membres du personnel enseignant et de partenaires scolaires à la cocréation de ressources éducatives. Ensemble, ils explorent des usages créatifs, critiques et éthiques des technologies.
« Je voudrais qu’on retienne de ce prix que les innovations les plus porteuses sont celles qu’on imagine avec les communautés et qu’on concrétise en classe.
« Ce prix vient mettre en valeur des travaux qui ont toujours été profondément collaboratifs. Je l’accepte avec une immense gratitude au nom de mes étudiantes et étudiants, de mes collègues et des partenaires exceptionnels que nous avons au sein d’écoles et de communautés de langue française. »
À propos de Megan Cotnam-Kappel
Megan Cotnam-Kappel est professeure agrégée à la Faculté d’éducation et titulaire de la Chaire de recherche sur l’épanouissement numérique des communautés franco-ontariennes du Collège des chaires de recherche sur le monde francophone de l’Université. Ses travaux portent sur la citoyenneté éthique à l’ère du numérique, l’équité numérique, les littératies numériques, l’éducation ouverte ainsi que les méthodologies participatives et numériques en contexte linguistique minoritaire.