La Section de droit civil accueille l’OMS pour un dialogue sur les peuples autochtones, la biodiversité et la santé

Les participants au dialogue de l'OMS
La Section de droit civil a eu l’honneur d’accueillir, les 1er et 2 octobre derniers, une rencontre internationale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) consacrée aux peuples autochtones, aux savoirs, à la biodiversité et à la santé.

Autour de la table, 25 leaders autochtones de différentes générations se sont réuni·es, dont des aîné·es et des personnes détentrices de savoirs.

« Ce dialogue marque une étape clé vers un cadre mondial de collaboration entre les peuples autochtones et les institutions de santé et de biodiversité, explique Mariam Wallet Aboubakrine, professeure auxiliaire à la Section impliquée dans l’organisation de l’événement. «Il souligne l’urgence d’intégrer les connaissances autochtones dans les politiques publiques sur la biodiversité et la santé, dans un esprit d'autodétermination, de réciprocité et de respect. »

Ce nouveau cadre de l’OMS sera développé de manière collaborative avec les peuples autochtones, dans un esprit de réciprocité et d’autodétermination. Il favorisera le partage des savoirs et des pratiques, en mettant l’accent sur la gestion durable et la protection de la biodiversité, ainsi que sur leurs liens intrinsèques avec la santé et le bien-être.

Malgré leur valeur démontrée, les savoirs ancestraux autochtones restent rarement intégrés aux cadres nationaux et internationaux, y compris en matière de santé, de biodiversité et de santé planétaire. Cette rencontre visait précisément à combler cet écart, en offrant un espace de travail où les visions du monde autochtones guident la définition des priorités et des méthodes.

Intégrer les visions des peuples autochtones

Les échanges, menés en séances plénières et en ateliers en petits groupes, ont porté sur des enjeux concrets : consentement libre, préalable et éclairé, protocoles culturels, reconnaissance et protection des connaissances, mécanismes opérationnels pour mieux intégrer les visions du monde autochtones aux politiques publiques et pratiques de santé, etc.

La cérémonie d’ouverture a été prononcée par Claudette Commanda, chancelière de l’Université d’Ottawa et Algonquine anichinabée de la Première Nation Kitigan Zibi Anichinabeg. Marie-Eve Sylvestre, rectrice de l’Université d’Ottawa, a également échangé avec les participants et les participantes.

La rencontre coïncidait avec le 10e anniversaire du Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, un contexte propice pour tirer des leçons, honorer le leadership autochtone et soutenir la co-conception d’un cadre d’échange de connaissances ancré dans les savoirs ancestraux et centré sur les perspectives autochtones.

« Cette rencontre représente une occasion précieuse de dialogue entre l’OMS et notre faculté de droit, en soutien aux responsabilités que nos institutions assument envers les peuples autochtones, ainsi qu’à l’égard des terres et des eaux dont ils prennent soin depuis des millénaires », affirme la doyenne par intérim de la Section de droit civil, Sophie Thériault. « Nous sommes honorés de participer à ces échanges essentiels, et nous abordons la suite des travaux avec enthousiasme. »

Organisée par l’OMS en collaboration avec le Centre de documentation, de recherche et d’information des peuples autochtones (DOCIP) et le projet Ărramăt, cette rencontre souligne l’engagement de la Section de droit civil envers la réconciliation et la valorisation des savoirs autochtones. La Section est fière d’offrir un lieu de convergence où la recherche, le droit et les savoirs autochtones se rencontrent pour co-construire des politiques publiques plus inclusives, justes et durables.