Nous vous encourageons, vous et vos colocataires, à prévoir une rencontre toutes les deux semaines pour discuter de la façon dont se passe la vie dans votre espace commun. Même lorsqu’il n’y a pas de problème particulier, ces rencontres permettent de garder le contact et de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde. Des conversations régulières en personne permettent de régler les difficultés avant qu’elles ne prennent de l’ampleur. Évitez autant que possible de communiquer au moyen de textos, de messages en ligne ou de notes écrites.
Parlez-en
- Comment se passent les études et la vie personnelle de chacun?
- Y a-t-il des changements concernant les prénoms ou les pronoms?
- Qu’est-ce qui se passe bien dans notre unité?
- Y a-t-il des sources de stress dont nous devrions discuter?
- À quelle fréquence souhaitons-nous revoir notre entente de colocation? Au minimum : septembre, janvier et mai (pour les résidences de 12 mois). Quelles dates et quelles heures nous conviennent?
- Préférons-nous communiquer en personne, par courriel ou dans une conversation de groupe?
- Quelles sont nos méthodes privilégiées pour résoudre les conflits?
- Si un problème ou un conflit survient, comment préférons-nous qu’il soit abordé?
Quatre conseils « JEDI » pour résoudre les conflits avec respect
Voici quelques conseils inspirés de l’approche de l’Université en matière de justice, d’équité, de diversité et d’inclusion (JEDI) afin d’aborder les différences avec empathie, responsabilisation et dans un esprit d’inclusion.
- Faire la différence entre les croyances et les comportements : Concentrez-vous sur la façon de soutenir les pratiques d’une autre personne dans les espaces communs, même si ses croyances diffèrent des vôtres. Par exemple : « Je ne partage pas cette pratique, mais je veux m’assurer que tu disposes d’un espace pour prier. Veux-tu qu’on discute de ce que cela pourrait représenter dans notre unité? »
- Mettre l’accent sur les répercussions plutôt que sur l’intention — surtout lorsqu’une personne se sent blessée : Lorsqu’une personne exprime son inconfort, ce n’est pas un jugement, mais une invitation à réfléchir. L’approche JEDI nous encourage à aller au-delà de nos intentions et à reconnaître les répercussions de nos paroles et de nos gestes. Faites preuve de curiosité plutôt que d’être sur la défensive. Posez des questions pour comprendre, et non pour contester. Par exemple : « Je ne me rendais pas compte que cela pouvait te blesser. J’aimerais mieux comprendre les répercussions de ce que j’ai dit ou fait. »
- Privilégier le compromis plutôt que de vouloir gagner : Demandez-vous : « À quoi ressemblerait un compromis respectueux pour nous deux? » L’objectif n’est pas de gagner la discussion, mais de trouver une solution qui permette à tout le monde de se sentir écouté, respecté et inclus.
- Ne jamais oublier que les droits vont de pair avec les responsabilités : Chaque personne dans l’unité a le droit d’être respectée et incluse, mais aussi la responsabilité de contribuer à un milieu accueillant. Créer un espace où tout le monde se sent bien demande un effort collectif, même lorsque les croyances ou les habitudes diffèrent.
Processus officiel de résolution des conflits en résidence
Suivez ce processus si vos démarches informelles n’ont pas permis de résoudre la situation.
Commencez par consulter les modalités de votre entente de colocation.
Si cela ne fonctionne pas ou si vous éprouvez des difficultés à remplir votre entente de colocation, communiquez avec votre CC (conseillère ou conseiller communautaire), SC (soutien communautaire) ou coordonnatrice ou coordonnateur responsable de la Vie en résidence. Ces personnes sont là pour vous écouter, vous conseiller, vous aider à compléter votre entente de colocation et offrir un service de médiation.
S’il n’y a pas de personnel résident dans votre immeuble (p. ex., 45 Mann pour l’année universitaire 2025-2026), remplissez le formulaire de signalement d’incident, de préoccupation ou de demande de soutien. La coordonnatrice ou le coordonnateur responsable de la Vie en résidence ou un membre de l’équipe de gestion de la conduite en résidence communiquera avec vous.
Déroulement de la médiation
La médiation est une activité entre pairs guidée par le personnel de Vie en résidence. Avant toute séance de médiation, chaque personne a l’occasion de s’exprimer lors de rencontres individuelles. La médiation permet aux colocataires d’exprimer leur point de vue, d’écouter celui des autres et de réfléchir ensemble à une solution pratique et respectueuse.
Principes de la médiation
- Chaque colocataire doit participer à la séance.
- La ou le colocataire qui souhaite se préparer à la séance de médiation ou à une conversation avec d’autres colocataires peut le faire en discutant avec son SC, sa ou son CC, ou avec une personne de confiance qui n’est pas impliquée (une tierce personne). Pendant la séance, toutefois, chaque personne parle en son propre nom.
- Pour des raisons de confidentialité, l’équipe Vie en résidence n’a pas le droit d’aborder en détail votre situation avec quiconque à moins que vous ne lui en donniez la permission. Si vous souhaitez que l’équipe discute avec une personne en particulier ou qu’elle lui communique de l’information pour vous aider, remplissez le Formulaire d’autorisation pour la divulgation de renseignements à une tierce personne.
- Les colocataires doivent respecter les conditions énoncées dans leur entente pendant au moins deux semaines.
- Si l’essai n’est pas concluant après deux semaines, les colocataires peuvent communiquer de nouveau avec leur CC, SC ou CRV.
Guide pour les tierces personnes en contexte de médiation
À faire
- Aidez les colocataires à réfléchir avant la séance de médiation (ce que la personne aimerait exprimer, ses attentes, etc.).
- Encouragez les colocataires à privilégier une conversation ouverte et constructive pour trouver une entente.
- Aidez les colocataires à accepter le dénouement et à maintenir des limites après la séance.
À éviter
- Ne participez pas à la séance de médiation, à moins qu’elle ne vous concerne directement (p. ex., si vous faites partie des colocataires).
- Ne parlez pas au nom d’une autre personne et n’intervenez pas dans le processus.
- Ne faites pas l’intermédiaire entre les colocataires.
- Ne formulez pas d’hypothèses et ne prenez pas de décisions à partir d’un seul témoignage.
Si un parent ou une autre tierce personne s’adresse à une des parties concernées ou exerce directement une pression sur elle, le déséquilibre d’influence nuit à la relation de confiance.
Remarque : Les changements de chambre sont accordés selon la disponibilité et le niveau de gravité du problème, à la seule discrétion du personnel de Vie en résidence. Des frais d’administration seront exigés. Consultez la section sur le changement de chambre du site Web du Logement ou la section « Assignation et changement de chambre » du contrat de résidence pour en savoir plus.