À mesure que l’IA s’intègre profondément dans les infrastructures critiques, les télécommunications, les soins de santé et la sécurité nationale, la cybersécurité et la protection de la vie privée deviennent des enjeux de recherche de plus en plus complexes et urgents. À la Faculté de génie, un solide regroupement d’expertises aborde ces défis dans toute leur ampleur — des fondements théoriques jusqu’au déploiement opérationnel.
Au cœur de ces travaux se trouve le uOttawa–IBM Cyber Range, une installation dédiée à la simulation de scénarios réels de cyberattaques, permettant aux chercheurs, aux étudiants et aux partenaires industriels de s’entraîner et de tester des défenses dans des conditions réalistes. Les recherches menées au Cyber Range appliquent l’IA, les grands modèles de langage et les agents autonomes à des problèmes tels que la détection d’hameçonnage, l’analyse de logiciels malveillants, la détection de vulnérabilités, la détection d’intrusions et l’analyse d’anomalies dans les journaux — avec pour objectif central de neutraliser la cybercriminalité avant qu’elle ne cause des dommages.
Des travaux complémentaires s’attaquent au défi de concevoir des outils de sécurité robustes basés sur l’IA lorsque les données étiquetées sont rares ou déséquilibrées, en utilisant des modèles génératifs, l’apprentissage semi-supervisé et la détection d’anomalies pour rendre l’identification des menaces plus précise et plus évolutive.
Du côté de l’Internet des objets (IoT) et des systèmes embarqués, des recherches actives portent sur l’analyse de logiciels malveillants, l’empreinte de code, l’évaluation des vulnérabilités et la génération de renseignements sur les menaces, en appliquant l’IA pour sécuriser les dispositifs interconnectés qui soutiennent les infrastructures modernes.
Un domaine d’intérêt croissant concerne la sécurité des systèmes d’IA eux‑mêmes. À mesure que les modèles d’apprentissage automatique sont déployés dans des contextes à enjeux élevés, les recherches examinent des menaces telles que l’empoisonnement des données, les attaques adversariales et la manipulation de modèles — afin de garantir que l’IA demeure digne de confiance même face à des attaques délibérées.
Enfin, des travaux théoriques sur les fondements cryptographiques — notamment la cryptographie post‑quantique, la pseudo‑aléa et les technologies de protection de la vie privée — fournissent les bases rigoureuses dont dépendent les systèmes activés par l’IA.
Chercheuses et chercheurs
Adams, Carlisle
Bissessar, David
Briand, Lionel
Chen, Nan
Hamou-Lhadj, Abdel
Jourdan, Guy-Vincent
Kantarci, Burak
Lu, Yiwei
Shirani, Paria