En compagnie d’une vingtaine de personnes autochtones et allochtones, la professeure Robert a parcouru les quelques 170 km entre Ottawa et Montréal, du 21 au 30 septembre.
« Le droit autochtone, c’est quelque chose qui se vit : c’est lié au territoire et à la terre », a souligné Florence Robert au départ de l’expédition, sur la colline du Parlement. « Suivre la rivière des Outaouais, d’Ottawa jusqu’au fleuve Saint-Laurent, ça va me permettre de développer une connexion plus intime avec le territoire et d’en apprendre plus sur la route des ancêtres des peuples Anishinabeg et Kanien’kehá:ka. »
Mamu Nikantetau signifie « Avançons ensemble » en innu-aimun. À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, l’expédition vise à encourager les rencontres humaines, le dialogue et le partage du territoire, précise Puamun Meshkenu, l’organisme qui porte l’événement, dans un communiqué. L’expédition complète partait de Kitigan Zibi et totalisait 350 km.
« La réconciliation ne peut pas seulement être une idée dont on parle ou une responsabilité que l’on confie aux institutions. Elle doit se vivre », explique le Dr Stanley Vollant, président et fondateur de Puamun Meshkenu. « Quand des autochtones et des non autochtones marchent ensemble, qu’ils prennent le temps de s’écouter et d’apprendre à se connaître, c’est là que les vraies relations se créent. C’est par ces rencontres que nous pouvons bâtir des ponts et avancer ensemble. »